author Publié par incwo2 Tue, 02 Oct 2007 07:51:00 GMT

Jérôme Lesage est fondateur de Place de la formation, première société de courtage en formation professionnelle. Découvrez les raisons qui l'ont conduit à créer sa société et ses conseils pour entreprendre.

1/ Vous êtes fondateur de Place de la Formation, comment l'envie de créer votre entreprise est-elle apparue ? Pourquoi vous êtes-vous orienté sur une société de courtage en formations ? Comment l'idée vous est-elle venue ?

J'ai toujours voulu entreprendre, par culture, tout d'abord (je suis issu d'une famille d'entrepreneurs) mais aussi et surtout pour la liberté d'action, l'autonomie, la créativité et la responsabilité qui sont des valeurs ancrées en moi et que je n'ai cessé de développer au cours de mes diverses expériences professionnelles.

Je recherchais un marché de taille importante, avec des volumes de transaction importants et sur lequel ma société pourrait se positionner, en intermédiaire, et en apportant un service novateur : le marché de la Formation Professionnelle représente 24 milliards d'euros de dépenses annuelles et compte plus de 45 000 structures offrant des formations !

L'idée de "Courtier en formation professionnelle" est apparue naturellement : comment, pour un acheteur de formation, optimiser ses choix aux plans qualitatif et budgétaire au vu de cette offre pléthorique ? Comment lui permettre d'optimiser son temps et l'aider à rechercher et sélectionner l'offre optimale en fonction de ses attentes spécifiques parmi cette offre foisonnante ? Comment, par ailleurs, permettre aux structures de formation de diffuser plus largement leurs offres et, par là, d'obtenir de nouveaux débouchés ? J'ai imaginé (et vérifié depuis !) qu'il était possible d'optimiser les pratiques, de faire entrer l'achat et la vente de formations dans une ère nouvelle, tout en apportant de réels bénéfices, tant aux demandeurs qu'aux offreurs de formations : c'est la vocation de PLACE DE LA FORMATION.

2/ Plus d'un an après le lancement de votre société, dans quel état d'esprit êtes vous ? Quels sont vos difficultés et vos doutes ? Et par ailleurs, quelles sont vos sources de satisfaction ?

Ma première satisfaction est d'avoir pu valider, concrètement, le concept novateur de Place de la Formation et d'avoir créé un nouveau métier, attendu de tous sur le vaste marché de la formation professionnelle. Ce premier succès n'aurait pu voir le jour sans l'adhésion d'une équipe pluridisciplinaire de grande qualité, qui m'a accordé sa confiance, et à qui je rends hommage pour son implication, sa créativité et la solidité des liens humains et professionnels qui nous unissent.

Quant aux doutes ? Je ne leur laisse pas place (sauf s'ils sont constructifs) en tous cas pas à ce stade de développement. Les difficultés ? Celles liées à l'entreprise dans son ensemble : être toujours "au top"... sur tout !

3/ Comment avoir réuni autant de professionnels de la formation autour de vous ? Quelles qualités faut-il à un entrepreneur pour fédérer des partenaires et manager une telle relation sur le long terme ? Quelles sont selon vous les autres qualités que doit posséder un entrepreneur ?

Place de la Formation a été bâtie sur un puissant système d'informations, développé en interne pour répondre spécifiquement à nos attentes. Ce système nous permet de gérer nos activités de manière ultra rapide, sans pertes de productivité, et en capitalisant toutes nos actions. L'intérêt du concept, nos actions de communication, la fidélisation de nos clients ainsi que le bouche à oreille entre structures de formation (un marché sur lequel le "réseau" est omniprésent) nous ont permis de bénéficier d'un décollage rapide. Nous disposons, après un an d'activité, de la plus importante offre de formation qualifiée du marché (16 700 modules de formation sur plus de 2 000 métiers, au mois de septembre 2007).

Nos partenariats sont basés sur un véritable "win-win" : nous apportons un outils complet et clé en main, soit en marque blanche, soit directement sous notre nom et nous disposons d'une visibilité accrue en retour ; un cercle vertueux que nous alimentons constamment par de nouvelles innovations.

Un entrepreneur doit avant tout croire en ses idées et "garder le cap" en imposant son leadership mais surtout en mobilisant ses équipes autour de l'objectif à atteindre. L'organisation et la capacité à agir sont des atouts essentiels. Enfin, je crois beaucoup en l'équipe, sa nécessaire complémentarité, le partage des expériences, la responsabilisation des personnes (qui n'exclue pas le contrôle), l'écoute et la disponibilité du manager.

4/ Quels sont les principaux besoins de formation exprimés par les créateurs d'entreprises et les TPE ?

Notre Baromètre de la Formation Professionnelle (qui est réalisé sur l'ensemble des entreprises nationales, tous secteurs confondus) montre que cinq thèmes de formation représentent 60% des besoins des entreprises : l'anglais (18%) le management des hommes (13%) la bureautique (12%) l'informatique (9%) les techniques de vente (8%). On peut par ailleurs constater une progression importante des formations liées à l'employabilité des salariés (telles que le développement personnel, la gestion du stress, etc...) cette tendance étant amenée, d'après nos études, à se renforcer... Droit Individuel à la Formation (DIF) oblige !

5/ Quels conseils donneriez-vous à un créateur qui souhaite lancer son activité ?

Qu'il se lance ! Qu'il fasse confiance à son feeling et qu'il mesure bien les moyens nécessaires à l'atteinte des résultats escomptés. Surtout qu'il les mette en oeuvre, avec le bon tempo et avec exigence et rigueur. On pourrait reprendre le vieil adage "qui ne tente rien..." sachant (et c'est rassurant) que le retour à la situation de départ est toujours possible... Un point important, encore une fois, savoir s'entourer des bonnes personnes.

Place de la formation s'associe à entreprise-facile.com pour vous permettre d'accéder très prochainement à des formations adaptées aux créateurs et entrepreneurs, directement sur votre Bureau Virtuel.


author Publié par incwo2 Mon, 24 Sep 2007 08:27:00 GMT

Nicolas Chaunu est le fondateur d'Emob, plate-forme de formations vidéos en ligne pour aider à la maîtrise des logiciels. Partenaire d'entreprise-facile.com, il nous a accordé une interview pour nous faire partager son expérience de créateur d'entreprise et de jeune dirigeant.

1/ Comment vous est venue l'envie d'entreprendre ? Comment l'idée de développer Emob s'est elle concrétisée ?

J’ai très tôt eu l’envie d’entreprendre, et le souhait est devenu réalité quand j’ai découvert un concept au USA : celui du screencasting. Apprendre un logiciel par la vidéo était une idée géniale qui n’existait pas encore en France, alors j’ai décidé de combler ce manque.

2/ Quelles difficultés avez-vous rencontré pour développer votre projet ? Quels moyens avez vous dû mettre en oeuvre pour les résoudre ? Et à présent, quelles sont vos préoccupations quotidiennes ?

Il n’y a pas vraiment eu de difficultés à proprement parler, mais beaucoup d’interrogations au début : par quoi commencer, quel statut choisir, quelle équipe, comment écrire un premier business plan, comment bien s’entourer. Autant de questions (et bien plus encore) auxquelles il a fallut répondre. Pour cela, j’ai approché des incubateurs (Belle de Mai et Paca Est) des initiatives locales (ATIRE, Facile), TVT, la chambre de commerce, bref toutes les personnes et réseaux qui pourraient m’apporter cette expertise. Aujourd’hui, ce qui me préoccupe surtout c’est de se développer sereinement, et garder l’esprit du début.

3/ Vous avez développé votre projet avec des associés : en quoi cette association a été une richesse pour le développement d'Emob ? On nous pose souvent la question "faut-il s'associer pour créer ?" : quels conseils et recommandations donneriez vous à un créateur qui souhaite s'associer ?

Ce point a été crucial. Tout d’abord parce que partir seul n’est jamais très bon, et être trop nombreux multiplie le risque de tension ou d’accrochage sur la prise de décisions stratégiques. C’est pour cela qu’il faut bien choisir ses associés. Personnellement, je me suis tourné vers des personnes que je connaissais bien et qui présentaient l’avantage d’être complémentaires à bien des niveaux.

4/ Comment les formations vidéo peuvent accompagner les créateurs d'entreprise dans le développement de leur projet ?

Je commence à bien connaître la journée d’un entrepreneur, puisque je la vis au quotidien. Le chef d’entreprise et partout, son emploi du temps est rempli tout en étant flexible. C’est une personnes en mouvement permanent. Dans ce sens nos vidéos donnent l’avantage d’être visibles 24h sur 24 et 7j sur 7. C’est le chef d’entreprise qui décide du moment où il veut s’auto former, et maîtrise totalement son budget.

De plus ces vidéos sont vraiment pratiques dans la vie du chef d’entreprise. Ne nombreuses astuces sont données pour gagner en efficacité sous des logiciels comme Outlook, Word ou Excel, et on sait à quel point de facteur temps est précieux !

5 / Quels conseils donneriez-vous à un porteur de projet qui souhaite lancer son activité ?

De foncer, s'il est réellement passionné, et de ne pas être seul : tant dans sa propre entreprise qu’à l’extérieur.

Vous pourrez accéder très prochainement à l'ensemble des formations vidéos et bien plus, directement sur votre Bureau Virtuel.


author Publié par incwo2 Wed, 12 Sep 2007 11:48:52 GMT

Ce mois-ci, entreprise-facile lance un nouveau service, 100% gratuit, dédié aux porteurs de projets, créateurs et entrepreneurs : la communauté des entrepreneurs.

La communauté des entrepreneurs est un espace d’échange d’idées, d’opinions, de bonnes pratiques, d’expériences, de savoir-faire, et de conseils sur des thématiques liées à l'activité, aux projets et aux préoccupations professionnelles des créateurs et dirigeants de TPE.

Pour ne plus se sentir isolé dans sa réflexion, quelque soit la phase d'avancement du projet ou au cours de la vie de l'entreprise, tout créateur ou entrepreneur peut faire appel aux membres de la communauté pour dissiper ses craintes, exprimer ses doutes ou consolider son point de vue, et obtenir des conseils utiles et avisés.

La communauté permet également de découvrir des profils d'entrepreneurs proches de chez vous, ayant les mêmes centres d'intérêt, ou dans le même secteur d'activité.

Nous espérons que cette initiative vous séduira et vous attendons sur la communauté des entrepreneurs. Venez partager vos anecdotes et réflexions. Ne restez plus sans réponses à vos questions. Posez toutes vos questions, des entrepreneurs vous répondent.


author Publié par incwo2 Mon, 10 Sep 2007 14:26:00 GMT

Fondatrice de Ugal.com, spécialisé dans la conception clé en main de sites Internet, Mathilde Bohrmann à l'entreprenariat dans le sang. Elle nous fait partager sa passion et son expérience, et dispense quelques conseils précieux !

1/ Comment êtes-vous devenue créatrice d'entreprise ? Comment l'envie de créer vous est-elle venue ? Comment vos expériences passées vous ont-elles servies ?

Depuis toujours j'ai un tempérament d'entrepreneuse. Mes expériences précédentes ont d'ailleurs toujours été des expériences de création d'activité ou de lancement de projet : création de filiale à l'étranger, lancement de sites e-commerce, mise en place de système d'information, conception, développement et lancement de produits high tech.... A titre d'exemple je citerais la création de la filiale de LaCie en Allemagne en 1993 ou encore le lancement du site surcouf.com en tant que directrice des opérations en 2001.

L'envie d'entreprendre à mon compte a toujours été présente mais il s'agissait avant tout de trouver la bonne idée, le bon concept. Je suis quelqu'un de très pragmatique. En attendant de trouver le bon projet à développer dans le cadre d’une création d’entreprise, j'ai donc enrichi mon expérience en développant les idées des autres. Cela m'a permis d'acquérir de bonnes connaissances des besoins et du fonctionnement des PME ( pas beaucoup de temps et des budgets serrés) et surtout de comprendre que seule une bonne organisation permettait de mettre en place un service client efficace, ce qui est à nos yeux la clé de la réussite. Chez UGAL la satisfaction du client est au centre de nos préoccupations. Sur le plan Marketing cela se traduit par une offre simple et accessible. Au niveau commercial, nous avons mis en place des outils nous permettant de répondre à toutes les demandes en moins de 4 heures.

2/ Quels ont été et sont les freins, les doutes, les anecdotes particulières, les joies qui ont accompagné le lancement de votre projet ?

Comme je vous l'expliquais, je suis quelqu'un de pragmatique. Une fois qu'on a trouvé le bon projet, si on évalue au préalable les risques, qu'on se donne des objectifs, cela minimise la casse. Bien entendu, il y a forcément des imprévus mais avec l'expérience j'ai appris à les gérer. On s'est tout de même bien pris la tête avec le nom de la société. Le choix d'un nom est crucial de toutes façons. Le fait d'être un service Web rend ce choix encore plus difficile: la disponibilité du .com est primordiale. On a eu beaucoup de mal à trouver un nom sympa qui correspondait à notre solution. On a finalement décidé de l'appeler UGAL car c'est un nom de domaine que mon associé avait acheté. L'anecdote c'est qu'il avait choisi d'acheter ce nom car c'est celui de son premier chien, un magnifique cocker. Pour la petite histoire on a même trouvé une explication officielle pour la signification de UGAL:"U Got A Lot"

3/ Comment est venue l'idée de créer UGAL ?

Jean Moniatte et moi travaillons sur le web depuis 10 ans: Jean en tant que développeur et moi en tant que gestionnaire de projet. On a créé notre premier site personnel en 1998 et il est toujours très actif. On s'intéresse bien sûr aux outils mais surtout à l'ergonomie des sites. Si l'offre de service en ligne se développe beaucoup avec le fameux Web 2.0, on n'a trouvé aucune solution simple permettant à des professionnels de créer mais aussi de mettre à jour un site internet. Les primo accédants se focalisent sur le look et se font développer des solutions très soignées graphiquement mais complètement figées. Les outils d'administration (back office), quand ils sont disponibles, sont faits par des ingénieurs qui ont beaucoup de mal à se mettre à la place d'un utilisateur lambda pour qui l'informatique n'est pas un métier, une culture, mais une sorte de machine à écrire améliorée. Pour nous, il y avait une vraie niche à développer : les TPE, commerçants, artisans, créateurs d'entreprises, sociétés de service, professions libérales ont aujourd'hui tous besoin d'un site internet mais n'ont ni un gros budget, ni beaucoup de temps à consacrer à l'élaboration de leur site. Aucune offre aujourd'hui n'est à la fois simple, évolutive et accessible en terme de prix. C'est comme ça que nous avons décidé de créer UGAL.

4/ Aujourd'hui, pourquoi est-ce important, même pour une TPE, d'être présente sur Internet et d'avoir son site Internet ?

Etre présent sur internet, c'est moins cher que d'être dans les pages jaunes et c'est au moins aussi efficace. Quelle que soit l'activité, avoir un site internet c'est même indispensable. D'abord c'est une vitrine: vis-à-vis de vos différents interlocuteurs (clients, fournisseurs, prospects, investisseurs, partenaires), c'est le moyen de montrer qui vous êtes, quel est votre savoir-faire. Un site internet permet aussi de répondre aux questions basiques telles que les coordonnées de l'entreprise, un plan d'accès, les horaires d'ouverture etc etc. Très vite, une fois que le site vitrine est en ligne, les entreprises se rendent compte qu'un site peut aussi permettre de fidéliser leurs clients (grâce à la newsletter par exemple ou aux fils RSS). Enfin, un site internet permet de créer de nouvelles opportunités de business et pourquoi pas de vendre en ligne. Quand une plate-forme est optimisée pour le référencement naturel comme UGAL, le simple fait d'alimenter son site régulièrement en parlant de son métier, permet à terme d'attirer une clientèle ciblée. Le fait de choisir une solution évolutive est donc un critère clé. Malheureusement, les entreprises se rendent rarement compte de cet aspect lorsqu'elles créent leur site. Elles focalisent sur un look et des fonctionnalités à un instant T, sans sous-peser l'importance de pouvoir faire évoluer sa solution sans surcoût.

5/ Quels conseils donneriez-vous à un créateur qui souhaite lancer son activité ?

Ne pas oublier de vendre. Certes le produit, sa qualité, son packaging sont aussi importants. Mais si vous ne réfléchissez pas en amont aux aspects commerciaux et notamment aux moyens à mettre en place pour faire connaître et vendre votre produit ou votre service c'est la source de toutes les déceptions. On peut avoir le meilleur produit du monde, si on ne se donne pas les moyens de le faire connaître et de le distribuer, il ne se vendra pas tout seul. Un site web et une campagne de référencement peuvent être un bon vecteur de ventes.

Retrouvez Mathilde Bohrmann sur son Blog : humour, coups de gueule et bons conseils garantis !

Vous souhaitez réaliser votre site Internet en toute simplicité ? entreprise-facile en partenariat avec Ugal, vous fait bénéficier d’une réduction de 50% sur votre premier mois d’abonnement. Pour cela, inscrivez sur le formulaire d’enregistrement le code affilié : UL0907. Rendez-vous sur le site d’Ugal pour découvrir les offres.


author Publié par incwo2 Mon, 03 Sep 2007 16:22:03 GMT

Salon Créer : salon de la création, du développement et de la reprise d’entreprise qui réunira pendant trois jours près de 150 exposants et entrepreneurs du 10 au 12 septembre 2007 à Lille Grand Palais. www.saloncreer.com

Convention e-commerce : Salon du e-commerce et e-marketing qui se déroulera du 11 au 13 septembre 2007 au Palais des Congrès de Paris. www.ecommerceparis.com

Quinzaine des entrepreneurs en réseau : 1ère édition du 17 au 22 Septembre 2007 dans toute la France vous pourrez communiquer et échanger avec d’autres entrepreneurs de votre région. Plus d'info

La nuit du e-commerce : une rencontre avec des experts pour connaître les nouvelles tendances du e-commerce et du e-marketing, le 25 septembre 2007 à culture Bière, rue des Champs Elysées Paris 8ème. www.business-expression.com

4E RSI Rhône-Alpes : une journée consacrée à l'univers des Solutions Internet et des Systèmes d'information. Mardi 25 septembre 2007 à la CCI Lyon www.rsi-rhonealpes.com

Entreprendre en Scic (Société coopérative d’intérêt collectif): tables rondes et exposés sur le ce thème, le 25 septembre 2007 à l'espace Mendes France de Poitiers. Renseignements et réservations auprès de l’Union régionale des Scop et Scic de Poitou-Charentes au 05 49 73 37 79 - E-mail : infopoitou@scop.coop www.scop-poitoucharentes.coop

La caravane des entrepreneurs sera le : 3 septembre à Macon, 4 septembre à Lyon, 5 septembre à Valence, 6 septembre à Chambéry, 7 septembre à Bourg en Bresse, 10 septembre à St Étienne, 11 septembre à Vichy, 12 septembre à Clermont-Ferrand, 13 septembre à Aurillac, 14 septembre à Limoges 17 septembre à Cahors, 18 septembre à Albi, 19 septembre à Castres, 20 septembre à Toulouse, 21 septembre à Agen, 22 septembre à Bordeaux, 24 septembre à Angoulême, 25 septembre à Poitiers, 26 septembre à Niort, 27 septembre à Rochefort, 28 septembre à Roche sur Yon. www.caravanedesentrepreneurs.com/


author Publié par axel Thu, 30 Aug 2007 14:20:49 GMT

Les lecteurs réguliers de ce blog auront remarqué qu’être bref n’est d’habitude pas un des talents de Dharmesh Shah. Alors, il a décidé de capturer une série de « tranches de vie » d’entrepreneurs. L’idée est de tirer une courte pensée ou une leçon stimulante de ses plus de 12 années d’expérience entreprenariale. Souhaitons ainsi que le ratio valeur/mot soit raisonnablement élevé. Toutes nos excuses si certains points semblent triviaux, mais c’était inévitable.

17 conseils stimulants pour les créateurs d’entreprises

1. Recherchez la transparence et la compréhension avec vos partenaires dès le début. Les problèmes ne font que s’aggraver avec le temps.

2. Les créateurs de sociétés travaillent jusque tard dans la nuit pour de bonnes raisons. Il y a plus de travail qu’il n’y a de personnes pour le faire. Si vous cherchez l’équilibre, cherchez-le ailleurs.

3. Les mauvais clients épuiseront votre passion. Les clients vraiment mauvais non seulement épuiseront votre passion mais également vos profits. Malheureusement, la plupart de vos mauvais clients dégénèreront en vraiment mauvais clients si vous n’en faites rien.

4. Si vous changez d’orientation souvent, souciez-vous en un peu. Si vous changez d’équipe souvent, souciez-vous en beaucoup.

5. On se sent seul quand on est en haut mais on se sent encore plus seul en bas. Dans les premières étapes de la vie de votre entreprise, personne ou presque n’acceptera de vous parler (à l’exception de quelques vendeurs désespérés).

6. En fait, votre produit devra fonctionner et faire quelque chose d’utile. Aucune stratégie ni aucun marketing ne pourra vous permettre d’échapper à cela.

7. A la fin de la journée, posez-vous la question : « Le produit est-il devenu meilleur pour les clients aujourd’hui ? » Si vous n’avez pas de bonne raison, continuez à travailler jusqu’à tant que vous en ayez une.

8. Jusqu’à tant que vous soyez profitable, le temps joue contre vous. Une fois que vous êtes profitable, le temps est de votre côté.

9. Apprenez à prendre des risques calculés. Le marché ne récompense que rarement les paris sûrs.

10. Pour améliorer la qualité de votre production, améliorez vos sources. Lisez, conversez, et contactez les bonnes personnes.

11. Forcez-vous à écrire, cela vous forcera à réfléchir.

12. Au moins une fois par an ou presque, votre startup mourra presque.

13. Le problème que vous résolvez doit être très laid. La solution que vous apportez doit être très belle.

14. Les jeunes sociétés ont une centaines de raisons pour ne pas approfondir leurs meilleurs idées. Il n’y a pas d’idée parfaite.

15. Si la douleur ne vous tue pas, elle fait simplement très mal.

16. Vous choisissez votre destinée, parce que vous choisissez votre équipe.

17. Restez vous-même. Faites ce que vous aimez. Rejoignez les gens que vous appréciez.

Nous espérons que vous les aurez appréciés. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

S’il y a un point qui a particulièrement attiré votre attention et que vous aimeriez en savoir plus, laissez-nous un commentaire. Derrière chacun d'entre eux se cache un article.

L’article qui précède est la traduction de l’article «17 Pithy Insights For Startup Founders» de Dharmesh Shah. La traduction et la publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Dharmesh Shah sur onstartups.com

Dharmesh Shah est diplômé dans un premier temps de l’université de l’Alabama en informatique, et d’un Master Spécialisé du MIT, en innovation et leadership. Passionné de programmation et d’entreprenariat, il a par ailleurs créé plusieurs sociétés, dont la dernière, Hubspot, permet de créer et d’optimiser un site internet et son marketing. Vous retrouverez ici une sélection d'articles de son site d’actualité de l’entreprenariat high-tech.


author Publié par incwo Wed, 29 Aug 2007 12:38:02 GMT

Alors que nous approchons de la barre des 2000 comptes ouverts, que nous atteignons un état très satisfaisant de la palette de services que nous proposons aux entrepreneurs, nous préparons deux changements importants : tout d'abord, les abonnements payants vont être activés, d'ici une dizaine de jours. Enfin, au delà des services payants que vous achetiez déjà au coup par coup, vous allez pouvoir exprimer votre joie d'utiliser le Bureau Virtuel en nous commandant un abonnement mensuel de 15 euros. Le second changement concerne la grille de tarifs et notamment le compte gratuit : nous allons réduire de 100 fiches à 25 fiches le niveau d'utilisation gratuit du Bureau. Nous mettrons cela en place demain... ou après demain ! Recommandez à vos proches d'ouvrir des comptes rapidement, car bien sur la règle n'est pas rétroactive : tout compte ouvert avant la date du changement aura droit à 100 fiches.


author Publié par axel Tue, 28 Aug 2007 13:27:58 GMT

Le marketing continue d’être un challenge difficile pour beaucoup de jeunes sociétés avec lesquelles je travaille. Je crois que le marketing est globalement devenu ces dernières années une tâche encore plus critique pour les jeunes entreprises. Il est beaucoup plus difficile aujourd’hui de se différencier en ayant construit un « meilleur » produit. Les barrières d’entrée sont faibles et il y a au moins une poignée d’autres startups qui font quelque chose de similaire à ce que vous faites (si vous ne le croyez pas, c’est que vous n’avez pas encore cherché assez). Ce qui sépare souvent une jeune entreprise-qui-réussit d’une jeune entreprise-qui-ne-réussit-pas-tant-que-ça, c’est leur marketing. Si vous trouvez une manière de gagner des clients plus efficace que celles de vos concurrents , il y a de grandes chances pour que vous gagniez. Il est certain qu'avoir un bon produit aide aussi (cela rend le marketing beaucoup plus facile), mais cela ne suffit plus. En supposant, bien sur, que cela n’ai jamais existé.

Les règles du marketing d’une start-up

1. La plupart des startups ont un problème de marketing : La plupart des startup que je connais n’ont pas de problème avec la technologie. Il est plus probable qu’elles soient capables de fabriquer un produit qu’elles ne soient capables de le marketer et de trouver des clients

2. Rechercher l’élévation : Les startups doivent être efficace lorsqu’il en est de la manière dont ils vont distribuer leur produit. Peu peuvent s’offrir les services d’une force de vente indépendante. Les jeunes sociétés devraient donc, à la place, rechercher les activités qui lui permettent de s’élever (i.e. celles où un petit investissement peut déboucher sur un succès disproportionné). La meilleure façon de trouver un levier est d’essayer beaucoup de petites choses créatives et de voir si ça marche.

3. Ne recherchez pas de clientèle : Celui-ci porte un peu à controverse. Je pense que dans le monde d’aujourd’hui, il revient très cher et il est difficile pour une jeune entreprise de se placer sur le marché en recherchant des gens ou des organisations qui seraient de formidables clients. Je crois qu’il est beaucoup plus efficaced’aider vos meilleurs clients à vous trouver. Celui-ci est très important alors je vais vous le répéter plus clairement :

Au lieu de dépenser de l’argent en essayant de courir après vos meilleurs clients, les jeunes sociétés devraient à la place se concentrer sur la meilleure façon d’aider leurs meilleurs clients à les trouver.

4. Réduisez le délai d’appréciation : Dans la plupart des marchés d’aujourd’hui, les clients sont impatients et exigeants. Essayez de réduire le délai d’appréciation de votre produit. Le délai d’appréciation est le temps dont ont besoin vos clients pour apprécier / bénéficier de votre produit. Beaucoup de jeunes sociétés se concentrent sur l’augmentation du niveau de satisfaction (i.e. « Si vous passez 15 minutes de plus, vous obtiendrez beaucoup plus de valeur… »). C’est la mauvaise approche. N’augmentez pas le niveau de bénéfice, mais réduisez le temps nécessaire à l’obtention du bénéfice minimal.

5. Il est plus facile de vendre un produit que les clients aiment : C’est une citation évidente, mais elle a toujours besoin d’être dite. Si les clients aiment le produit, il est plus probable qu’ils le disent à d’autres personnes. C’est le meilleur point de levier et l’une des meilleures manières d’être distribué. Il est important de remarquer ici qu’il se peut que vous ne sachiez pas ce qu’aime votre clientèle (ce que vous pensez être ce qui donne de la valeur à votre produit peut être différent de ce que les clients voient en fait comme important. Dans le doute (ce qui est le cas la plupart du temps), demandez à vos clients.

6. Les produits non-morts se vendent mieux : Les clients potentiels aiment voir qu’un produit évolue. Démontrez à votre marché qu’il y a des signes de vie dans votre société. Un produit qui ne change pas est un produit mort. Personne ne veut acheter un produit mort (même s’il est bon).

7. Soyez transparents : Nous vivons dans un monde où les options sont abondantes et où il y a beaucoup de « bruit » sur le marché. Les clients sont devenus sceptiques et cyniques. La plupart des jeunes sociétés ne donnent pas assez de crédit à leurs clients. Ils sont plus intelligents que vous ne le croyiez. Soyez honnête. Soyez transparent. Essayer de pousser un client à acheter quelque chose en le tournant en bourrique peut marcher à court terme et vous rapportera quelques clients, mais cela échoue presque toujours sur le long terme.

8. Vos clients devraient vendre : Tout le monde sait que les références clients (quand un client conseille un autre client) sont une excellente manière de vendre un produit. J’irais même plus loin en disant que si au moins une partie de vos ventes n’arrivent pas par l’intermédiaire de vos clients, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Si vous faites les choses bien (et que vous êtes transparents, et que vous ne tournez pas vos clients en bourriques), alors, les références de clients devraient être l’aboutissement naturel de vos activités.

9. Soyez objectifs et empathiques : Cela me surprend toujours de voir comment des personnes exceptionnellement brillantes peuvent se tromper sur leur offre. Plus tard dans la journée, posez-vous calmement quelques minutes quand vous serez seul et posez-vous la question : « Si j’étais un client potentiel, sachant tout ce que je sais sur la société et son produit, l'achèterais-je ? Autrement dit, si vous laissiez votre entreprise demain, et, en sachant tout ce que vous savez, achèteriez-vous votre propre produit ? Lorsque vous vendez quelque chose, l’empathie est souvent la capacité la plus sous-estimée. Si vous savez être honnête avec vous-même et véritablement vous mettre à la place de votre client, des choses étonnantes commencent à arriver.

Et vous, avez-vous des idées pour qu’une start-up améliore son marketing ? Est-ce un problème que vous rencontrez également ou l’avez-vous totalement résolu ? Nous aimerions beaucoup connaître vos impressions sur le sujet.

L’article qui précède est la traduction de l’article «Pithy Insights On Startup Marketing» de Dharmesh Shah. La traduction et la publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Dharmesh Shah sur onstartups.com

Dharmesh Shah est diplômé dans un premier temps de l’université de l’Alabama en informatique, et d’un Master Spécialisé du MIT, en innovation et leadership. Passionné de programmation et d’entreprenariat, il a par ailleurs créé plusieurs sociétés, dont la dernière, Hubspot, permet de créer et d’optimiser un site internet et son marketing. Vous retrouverez ici une sélection d'articles de son site d’actualité de l’entreprenariat high-tech.


author Publié par incwo2 Tue, 28 Aug 2007 07:57:22 GMT

Il est trop tard pour jouer !

Les 10 plus rapides à avoir répondu que le nom de la société de Guy Kawasaki est Garage Technology Ventures, recevront dans les prochains jours une édition de son ouvrage, L'Art de se Lancer, paru aux Editions Diateino.

Toutes nos félicitations aux 10 gagants :

  • Jean-François Delpierre
  • Lejec1030
  • Anne Gousset
  • Tony Phung
  • Dan Cohen
  • Christian Delvaux
  • William Carville
  • Véronique Plasson
  • Joseph Elias
  • Peggy Niango

Pour que nous puissions vous adresser une édition du livre dans les meilleurs délais, merci à tous ceux qui ne l'ont pas fait de nous communiquer votre adresse postale, via l'email contact at entreprise-facile.com en reprécisant vos noms et prénoms.

Nous attendons vos commentaires et impressions sur cet ouvrage, n'hésitez pas réagir sur ce blog.


author Publié par incwo Mon, 27 Aug 2007 19:45:59 GMT

Trouvée sur le blog de Thomas Legrain, cette vidéo hilarante sur la création d'entreprise en France. Elle date de 2003, la création d'entreprise est probablement bien plus facile en France aujourd'hui. N'hésitez pas à nous dire si cette vidéo relate une expérience vécue !



Bravo aux auteurs, François Pérusse et Antoine Bouckaert !


author Publié par incwo Mon, 20 Aug 2007 13:22:47 GMT

Olivier Ezratti vient de mettre en ligne sur son blog Opinions Libres la nouvelle version de son excellent document sur l'aide aux entrepreneurs, nous vous le recommandons !


author Publié par axel Fri, 17 Aug 2007 12:28:00 GMT

Voici un message de notre invité Glenn Kelman, directeur de Redfin, une société qui permet aux gens d’acheter des maisons sur Internet. Il offre un point de vue alternatif à mon message sur la facilité de créer une société à la longue traîne, généré par l’utilisateur, web 2.0, de contenu open-source et ayant pour but la mise en place d’un réseau social.

Le mois dernier, Guy a traité James Hong et Markus Frind comme des héros pour gérer des sites web multi-millionnaires comme Hot or Not (Sexy ou pas ?) ou Plenty of Fish (Suffisamment de poissons) en sous-vêtements. Leurs statistiques sont à tomber par terre : Douze milliards de pages vues, 380 clics par secondes, deux heures de travail par jour.

Récemment, j’ai réfléchi à combien il était difficile, et non pas facile, de créer une nouvelle entreprise. La difficulté est passée de mode. Comme des étudiants universitaires qui se vanteraient de la manière dont ils ont vaguement travaillé leurs cours, les jeunes sociétés projettent précieusement une image de facilité. Quelque soit mon lieu de travail, nous sentions secrètement le contraire. Nous sommes assaillis par les doutes, mortifiés par nos propres failles, entourés d’incompétents, irrités par des détails stupides. Essayer d’être comme James ou Markus a seulement été contre-productif.

Et maintenant, après avoir créé quelques sociétés, je ne suis même pas sûr que je voudrais que ça soit aussi facile. Travailler deux heures par jour n’était pas mon objectif quand je suis venu m’installer dans la Sillicon Valley. Quelqu’un se souvient-il de la vieille vidéo de Steve Jobs lançant le Mac ? Il avait les larmes aux yeux. Et même si Jobs est Jobs et que je ne suis personne, je savais ce qu’il ressentait. J’avais eu la même réaction—de manière absurde—en lançant un logiciel sur un portail internet et plus récemment avec Redfin, un nouveau site web immobilier.

« Le plaisir mégalomaniaque de la création, » écrit le psychanalyste Edmund Berger, « produit un certain type d’exaltation qui n’est comparable avec aucune autre expérience par les autres mortels. » Jobs ne pleurait pas seulement de joie, mais à cause de tout le bricolage, le pleurnichage, les exigences, les retouches de vente, et les spasmes d’autocritiques qui entrent dans la composition d’un beau produit. Tout cela était remboursé d’un seul coup.

Comme les âmes de Dostoïevsky qui sont admises au paradis parce qu’elles ne se sont jamais considérées comme dignes d'y aller, les entrepreneurs qui réussissent ne peuvent pas être convaincus qu’aucune autre entreprise n'a les mêmes problèmes que les leurs, puisqu’ils comparent constamment les soirées de lancement triomphales et les histoires révisionnistes de sociétés qui réussissent, à leurs propres problèmes quotidiens. Juste pour que vous sachiez que vous n’êtes pas seul, voici un top 10 des manières dont une jeune société peut se sentir profondément enlisée sans l’être réellement.

1. Les vrais croyants deviennent fous à la plus petite des provocations. Les meilleurs personnes dans la création d’entreprise se font trop de soucis. Ils restent éveillés tard pour écrire des mémos à la Jerry Maguire, écoutant discrètement les appels de soutien, faisant rapidement les tâches administratives, citant Joel Spolsky d’Aerons ou Paul Graham de Cubes. Ce sont votre cœur et vos os, donc vous devez leur donner ce dont ils ont besoin, c’est-à-dire beaucoup. La seule façon de les avoir de votre coté est de leur accorder de l’importance.

2. Les grands projets attirent de bonnes personnes. Si vous n’êtes pas en train de faire quelque chose qui en vaille le peine, vous ne trouverez jamais personne de valable pour travailler dessus. Je pense souvent à ce qu’Ezra Pound dit une fois dans l’un de ses poèmes épiques, que « si c’est un échec, ce sera un échec valant tous les succès de son époque ». Nous n’écrivons pas de la poésie, mais il est important pour nous de faire de la concurrence aux agences immobilières plutôt que de simplement publier leurs publicités. Vous avez besoin d’une grosse mission pour recruter des gens qui attachent de l’importance à ce que vous faites.

3. Les jeunes sociétés sont des attrape-originaux. Vous devez être fondamentalement déçu par la manière dont les choses marchent chez Microsoft pour les quitter, mais aussi plutôt irréaliste pour croire que le monde peut changer et rejoindre une jeune société innovante. C’est une combinaison volatile qui peut donner lieu à des changements d’humeur de groupe et à une équipe vêtue d’habits légèrement bariolés. Ainsi, ne vous inquiétez pas si votre société semble avoir plus que sa part normale d’huluberlus.

4. Une bonne programmation prend du temps. Un informaticien de génie peut faire dix fois plus que dix médiocres, et ceci tout spécialement durant la phase de lancement d’un projet. Mais les ingénieurs de génie ont toujours besoin de temps : A chaque fois que nous avions pensé que notre talent, éparpillé comme de la poussière par le paradigme enchanté de l'innovation, nous épargnerait de prévoir du temps pour créer et tester, nous l'avons payé. Faire quelque chose d’élégant prend du temps, et le culte du travail rapide va parfois à l’encontre de ça. « Ralentissez la précipitation ».

5. Tout le monde doit re-faire. Les raccourcis que vous avez dû prendre et les problèmes que vous n’aviez pas pu anticiper dans la construction de la version 1.0 de votre produit signifie toujours qu’il vous faudra faire une version 2.0 ou 3.0. Ne vous découragez pas ou ne perdez pas de vue vos objectifs à long terme. Contentez-vous de re-faire. C’est comme ça que ça marche.

6. Les leaders sans peur sont souvent terrifiés. Le dirigeant de la société la plus prometteuse que je connaisse a récemment utilisé Hikkup pour demander anonymement à ses amis sur Facebook si son idée était bonne. Le simple fait que vous vous en souciez ne signifie pas que votre idée est mauvaise ; Les meilleurs idées sont les plus effrayantes. Et surtout, ne croyez pas les déclarations d’après-coup d’entrepreneurs qui « savaient » ce qu’ils devaient faire.

7. Cela sera toujours un travail dur. La plupart des jeunes sociétés trouvent un problème intéressant à résoudre et continuent ensuite d’y travailler. Lors d’une récente cérémonie de récompenses, Steve Balmer, dirigeant exécutif de Microsoft a tenté d’expliquer le secret du succès de Microsoft et a seulement pu déclarer que c’était « beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail ». C’est un cliché évident, mais la plupart des entrepreneurs restent fixés sur le moment où ils ont eu l’idée Eureka ! Si vous ne croyez pas que vous ayez un quelconque avantage compétitif sur le quel vous appuyer, vous êtes le genre de personne incertaine qui travaillera sa concurrence au sol, alors continuez de travailler.

8. Cela ne va pas aller mieux—ça l’est déjà. Dès les premiers jours, les jeunes entreprises se concentrent sur combien cela sera merveilleux lorsqu’ils auront du succès ; mais dès qu’elles en ont, elles commencent à parler de combien c’était merveilleux avant. Dès que je m’engage dans cette voie, je me souviens de la complainte de Bède Le Vénérable, selon laquelle ses contemporains du huitième siècle avaient perdu la ferveur des moines du septième siècle. Même au plus tôt des temps anciens, les gens étaient nostalgiques…des temps anciens. Les jeunes sociétés sont comme des monastères médiévaux : Toujours convaincus que le paradis est juste devant eux ou que les choses ne se sont dégradées que récemment. Si vous pouvez apprécier le processus de construction d’une entreprise plutôt que son résultat, alors, vous serez un meilleur leader.

9. La confiance est votre seule devise. Lors d’un déjeuner, la semaine dernière, un ingénieur a déclaré que la seule chose dont il se souvenait de son entretien était que nous lui avions dit que la seule issue pour Redfin--ou n’importe quelle jeune société innovante--était la faillite, mais qu’il devrait quand même nous rejoindre. C’est étrange, mais plus nous avons tenté d’avertir les gens des risques, plus ils semblaient les ignorer. Et puisque vous devez continuer de prendre des risques, vous devez continuer d’en avertir les gens. Vous ne voulez pas être comme Saddam Hussein, qui n’a jamais préparé ses généraux à une invasion parce qu’il ne pouvait pas admettre qu’il n’avait aucune arme nucléaire.

10. La concurrence commence à 100 millions de dollars. Un partenaire de Sequoia m’a dit un jour que la concurrence ne commençait vraiment que lorsque vous atteignez 100 millions de dollars de revenus. Peut-être que ce chiffre est plus bas de nos jours. Mais si vous faites quelque chose qui en vaille la peine, quelqu’un d’autre le fera aussi. Puisque vous ne pouvez pas voir ce qui se passe derrière le joli site web d’un concurrent, il est naturel de supposer que tous les challenges que vous avez surmontés s’appliquent juste à votre société. Ce n’est pas le cas, alors continuez à croire.

L’article qui précède est la traduction de l’article «On the other hand: The flip side of entrepreneurship by Glenn Kelman"» de Guy Kawasaki. La traduction et publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Guy Kawasaki.

Guy Kawasaki est Directeur de Garage Technology Ventures, une société de capital-risque qui investit tôt dans les sociétés. Guy est également éditorialiste pour Entrepreneur Magazine. Auparavant, Guy avait le titre d’Apple Fellow chez Apple Computer, Inc. Guy est l’auteur de huit livres, incluant L’art de se Lancer, Rules for Revolutionaries, How to Drive Your Competition Crazy, Selling the Dream, and The Macintosh Way. Guy possède un BA de l’Université de Stanford et un MBA de l’UCLA, ainsi qu’un Doctorat honorifique du Babson College.

Technorati :


author Publié par axel Fri, 10 Aug 2007 21:59:02 GMT

Dans la plupart des jeunes entreprises, une des choses les plus dures à faire est de classer les tâches par ordre de priorité. Si votre société est comme la mienne, vous avez des centaines de choses sur lesquelles vous pourriez travailler. Il y a toujours plus d’idées et de tâches qu’il n’y a de personnes pour les faire. L’astuce est de trouver ce sur quoi vous devez travailler maintenant et ce sur quoi vous pouvez travailler plus tard. J’ai dû affronter ce challenge pendant la plupart de ma carrière professionnelle.

Savoir se donner des priorités n’est pas un challenge facile, parce qu’il y a de nombreux facteurs qui entrent en jeu. Je ne pense pas qu’il soit possible de trouver une liste de choses à faire dans un ordre « optimal » (et même si vous aviez l’ordre optimal, vous ne le sauriez pas ou vous ne seriez pas capables de le prouver).

Donc, la manière que j’aime utiliser pour résoudre ce type de problème, est d’analyser la nature même des fonctions. Voici comment je réfléchis à l’organisation des priorités dans une jeune société. Notez que ces points d'organisation des priorités sont relatifs au produit (dans mon cas, un logiciel de marketing sur internet). Mais, certains des principes s’appliquent certainement tout autant dans d’autres secteurs d’activité.

L’art d’ordonner les priorités de sa jeune entreprise

Quand vous lirez ceci, supposez que tous les autres facteurs sont égaux (ce qui, je le reconnais, n’est jamais vrai). Egalement, il est important de reconnaître que beaucoup de ma réflexion sur la priorisation des tâches ne marche pas pour le concept quoi qu’on en dise amorphe, de « jeune société à succès ». Je ne cherche pas seulement à avoir « le meilleur produit » ou à dégager les marges les plus fortes. De plus, je ne pense pas que l’approche classique qui est de « travailler sur les choses qui sont les plus importantes » ne soit bonne. Elle crée une tendance à sous optimiser le travail à cause d'autres facteurs.

Par exemple : Il peut y avoir une tâche critique que vous jugeriez comme de la « plus haute des priorités » mais il se peut aussi que vous ayez à la déférer parce qu’elle est si ennuyeuse que vous pourriez perdre votre meilleur développeur si vous le faites travailler dessus juste après qu’il ai fini de travailler sur une autre tâche ennuyeuse. Un des buts du processus d'organisation des priorités est de faire un usage optimal des ressources que vous avez – et de vous assurer que vous les garderez.

Mais, c’était une digression. Voici les choses auxquelles j’aime réfléchir quand je dois décider quoi faire.

1. La proximité avec la clientèle : Lorsque vous choisissez entre deux tâches d’importances égales, choisissez celle qui offre le plus de valeur à votre clientèle (i.e. celle la plus proche de ses besoins). Donc, bien que de choisir le ton de bleu le plus juste pour votre logo soit important – cela n’aide pas directement votre clientèle. (Note : Je reconnais que c’est un exemple extrême, mais depuis le début, je voulais être clair sur la structure de la liste).

2. La valeur visible : Les tâches qui créent de la valeur pouvant être vue l’emportent sur celles qui sont sous les couvertures. Les clients manquent souvent d’imagination et d’appréciation. Très tôt dans la vie de l’entreprise, il est très important de créer et la perception du progrès et le progrès en lui-même. D’un autre point de vue, les non-ingénieurs partagent certains traits avec les clients. Donc, votre directrice sera probablement plus impressionnée avec une fonction qu’elle peut voir plutôt qu’avec une qu’elle ne peut pas.

3. La non-controversialité : Choisissez des tâches qui ne créent pas de controverse, et qui ne requièrent pas de débat, de discussion ni beaucoup d’analyse. De manière très basique, choisissez les tâches qui sont « évidentes » (i.e. bien sûr que l’on devrait faire ça comme ça et bien sûr que l’on va le faire comme ça). Par exemple, une erreur qui efface toutes les données des clients de manière aléatoire mais qui est facilement corrigeable, est une priorité indiscutable. Tout le monde est d’accord sur le fait que c’est une erreur et qu’il n’y a pas à tergiverser pour la réparer.

4. Maximisez votre ratio de travail « !!! » : C’est probablement le plus important de ces points (et clairement mon préféré). C’est pourquoi j’ai adapté le titre de cet article. Cette astuce suggère que dans le doute, vous devriez choisir la tâche qui a le plus de ratio de surprise de votre client le plus élevé !!! (c’est celle qui va satisfaire le plus votre client pour le moins d’efforts/d’investissement). Vous seriez surpris de voir combien les ingénieurs ont du mal à comprendre cela. Nous avons cette notion erronée que le facteur de surprise « !!! » et le niveau de travail requis sont corrélés. Ce n’est pas le cas. Les clients sont impressionnés par les choses les plus triviales. Trouvez ces choses triviales et faites-les.

5. La productivité de l’équipe et sa préservation : Choisissez les tâches qui optimisent le niveau de productivité de vos équipes et minimisez les chances pour qu'une ou plus d'entre elles ne se dispersent. Les entrepreneurs les plus orientés vers le développement se trompent toujours sur ce point. Oui, obtenir le rapport qui vous dira précisemment combien vous perdez sur votre produit d'appel est important. Et oui, il vous le faut avant la fin de la semaine afin de pouvoir mettre à jour la feuille de suivi de vos investisseurs. Mais forcer cette tâche va être sous-optimal, car elle poussera vos programmeurs à vous abandonner - parce qu'alors, vous aurez deux problèmes. Bref, ne poussez pas trop sur les tâches "importantes". Gardez toujours à l'esprit l'état de votre équipe.

J'ai plusieurs autres points sur ma liste, mais ceux-ci sont les plus importants. Qu'en pensez-vous ? Comment allez-vous vous organiser dans la liste des cent premières choses que vous allez faire après la création de votre entreprise ? N'hésitez pas à laisser vos commentaires.

L’article qui précède est la traduction de l’article «The Art Of Startup Prioritization: Maximizing The Wow-To-Work Ratio» de Dharmesh Shah. La traduction et la publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Dharmesh Shah sur onstartups.com

Dharmesh Shah est diplômé dans un premier temps de l’université de l’Alabama en informatique, et d’un Master Spécialisé du MIT, en innovation et leadership. Passionné de programmation et d’entreprenariat, il a par ailleurs créé plusieurs sociétés, dont la dernière, Hubspot, permet de créer et d’optimiser un site internet et son marketing. Nous traduirons dorénavant une sélection d'articles de son site d’actualité de l’entreprenariat high-tech.


author Publié par axel Fri, 03 Aug 2007 16:14:00 GMT

Je travaille dans le monde surréel de la Silicon Valley, où les fonds d’investissements financent des sociétés à partir de présentations Powerpoint et de résumés exécutifs. Mon ami Tim Berry pointa à juste titre le fait que les Business Plans ont toujours un rôle important dans « le reste du monde ». Il a raison, et il le saurait d’autant plus qu’il est le président de Palo Alto logiciels, le créateur principal de Business Plan Pro, et l’auteur d’un blog intitulé « Planifier, Création d’entreprises, Anecdotes » (en Anglais : Planning, Startups, Stories). Il a récemment été nommé Entrepreneur de l’année 2007 par l’Association des Petites Entreprises et de l’Entreprenariat Américaine (USASBE).

1. Question : Qui lit encore des business plans ?

Réponse : Que pensez-vous de « Qui devrait lire un business plan ? Le problème n’est pas de savoir si les fonds d’investissements vont lire votre Business Plan, mais c’est de planifier afin d’améliorer votre travail. Voici donc qui devrait lire un plan :

Premièrement, vous, le propriétaire, dirigeant, auteur du plan –et vous feriez mieux d’être aussi l'auteur du business plan—pas un quelconque consultant. Le plan est fait par vous et pour vous, et si le suivre, le réviser, le gérer et l’exécuter ne sont pas des choses importantes pour vous, alors, c’est que vous n’avez pas compris la planification. Planifier, ce n’est pas le document ; c’est contrôler votre destinée, c’est mieux gérer votre entreprise, c’est de fixer des objectifs et suivre les progrès, et c’est de maintenir votre regard sur l’horizon au lieu de se concentrer sur les nids de poules devant vous. Si vous ne le lisez pas régulièrement, alors, ne demandez à personne d’autre de le faire.

Deuxièmement, les membres de l’équipe, l’équipe de direction, et les collaborateurs. Un business plan est une manière de se coordonner, de communiquer, et de collaborer avec le comptage et le suivi des résultats. Il devrait placer toutes les personnes clefs sur la même page. Personne ne peut exécuter un plan qu’on ne connaît pas.

Troisièmement, les tiers adéquats. Les banques, les investisseurs, les membres du conseil de direction, les consultants clefs, et même à l’occasion –mais avec beaucoup d’attention—des vendeurs ou des candidats postulant à un poste de haut niveau.

2. Question : Quelles sont les qualités les plus importantes pour un plan ?

Réponse : Premièrement, vous devriez définir des priorités en gardant à l’esprit que vous ne pouvez pas tout faire. Au delà du buzz et des analyses, la stratégie est de vous concentrer. Que pouvez vous faire de mieux que quiconque ? Quel est votre cœur de compétences ?

Deuxièmement, spécifiez. Ce qu’il va se passer, quand, combien cela coûtera, et qui en sera le responsable.

Troisièmement, les flux de trésorerie. Les pics de croissance sont une bonne chose pour les sociétés, car ils signifient plus de ventes, et probablement plus de profits, mais la croissance non planifiée peut soudainement aspirer toutes les liquidités et dans le pire des cas, tuer la société. La croissance sans planification peut être aussi amusante qu’un lourd coup de poing dans l’estomac.

Voici une histoire pour illustrer le concept de croissance face aux flux de trésorerie : La rivière Willamette coule près de chez moi. Plus de gens se noient dans les parties lentes et profondes de la rivière que dans les rapides parce que les gens se croient plus en sécurité quand c’est lent. Les flux de trésorerie sont pareils, vous les pensez bons tant que votre société est en croissance et profitable. Les profits sont une bonne chose mais les liquidités et les profits n’arrivent pas toujours au même moment .

3. Question : Dans quel ordre devriez-vous faire le résumé, la description de l’entreprise et les projections ?

Réponse : C’est une nouvelle question du type œuf ou poule, et la réponse dépend de qui vous êtes, de comment vous pensez, et de comment vous travaillez. Je travaille par mois sur des périodes d’au moins un an, dans lesquels je pense tout d’abord à de vagues points, puis j’y ajoute les détails, avant de reprendre tout et de commencer à penser aux chiffres et aux projections, puis de compléter les concepts. J’ai observé des gens planifier leur travail pendant des années, et c’est une question de style.

Ce qui est le plus important avec cet ordre d’exécution des choses est de comprendre qu’il ne sera jamais séquentiel. Quelque soit l’ordre dans lequel vous le feriez, vous y reviendriez toujours une seconde fois. Je l’ai fait dans tous les ordres possibles, mais je n’ai jamais fait un business plan en allant de l’étape un à l’étape N. Faire des changements dans l’étape deux amènera toujours à réviser ce qui a été fait dans la première étape, et la troisième étape vous amènera à repenser les deux premières.

A chaque étape où vous devez vous arrêter et travailler avec ce plan, le partager, en parler, ou le gérer, vous aurez à en revoir certaines parties pour vous aligner. Je ne parle pas du gros et gras « Business plan » mais plutôt d’un plan plus grand et plus utile et réel, d’un plan vivant. Vous aurez besoin de garder les concepts et les chiffres alignés, ainsi qu’entre le résumé, la description de l’entreprise, et le plan. Dans le monde réel, c’est difficile, parce qu’un bon plan est si vivant qu’il change quelle que soit la partie que vous touchiez.

4. Question : Qu’en est-il en ce qui concerne la théorie selon laquelle il serait préférable de développer la présentation de l’entreprise plutôt qu’un plan ?

Réponse : Une bonne présentation est une manière formidable de communiquer le cœur du plan, mais elle ne s’y substitue pas. Une présentation sans le plan, c’est comme une bande annonce sans le film. La présentation et le plan devraient fonctionner ensemble. Qui de l’œuf ou de la poule vient en premier, c’est une question de style personnel, mais c’est fou d’avoir la présentation sans le plan, ou, si vous visez haut dans le monde de l’investissement, un plan sans présentation.

Les investisseurs aiment faire courir le bruit contraire en disant qu’ils veulent la présentation au lieu du plan, mais ils supposent toujours qu’il y a un plan derrière, n’est-ce pas ? Ils demanderont probablement à des analystes de les lire. Nous avons entendu parler de quelques rares exceptions, mais c’est justement leur rareté qui les rend intéressantes.

De plus, toute la discussion opposant la présentation au plan se limite à l’exclusif haut de la pyramide : les quelques 5 000 affaires que financent les sociétés de capital risques dans une année moyenne, plus 25 000 autres qui trouvent des financements auprès de business angels. Pour les autres 26 millions d’entreprises dans ce pays, planifier est vital, et une présentation est une excellente partie du processus de planification, pas son remplacement.

5. Question : Quel est le processus optimal pour l’écriture d’un business plan ?

Réponse : Attrapez n’importe quelle partie qui attirera votre attention la première et continuez. Comprenez que ce n’est pas un processus séquentiel mais itératif, et qu’un bon plan n’est jamais fini. Certaines personnes commencent par les chiffres puis définissent le concept, la plupart des gens font les concepts en premiers, mais cela n’a pas d’importance. Planifier n’est pas une salle d’attente dans laquelle vous attendriez jusqu’à ce que ce soit fini. Faites le par morceaux, mélangez, choisissez vos items dans un menu. Si cela vous tente, faites une prévision des ventes et voyez où cela vous mène.

Mon processus favori commence par définir ce que vous voulez pour votre entreprise à long terme, puis s’attaque à l’établissement d’une identification des concepts : Ce dans quoi vous êtes le meilleur, comment vous voulez que le monde distingue votre entreprise des autres. Puis, on se penche sur le marketing : quel message, à qui, par quel média. Enfin, on s’intéresse aux prévisions de ventes, aux coûts, aux dépenses, et, en dernier mais fréquemment le point le plus important, les flux de trésorerie. Le concept clef : Un bon business plan n’est jamais terminé.

6. Question : Quelles sont les erreurs fréquentes ?

Réponse : De loin la pire erreur est de se concentrer sur le plan plutôt que sur la planification. Cela génère l’idée que vous créez un plan comme un document, et l’incompréhension qui en résulte que le plan est pour quelqu’un d’autre. Vous ne repoussez pas la vie lorsque vous développez un plan; vous êtes toujours en train de développer le plan. Dans le même temps, « continuez d’avancer ». Voici d’autres erreurs fréquentes :
_ Le flou du ciel bleu : beaucoup de pensées stratégiques sans aucun argument solide. La planification nécessite spécifiquement : des dates, des deadlines, l’assignement des responsabilités.
_ Essayer de tout faire. J’utilise la règle du déplacement :Tout ce que vous faites entraînera quelque chose d’autre.
_ Penser qu’être le prix le plus bas est important. Ca ne l’est pas. Les sujets de prix et de volume discutés en classe d’économie sont bons pour les bouts de charbons vieux de 200 ans, pas dans votre entreprise. Utilisez le prix comme une preuve de qualité. Laissez les stratégies de bas prix à Walmart et à Costco.
_ Confondre vos profits avec de la trésorerie. Des sociétés profitables font faillite tous les jours. Vous ne dépensez pas les profits. Planifiez également votre capital de travail.

7. Question : Quand réviser son plan ?

Réponse : Vous devez réviser votre plan régulièrement, comme conduire une voiture ou marcher, tous deux étant de petites corrections à faire en permanence; mais vous devez aussi suivre une stratégie constamment pendant deux ou trois ans, ne serait-ce que pour voir si elle marche.

Il est préférable d’avoir une stratégie médiocre constamment appliquée plutôt qu’une série de stratégies brillantes qui se contredisent tous les 6 mois. La difficulté est de savoir laquelle est laquelle. Ne vous collez pas à un plan qui vous enverrait dans un mur de briques en courant juste parce que quelque cliché dit que c’est ce que vous devriez faire; c’est tout simplement stupide. Mais vous devez également avoir la patience de laisser les choses arriver. Parfois, on passe son temps à régler le même problème parce qu’on n'a pas la patience de laisser la première solution fonctionner avant que l’on passe à la suivante. C’est paradoxal.

8. Question : Quel est le meilleur format ?

Réponse : La forme suit la fonction. Planifier, ce n’est pas rédiger un rapport intitulé « Business Plan », mais c’est le processus de planification qui crée la gestion de l’entreprise. La grande majorité des business plans sont destinés aux sociétés elles-mêmes – pas aux lecteurs extérieurs, et ils devraient rester sur l’ordinateur, à la fois sous la forme de points de synthèse et sous celle des projections financières, parce que c’est comme cela qu’elles seront utiles.

Jusqu'à ce que votre plan n’ai besoin de sortir de votre entreprise, vous devriez le garder simple et pratique. J’ai dirigé ma société avec un business plan pendant 20 ans jusqu’à aujourd’hui, et il a souvent été révisé, débattu, et géré. Mais on ne l’imprime que lorsque notre banque nous le demande – Peut-être tous les 5 ans environ.

Cependant, quand vous avez un « événement business plan », comme nous les appelons – pour désigner une demande de prêt, un investissement, ou une revue du comité de direction – alors, laissez un temps de répit à vos lecteurs. Incluez des graphiques pour illustrer les chiffres. Utilisez des points faciles à lire. Utilisez une police de taille 12 pour les gens de plus de 50 ans. Faites un fil rouge facile à suivre. Incluez un résumé exécutif qui pourrait suffire à lui tout seul s’il le devait, parce que ce sera le cas. Ayez des chapitres décrivant l’entreprise, ce qu’elle vend, le marché, les plans spécifiques – stratégies, tactiques, programmes, équipe de direction, et projections financières. N’ayez pas peur d’utiliser des docuents PDF, ils voyagent bien et sont toujours pratiques. Et ils laissent vos lecteurs libres de choisir s’ils veulent une copie papier.

9. Question : Comment pouvez-vous projeter des chiffres pour une nouvelle entreprise sans antécédent de marché ?

Réponse : Visez la supposition enrichie. Enrichissez votre supposition avec des informations générales supportant des prévisions sur le nombre de clients potentiels, la sorte de processus de pénétration du marché visé, et en utilisant ce que l’expérience des autres industries a montré. Recherchez les facteurs qui peuvent servir d’indicateurs pour que vous en tiriez vos chiffres, comme le trafic web, le nombre de clics, et le taux de conversion pour une société basée sur internet, ou sur le nombre de pages vues et de publicités vues ainsi que sur les revenus publicitaires, pour une autre entreprise.

Ne vous asseyez pas pour débattre de vos projections – commencez à vendre. Prouvez vos projections de vente avec des ventes. Une des meilleurs choses qui m’est arrivé en travaillant avec Philippe Kahn pendant les premières heures de Borland International était de voir comment il est soudainement sorti de la planification pour se concentrer sur les ventes. Rien n’a rendu nos projections plus crédibles que le contrat de 90 000$ (66 000€) passé avec un fabriquant de micro-ordinateurs, qui a également apporté sur notre compte bancaire 90 000$ (et 90 000$ en 1983 nous permettaient d’acheter plus que maintenant). Il n’y a pas de meilleure preuve pour vos données que des ventes réelles.

Essayez toujours d’obtenir des données que dont vous pourriez tirer des suppositions. J’ai juste utilisé un exemple pour l’industrie du web, mais même dans un monde sans statistiques, vous pouvez projeter les ventes d’un restaurant en calculant le nombre de plats par siège et de sièges par table et de personnes par siège, et de siège par table disponible et de sèges par heures et par « heures de pointe » en fonction des autres heures, le tout aidant à enrichir votre supposition.

Essayez de toujours vous appuyer sur l’expérience. Les gens qui connaissent un secteur comprennent généralement des échelles de valeurs qui sont difficiles à imiter en partant de zéro. Je prends en compte le fait que nous parlions ici de nouveaux marchés spécifiquement, mais les nouveaux marchés sont en général des dérivés. Si vous-même n’avez pas l’expérience nécessaire, trouvez quelqu’un qui l’a, et proposez-lui de partager ses connaissances et de l’écouter un peu. Utilisez la flatterie. C’est pour cela que des associations de conseil furent inventées, en tant que forums de déjeuners et de flatteries.

Et souvenez-vous : Commencez le processus de planification immédiatement. Vous ne vous projetez dans une nouvelle entreprise jusqu’à la fin du premier mois, et ensuite, vous avez à gérer les plans et le réel. Vous devez coucher un plan de manière à suivre les différences entre les plans et les résultats réels. Vos plans seront toujours faux, mais vous suivrez ainsi toujours où, pourquoi, et dans quelle direction.

10. Question : Comment savoir que vous avez fini ?

Réponse : Un bon business plan n’est jamais fini. Vous reviendrez dessus et le reprendrez aussi longtemps que vous vous soucierez de votre entreprise et que vous voudrez en améliorer la gestion. Si votre business plan est terminé et que vous en sortez, c’est que c’est mort. Vous vous dirigez toujours vers l’horizon, et votre business plan est toujours là pour suivre où vous allez, marquer les étapes, et pour vous aider à vous diriger.

Les pires business plans de tous, quels qu’ils soient, sont ceux, quelque part, au fond d’un tiroir. Si vous ne le gardez pas en vie, ce n’est pas de la planification, c’est juste un plan. C’est de l’histoire. Ca n’a pas de valeur dans le monde des affaires.

11. Question : Que faites-vous de ces entrepreneurs « 2.0 » qui disent que le monde évolue trop vite pour quoi que ce soit de « 1.0 » tel qu’un business plan ?

Réponse : Ils font référence au « business plan » gros et lourd alors que ce dont ils ont besoin, c’est de planifier. Planifier est vital parce que cela vous maintient sur la bonne voie et que la stratégie à long terme et les objectifs sont gardés à l’esprit. Un plan, d’un autre coté, un plan pris en lui-même, n’est seulement bon qu’à l’implémentation qu’il cause.

Planifier est exactement ce dont vous avez besoin pour gérer la vitesse du changement. Vous devez vous rappeler que votre entreprise a toujours tort –elle doit avoir tort, puisqu’elle prévoit le futur et que l’on ne fait pas ça très bien. Mais c’est néanmoins vital puisque c’est la manière dont on établit la piste qui fera que l’on pourra suivre la différence constante entre la planification et les suppositions.

Sans plan, quand les suppositions de départ s’avèrent erronées, vous ne savez pas du tout ce qu’étaient les idées de départ, comment vous avez pu vous tromper, dans quelle direction et ce que vous pouvez y faire. Avec un plan, vous utilisez les plans contre la réalité tout le temps pour gérer la différence entre ce à quoi vous aviez pensé et ce qui est arrivé en réalité.

C’est ce que j’aime dans le fait d’avoir un GPS dans ma voiture. Quand je me trompe et que je prends la mauvaise direction, le GPS se souvient toujours d’où je voulais aller et le dit comment changer ma trajectoire. C’est ce que les bons managers font avec un processus de planification raisonné.

L’article qui précède est la traduction de l’article " How to write a Business Plan : Ten Questions with Tim Berry" de Guy Kawasaki. La traduction et publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Guy Kawasaki.

Guy Kawasaki est Directeur de Garage Technology Ventures, une société de capital-risque qui investit tôt dans les sociétés. Guy est également éditorialiste pour Entrepreneur Magazine. Auparavant, Guy avait le titre d’Apple Fellow chez Apple Computer, Inc. Guy est l’auteur de huit livres, incluant L’art de se Lancer, Rules for Revolutionaries, How to Drive Your Competition Crazy, Selling the Dream, and The Macintosh Way. Guy possède un BA de l’Université de Stanford et un MBA de l’UCLA, ainsi qu’un Doctorat honorifique du Babson College.

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author Publié par incwo2 Thu, 02 Aug 2007 16:08:00 GMT

Le mois d'Août n'est pas très riche en événements et rencontres entreprenariales. A noter quand même :

RuraliTIC 2007 : les universités d’été des TIC dans les Territoires Ruraux se dérouleront au centre des congres d’Aurillac du 29 au 30 août 2007. Droit d’inscription gratuit pour les collectivités, les administrations et les établissements publics et tarif unique de 150 Euros TTC pour les sociétés privées et les consultants. Plus d'infos

Profitez de ce moment pour concrétiser votre projet, et pourquoi pas, pour préparer votre participation à quelques concours. Voici une liste :

L’été des projets à Reims : Ce concours, destiné aux habitants de l'agglomération rémoise, encourage les idées présentant un projet d’intérêt général ou un défi entrepreneurial. Les dossiers sont à envoyer avant le vendredi 14 septembre 2007 minuit. Des prix de 500 à 5 000 euros pour les lauréats. Le règlement et le dossier de candidature sont téléchargeables sur le site : http://www.generationentreprendre.com

Grand prix de Paris innovation 2007 : Ce concours, placé sous le patronage de Bertrand Delanoë, Maire de Paris, récompense des porteurs de projets d’entreprises innovantes : chercheurs, entrepreneurs, ingénieurs, porteurs de projet, étudiants. Il met en valeur des initiatives dans les secteurs des technologies de l'information et de la communication, des biotechnologies, des sciences de l’ingénieur et de l'environnement. Le lauréat recevra une somme de 8 000 euros et aura l'opportunité d'intégrer l'incubateur technologique animé par Paris Développement. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 5 octobre 2007. Dossier téléchargeable sur le site (rubrique : la Technopole parisienne / Animation de Paris Technopole / Grand prix de Paris innovation) : http://www.parisdeveloppement.com

3ème édition du concours Ekilibre : La DIIESES (Délégation interministérielle à l’innovation, à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale) organise en partenariat avec le Crédit coopératif, la Poste et la SNCF, un concours pour promouvoir la création d’entreprises dans les secteurs du commerce équitable et du commerce solidaire. Ce concours s’adresse à toute personne résidant en France métropolitaine, porteuse d’un projet de création d’entreprise ayant pour objet le développement d’une activité de commerce équitable ou de commerce solidaire ou aux entreprises, quelques soient leurs formes juridiques, aux associations ou fondations, créées depuis le 1er janvier 2005. Trois prix dotés de 5 000 euros chacun. Date limite de remise des dossiers : le 15 novembre 2007. Dossier téléchargeable sur le site : http://www.travail.gouv.fr

Prix espoirs de l'économie 2008 : Ce concours, organisé par la CCI Paris Seine-Saint-Denis, est destiné à de jeunes créateurs ou repreneurs d'entreprise. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 15 octobre 2007. Les dossiers de candidature : Création commerce - Reprise commerce - Création industrie - Reprise industrie, sont téléchargeables sur le site internet : http://www.ccip93.ccip.fr

Concours du "Meilleur business plan de l'entreprise à fort potentiel" : Club invest 77 organise un concours destiné aux porteurs de projets s'engageant à s'installer en Seine-et-Marne, ou aux dirigeants d'une entreprise créée en Seine-et-Marne depuis moins de 6 mois au 15 mai 2007, soit après le 15 décembre 2006. Un Prix de 2 000 euros sera remis au vainqueur le 2 octobre 2007, et les meilleurs business plan seront cités. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 31 août 2007. Renseignements et candidature : http://www.clubinvest77.com

Innov'up - Concours de création d'entreprises et d'activités innovantes : Organisé par NRC Technopole (Nîmes Rhône Cévennes Technopole) et la Chambre de commerce et d'industrie de Nîmes, Innov'up est ouvert aux porteurs de projet et/ou aux jeunes entrepreneurs. Ce concours est doté de 6 prix d'une valeur numéraire totale de 80 000 euros et de 6 packs créateur. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 28 septembre 2007. Dossier téléchargeable sur le site : http://www.innovup.com

Prix à l'innovation, secteur des services aux particuliers et/ou aux salariés : Ce prix est ouvert à toutes les structures (association, entreprise, coopérative, comité d'entreprise, structure d'insertion, collectivité locale'), mettant en place de nouveaux services. Dotation globale : 10 000 euros. Les dossiers de candidature sont à retirer et à faire parvenir au plus tard le 31 octobre 2007. Dossiers téléchargeables sur le site : http://www.cbe-sud94.org


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