author Publié par incwo2 Tue, 31 Jul 2007 20:39:12 GMT

Le secrétaire d'État aux Entreprises et au Commerce Extérieur, Hervé NOVELLI, crée le conseil des entrepreneurs, et s'entoure de quinze dirigeants pour élaborer ses réformes.

Les membres du conseil auront deux rôles :

  • Faire remonter des observations issues de leur histoire personnelle et les défaillances qu’ils observent dans l’environnement des entreprises
  • Donner un avis sur les mesures envisagées par Hervé Novelli dans le cadre de son action ministérielle.

Les cinq pistes de réflexions privilégiées, baptisées "force 5"  :

  • simplification de l'environnement des entreprises
  • innovation
  • fiscalité
  • financement
  • exportations

Les réflexions de ce conseil permettront notamment d'alimenter la préparation de la loi de modernisation de l'économie, pilotée par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, qui devrait être prête "vers mars ou avril 2008", a indiqué Hervé Novelli. Le ministre installera par ailleurs lundi un comité d'experts chargé de réfléchir à la simplification de l'environnement réglementaire, fiscal et social des entreprises et qui rendra ses conclusions à la rentrée.

Les 8 premiers membres du conseil sont :

  • Yseulys COSTES, Président Directeur Général et co-Fondatrice de 1000mercis
  • Elizabeth DUCOTTET, Président Directeur Général du groupe Thuasne
  • Loumia HIRIDJEE, Présidente et Fondatrice de Princesse Tam Tam
  • Anne MEAUX, Présidente et Fondatrice d’Image 7
  • Charles BEIGBEDER, Président Directeur Général de Poweo
  • Christophe BONDUELLE, Président Directeur Général de Bonduelle SA
  • Antoine D’ESPOUS, Président du Groupe CA
  • Louis LE DUFF, Président Fondateur du Groupe Le Duff

Le conseil ne prétend pas se substituer à une forme de représentation mais il est un lieu d’échange, de débat et de créativité.

Hervé Novelli a déclaré « Le gouvernement est honoré que des chefs d’entreprises de premier plan, courageux et talentueux, aient accepté de rejoindre le conseil des entrepreneurs pour travailler sur le développement des entreprises et plus particulièrement sur les entreprises moyennes. En effet, ces entreprises sont un vivier considérable de croissance et un moteur essentiel dans la création d’emploi. Plus nombreuses et plus grandes, elles seront plus fortes et plus efficaces dans la compétition mondiale »

A suivre ...


author Publié par incwo2 Mon, 30 Jul 2007 15:43:00 GMT

Virgile Rault est le fondateur de Train d'union, un réseau social destiné aux usagers du train, permettant de mettre en relation des personnes ayant réservé des billets sur le même train (TGV / TER / Corail / Eurostar / Thalys ...). Il nous parle de son parcours d'entrepreneur, de sa vision de l'entreprenariat et de ses constats 6 mois après le lancement de son site.

1/ Comment l'envie de créer votre entreprise vous est-elle venue ? A quel moment avez-vous su que vous étiez prêt à vous lancer ?

L’idée de créer une entreprise m’est venue il y a environ un an. J’étais alors en Allemagne où je réalisais un stage dans un fond d’investissement. J’étais alors du côté de ceux qui investissaient dans les entreprises. Déjà piqué par le virus d’internet, passer du côté des entrepreneurs était une façon de voir l’autre versant du « monde des affaires ». De plus l’idée de créer une start-up me trottait dans la tête depuis un certain temps.

Je pense que la création d’une entreprise est avant tout une affaire de concours de circonstances. Avoir un concept, aussi révolutionnaire soit-il, est loin de suffire pour se lancer. Il faut surtout avoir l’opportunité de le mettre en œuvre car on vous le répétera sans cesse : une idée ne vaut rien sans son exécution. C’est d’ailleurs ce qui permet d’opérer une sélection car vous pouvez être sûr de ne pas être seul sur une idée. J’ai reçu à ce titre quelques mails de personnes qui m’avaient avoué songer à la même idée que Train d’union mais sans prendre le temps de la développer.

Pour ma part, au moment de me lancer j’avais réuni suffisamment d’éléments qui ne laissaient pas de place au doute pour sauter le pas : j’avais un concept original, du temps, quelques moyens financiers, une équipe de compétences pour la réalisation du site, et également un nom. Paradoxalement ce dernier élément fût le déclic. Ce sont parfois des éléments qui aident à visualiser le mieux un projet encore couché sur le papier, qui vous pousse à aller plus loin.

Le principe du coût d’opportunité est plus que de mise. Il se peut qu’un tel concours de circonstance ne se représente pas. Si vous avez donc réussi (par le fruit du hasard ou pas) à réunir autant d’ingrédients pour vous lancer, il va falloir trouver quelque chose d’aussi attractif pour équilibrer votre balance. C’est donc là où vous mettez vos décisions en perspective. Choisir, c’est renoncer.

2/ On parle souvent de l'isolement des créateurs : ressentez-vous ce phénomène ? Comment vivez-vous cette situation ?

L’isolement des créateurs d’entreprise est sans doute l’une des plus grandes difficultés à surmonter. Dans la prise de décision, il est évident que l’absence d’un partenaire vous empêche de peser le pour et le contre de manière optimale. Et personne ne sera là pour corriger le tir lorsque vous vous laissez aller à prendre vos décisions trop hâtivement. Un associé est surtout très utile pour hiérarchiser au mieux vos tâches. Savoir s’entourer est donc une priorité pour faire réussir votre entreprise sur le long terme. Je dirais qu’il est plus censé de partir à plusieurs sur une idée moyenne, que seul sur une idée fantastique. L’important est surtout d’avoir un rythme de travail car vous évoluez sans structure. Il faut donc trouver des repères structurants, qu’il soient physiques (lieu de travail) ou temporels (emploi du temps).

3/ 6 mois après le lancement de votre site, dans quel état d'esprit êtes vous ? Quels sont vos difficultés et vos doutes ? Et par ailleurs, quelles sont vos sources de satisfaction ?

6 mois après le lancement de mon site, je suis beaucoup plus lucide. Je connais mieux mes objectifs qui étaient restés un peu dans le flou. Mon tableau de bord est désormais plus clair.

Des doutes persistent. Les sites internet en B to C sont aujourd’hui très nombreux. Pour valider leur business model, on doit souvent passer par une période probatoire où rien n’est acquis. Le plus souvent bâtis sur des modèles d’audience publicitaire, des millions de pages vues ou de visiteurs uniques sont souvent nécessaires à ces sites pour générer un cash flow intéressant. Il y a donc des doutes qui existent sur cette inflation de sites qui se créent tous les jours dans un marché de plus en plus fragmenté, et où finalement il est difficile de fidéliser le grand public des internautes. A chaque étape de développement, il faut fournir un effort encore plus important que le précédent. C’est un peu comme le Page Rank, passer d’un PR de 4 à 5 est beaucoup plus dur que de franchir un PR de 2 à 3.

Sur internet il est à mon avis aujourd’hui plus porteur d’avoir comme client des entreprises, que des particuliers, exception faite du e-commerce. Pour réussir il faut se concentrer sur les fondamentaux : avoir une équipe compétente, trouver des clients et obtenir des financements. Sur internet le client est roi, volatile, a l’embarras du choix et ne veut surtout pas payer. C’est donc à partir du second maillon que les choses se compliquent. Se positionner sur le marché du B to B est à mon avis très porteur, quitte ensuite à passer ensuite au B to C. Bluekiwi, Feedback 2.0 et Virtuoz sont à mon avis les start-ups internet qui illustrent le mieux en France cette stratégie qui plait bien aux investisseurs. Ils ont tout simplement su respecter à la lettre les fondamentaux cités plus haut.

Des erreurs de débutant, il y en a eu. Je suis parti à toute l’allure et j’ai eu quelques difficultés à hiérarchiser mes objectifs. Une période d’essoufflement est apparue et, à ce moment là, il est très facile de tout laisser filer. Mais on ne peut pas démissionner dans la création d’entreprise ! Il faut donc continuer et ne pas hésiter à changer de stratégie. Il n’y a pas de mal à être opportuniste.

Très content d’avoir ajouté la plus belle ligne de mon CV. Sans même dévoiler le concept de votre société, beaucoup de gens vous félicitent d’emblée pour votre courage lorsque vous leur dites que vous avez créé votre boite. C’est toujours gratifiant et on sait que beaucoup aimeraient être à votre place. On apprend également sur soi-même, c’est aussi de ce côté-là que je suis très satisfait.

4/ En 6 mois, que retenez-vous de la création d'entreprise de manière générale ? Avec le recul, qu'auriez-vous fait différemment sur votre projet ?

Ce que je retiens de la création d’entreprise après 6 mois est très instructif. C’est un apprentissage ou comme disent les américains, c’est un « learning process ». C’est comme apprendre une matière qui n’aurait jamais été enseignée. C’est le meilleur des assessement center ; c’est une mise en situation dans laquelle resurgissent le mieux vos forces et vos faiblesses. L’envie de faire ses preuves sur un terrain inconnu est sans doute la chose la plus stimulante qui soit. Ajouter à cela que c’est un formidable tremplin pour rencontrer des gens qui viennent d’horizons différents, ou pour changer de circuit à un moment de votre vie où vous tournez un peu en rond.

5/ Quels conseils ou recommandations donneriez-vous à un porteur de projets qui souhaite se lancer ?

« Jetez les à l’eau, ils apprendront à nager ». Si vous vous reconnaissez dans cette maxime, la création d’entreprise est sans doute faite pour vous, ou du moins dans l’état d’esprit. Le portrait type de l’entrepreneur est avant tout curieux, optimiste, visionnaire, n’ayant pas peur des journées sans lendemain, ayant le goût du risque, l’envie d’améliorer les choses, d’être tenace et enfin il doit s’attendre à des hauts et des bas dignes des montagnes russes. C’est une affaire de tempérament ! Concernant votre idée, n’hésitez pas à la torturer pour voir ce qu’elle a dans le ventre. Si elle en donne naissance à d’autres, vous êtes sur la bonne voie.

Enfin si vous pressentez qu’un jour ou l’autre vous tenterez l’aventure de l’entrepreneuriat, documentez-vous, renseignez-vous, lisez, aller à des conférences en simple curieux. Mais ne restez pas à vous dire que si je n’ai pas d’idée aujourd’hui, cela ne sert rien de s’activer. Pourquoi ?

  • C’est autant de temps gagné par rapport à la future aventure dans laquelle vous vous lancerez. N’oubliez pas que dans la création d’entreprise on apprend ce que l’on fait et on fait ce que l’on apprend. Donc plus vous en savez, plus vous passerez du temps à mieux faire.
  • Vous rencontrerez des gens, vous prendrez des conseils et découvrirez également des outils pour mieux vous lancer. Avec un peu de chance vous tomberez sur un créateur d’entreprise qui voit en vous l’associé idéal. C’est aussi une affaire de hasard !
  • Confrontez vous aux obstacles des autres vous permettra d’être mieux préparé et d’anticiper votre futur parcours du combattant. Commencez et posez vos questions par : comment ont ils fait pour en arriver là ? Par quoi sont ils passés ?

''Retrouver l'aventure de train d'union et de Virgile Rault sur son Blog.


author Publié par incwo Sat, 28 Jul 2007 19:40:14 GMT

Nous vous recommandons la lecture de cet excellent article de Fred Cavazza sur l'Entreprise 2.0. Il est long et dense, imprimez-le pour le lire tranquillement, ça vaut le coup. Fred Cavazza prend du recul et fait le point sur les différents outils Web 2.0 et questionne leur utilisation en entreprise. Il établit un excellent schéma synthétique qui résume bien sa vision mais ne dispense pas d'une lecture détaillée :)


author Publié par axel Tue, 24 Jul 2007 10:29:38 GMT

Nous avons tous un jour entendu le cliché selon lequel « le client a toujours raison ». Ceux d’entre nous qui ont travaillé dans quelque domaine que ce soit et qui ont eu de réelles interactions avec les clients pendant plus de deux jours ont appris que cette affirmation est absolument fausse. Le client n’a évidemment pas toujours raison. La vraie question devient alors de savoir quand, (si cela arrive,) vous devriez agir comme s’il avait raison – même si vous savez que c’est faux.

Mon esprit simple se penche donc sur cette question simple :

Etes-vous un conseiller de confiance ou un assistant réactif ?

Ma meilleure comparaison pour le conseiller de confiance est un docteur (ou un avocat – toute ironie sur ce point de la part d’un juriste mise à part). Si vous faites quelque chose de vraiment stupide, un conseiller de confiance devrait mieux le savoir que vous et être capable de vous donner un coup sur la tête en vous disant que vous êtes en train de faire quelque chose de stupide. Ce sont les experts, et c’est leur travail. Ils ne pensent pas à vous comme à un « client », et ils savent que vous n’avez pas toujours raison. D’un autre coté, un assistant réactif est quelqu’un qui fait ce que le client veut parce qu’ils n’ont pas (ou ne sont pas perçus en tant que tel) de capacité spéciale ou de talent particulier que n’ont pas les clients eux-mêmes. Ce ne sont pas des experts, ce sont des « économiseurs de temps ». Il n’y a rien de mauvais avec l’un ou l’autre de ces types de sociétés (et autant les sociétés de production que les sociétés de service peuvent être catégorisées de la sorte). Les problèmes arrivent lorsque vous vous imaginez d’un certain type et que vous agissez de l’autre.

J’ai rencontré beaucoup de créateurs de sociétés confrontés à ce dilemme (et particulièrement au tout début de la vie de l’entreprise). Ma société actuelle, HubSpot, est une bonne étude de cas. Nous sommes dans le secteur du logiciel de, marketing internet. Notre cible de clientèle est l’ensemble des petites entreprises. Le problème que nous rencontrons fréquemment chez HubSpot (et que je pense beaucoup d’entre vous rencontrent également), est que les clients demandent souvent des choses qui ne sont clairement pas dans leur intérêt.

Toute modestie mise à part, la plupart des jeunes sociétés sont des expertes lorsqu’il s’agit de comprendre leur domaine d’activité et leur offre de produits. Dans la plupart des cas, notre compréhension est beaucoup plus grande que celle de nos clients. J’aimerais croire que c’est la raison pour laquelle nos clients décident d’acheter pour la première fois notre logiciel. Nous mangeons, respirons et vivons par cela. Mais il arrive souvent que les clients ne reconnaissent pas toujours leurs propres limites ou ne vous croient pas assez pour vous laisser repousser leurs demandes.

Voici quelques unes des choses qui, je pense, influencent cette dynamique de conseiller de confiance (et pourquoi tant d’entre nous finissent par être traités comme des assistants). Voici quelques unes des questions qui traînent dans l’esprit de vos clients quand ils vous testent et décident si vous êtes ou non un conseiller de confiance.

Comment les clients décident-ils si vous êtes un conseiller de confiance ?

1. Qu’est-ce que cela vous rapporte ? Quel bénéfice allez-vous tirer en me redirigeant vers votre ligne de pensée ? Par exemple, en reniant ma demande, êtes-vous en train de réduire le montant d’affaires à faible taux de marge que vous faites avec moi ? Augmenter votre degré de rentabilité n’est pas mon problème, c’est le vôtre. Si vous faites plus de profit en me guidant d’une certaine manière, je vais m’en préoccuper.

2. Me comprenez-vous ? Peut-être que dans la plupart des cas, ce que vous me dites est la « bonne » chose. Mais peut-être que mon entreprise est différente, de nombreuses façons. Vous pensez peut-être que vous me donnez le bon conseil, mais c’est complètement faux. Me comprenez-vous suffisamment pour pouvoir me donner d’excellents conseils et me diriger dans la bonne direction ?

3. Etes-vous vraiment un expert ? Comment puis-je être certain que vous en savez aussi long que vous le prétendez ? Et si vous vous trompiez et qu’un logo animé avec de la bonne musique sur ma page d’accueil me ramenait vraiment beaucoup plus de clients ?

4. Est-ce l’expert qui a appelé ? Comment puis-je savoir que ce conseil ne vient pas d’un débutant qui a juste été embauché la semaine dernière parce que les « experts » n’ont pas vraiment eu le temps de se pencher sur mon cas ?

Donc, mon conseil pour tous ceux qui veulent s’établir en tant que conseillers de confiance, est de se concentrer sur ces questions et de s’assurer que vous comprenez d’où le client vient et ce que vous pouvez faire avec lui. Soyez transparent. Soyez objectif. Soyez empathique. Les relations d’expert de confiance sont gagnées mais le valent bien.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà dit à un de vos clients qu’il se trompait ? Comment l’avez-vous fait ? Nous aimerions beaucoup lire vos commentaires.

L’article qui précède est la traduction de l’article «Startups : Are you a trusted adviser or a responsive assistant ?» de Dharmesh Shah. La traduction et publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Dharmesh Shah sur onstartups.com

Dharmesh Shah est diplômé dans un premier temps de l’université de l’Alabama en informatique, et d’un Master Spécialisé du MIT, en innovation et leadership. Passionné de programmation et d’entreprenariat, il a par ailleurs créé plusieurs sociétés, dont la dernière, Hubspot, permet de créer et d’optimiser un site internet et son marketing. Vous retrouverez ici une sélection d'articles de son site d’actualité de l’entreprenariat high-tech.


author Publié par incwo2 Mon, 23 Jul 2007 08:34:00 GMT

David Baguet est le fondateur de la jeune société LogoFacile, spécialisée dans la création de logos, bannières et chartes graphiques lowcost, 100% online. Entrepreneur et salarié, il nous parle de cette particularité.

1/ Vous avez choisi d’entrer, pas à pas, dans la vie d’entrepreneur, en cumulant salariat et entrepreneuriat, dans un premier temps : pour quelles raisons vous êtes vous orienté sur ce choix ? En quoi cette situation est-elle avantageuse pour vous ? Quelles difficultés avez-vous rencontré lors de la création de votre entreprise ?

Cette situation n'est pas nécessairement plus avantageuse, je la qualifierais de plus confortable. L'un des premier obstacle à la création d'entreprise reste la prise de risque, il est nécessaire de savoir outrepasser ses doutes et incertitudes, le double statut créateur-salarié permet de les contourner et d'en limiter l'effet. Cette alternative est une solution idéale pour tous créateurs "latents". Selon moi, il existe deux types de savoir entrepreneurial ; Un savoir inné, qui amène le futur chef d'entreprise à se lancer dans l'aventure sans avoir été salarié, et un savoir acquis, développé au cours d'un parcours professionnel qui est le passage obligé pour le créateur "latent". Ce créateur est en devenir il a besoin de se rassurer par son expérience, son parcours, ses rencontres, de tester ; un tel statut peu l'aider. La possibilité d'étre salarié-créateur constitue, donc, une fantastique opportunité pour cette dernière catégorie d'entrepreneurs dont je fais partie. Cette situation nous offre l'immense avantage de pouvoir libérer son énergie créatrice en bénéficiant d'un "filet" de sécurité. Il est désormais possible d'oser, de tester un projet tout en se préservant un minimum la contre-partie étant de ne pas compter ses heures et ne pas hésiter à faire des doubles journées. Toutefois, toutes les activités ne sont pas compatibles avec cela, l'économie du net et celle des services me semble plus adaptées.

2/ Comment l’administration, la législation, facilitent-elles cette opportunité de lancer, de nos jours ? Quels statut d’entreprise avez-vous choisi et pourquoi ?

Une fois n'est pas coutume, il est important de saluer le dynamisme de l'administration Française en terme de création entreprise, en effet, le gouvernement a mis en place un certain nombre de mesures visant à la simplifier en permettant aux créateurs de ne pas se perdre dans des démarches administratives qui par le passé étaient souvent très lourdes. Désormais, grâce à Internet, vous pouvez créer votre entreprise de chez vous sans perdre de temps dans les différents organismes Sociaux, Fiscaux et Juridiques. Le Centre de Formalités des Entreprises est votre interlocuteur unique il se charge, via son site, de vous conseiller et vous représenter auprès des organismes concernés. S'agissant du statut de mon entreprise, j'ai opté pour le régime de la micro entreprise car il se veut relativement souple et s'adapte parfaitement à la création d'un site Internet. Ce régime est une solution idéale pour les activités nécessitant peu ou pas de fonds propres et peu d'immobilisations. Il requiert une comptabilité simplifiée et peut être fiscalement intéressant, il est en fait une première étape avant un passage vers une SARL ou une SAS.

3/ Comment s’organise le quotidien d’un entrepreneur - salarié : C’est quoi le planning type de votre journée ? Comment gérer les obligations et contraintes émanant des 2 statuts ? Quels choix délicat avez-vous eu à faire ? Comment gérez-vous les priorités ?

Le quotidien d'un entrepreneur-salarié est avant tout celui d'un passionné. Intense et riche. Dans mon cas j'ai 2 rendez-vous privilégiés avec mon activité de créateur, le matin jusqu'à 9 heures et le soir à partir de 20 heures . Le reste de la journée étant plus généralement réservée à mon activité de salarié toutefois, Internet et les solutions mobiles me permettent de gérer mon activité personnelle à distance, entre deux réunions ou deux rendez-vous. Le plus dur étant de s'imposer des règles et de les respecter comme, ne pas laisser son activité personnelle prendre le dessus sur son activité salarié, le jour où cela devient impossible il convient d'opter pour un statut unique. A ce jour, grâce à mon organisation, je n'ai pas eu de choix délicat à faire si ce n'est empiéter légèrement sur mon "temps familial". Cette charge conséquente de travail nécessite une bonne gestion de ses priorités ce qui est relativement aisé si tant est que vous ayez des équipes efficaces qui vous permettent de prendre le recul nécessaire à la bonne prise de décision.

4/ En cette période estivale, je ne peux m’empêcher de poser la question : c’est quoi le programme d’un entrepreneur, cet été ?

Mon programme cet été ? Des vacances, imaginez je n'ai plus qu'une activité à gérer la mienne. Plus sérieusement je vais en profiter pour accorder un peu plus de temps à ma famille et mes amis, faire du sport et me détendre mais je sais que mon ordinateur ne sera pas très loin.

5/Quels conseils donneriez vous à un porteur de projet, encore en activité salariée, qui souhaite se lancer ?

Quels conseils puis-je donner? Si vous êtes en couple, n'hésitez pas à échanger longuement sur les implications qu'engendre, sur votre quotidien, un statut de salarié-créateur. Une fois que votre décision est prise, Osez-Foncez-Créez ainsi vous n'aurez ni regret ni remords, vous allez enfin pouvoir choisir votre vie sans risque et lever toutes les incertitudes ; soit vous réveillerez le créateur qui sommeil en vous, soit, vous apprécierez votre statut de salarié en vous disant qu'il n'est pas si inconfortable.


author Publié par incwo Wed, 18 Jul 2007 08:20:15 GMT

Grâce au blog d'Advancia, nous avons découvert www.kiva.org, qui propose une plateforme de microcrédit en ligne. Kiva a été lancé en 2004, et depuis 5.000 emprunteurs ont bénéficié de micro-prêts. Vous pouvez très simplement participer et financer des entrepreneurs par des prêts à partir de 25 dollars.

Ce principe nous plait, savez-vous si il a été lancé en France ? Si non et si vous avez un projet de ce type en France contactez-nous, nous aimerions vous aider.


author Publié par incwo2 Wed, 18 Jul 2007 07:59:00 GMT

Igor Schlumberger, fondateur de VideoMark en 2007 et de plusieurs autres sociétés auparavant, nous confie ce qui constitue pour lui les clés d’une communication externe efficace.

1/ Vous avez vingt ans d’expérience dans le management, vous avez notamment accompagné une société, LeGuide.com, depuis sa création jusqu’à son introduction en Bourse ; quelle leçon en tirez-vous pour ce qui concerne la communication externe ?

La première règle, qui évite bien des problèmes, concerne le timing : je ne parle que des choses qui sont faites. J'annonce une augmentation de capital une fois qu’elle est bouclée, la sortie d'un nouveau produit quand celui-ci est disponible, etc. Les annonces prématurées font l’effet d’un pétard mouillé : en effet, personne ne va vouloir relayer l’annonce d’un produit qui n’est pas encore sur le marché et ensuite, une fois qu’il le sera vraiment, l’information ne sera plus assez neuve pour donner envie aux journalistes d’en parler. Si le but des annonces presse est d’obtenir de nombreux papiers sur votre produit, vous êtes alors perdant sur toute la ligne !

Un autre point important à mes yeux, c’est de croire en son produit. Pour cela, il faut y avoir mis beaucoup d’énergie à le concevoir et à le sortir. Vous en êtes d’autant plus convaincant.

2/ Comment élaborez-vous vos messages ?

L’annonce presse exige un véritable rodage, pour être efficace. Je commence par présenter un nouveau service ou produit à mes proches, puis à quelques clients et partenaires, j'écoute leurs réactions, note leurs questions, j'adapte mon discours et ensuite, quand le concept et le message rencontrent l’adhésion, j'estime que je peux en parler au « public ».

Une astuce pour que mes communiqués soient bien repris sur Internet : je n’hésite pas à y mentionner de grands annonceurs largement relayés dans la presse ; ainsi, les personnes qui ont mis une alerte ou effectuent une recherche sur ces marques tombent sur mon communiqué !

3/ La communication externe d’une entreprise ne se résume pas à ses communiqués. Comment, d’après vous, être un bon porte-parole ?

Le porte-parole a en effet un rôle très important, il véhicule l’image de l’entreprise. Sa qualité principale, à mes yeux, est de devenir un spécialiste reconnu dans son domaine. Il faut beaucoup s’informer, observer le marché, échanger avec d’autres acteurs du secteur, savoir parler des tendances, et on vous donne alors volontiers la parole. En devenant un expert reconnu, vous apportez un grand plus à la crédibilité de votre entreprise. Même si vous ne la mentionnez pas toujours au cours de vos interventions : les journalistes le font pour vous !


author Publié par incwo Tue, 17 Jul 2007 14:37:15 GMT

Pour ce que nous pouvons en voir chez entreprise-facile, les entrepreneurs se connectent moins pendant les deux premières semaines de juillet. D'autres acteurs du ecommerce nous ont également signalé une baisse d'activité pendant et suite aux élections.

Par contre, ... vous êtes plus actifs ! En effet, vous êtes plus nombreux que d'habitude à lancer votre création d'entreprise et à commander des formalités.

Alors dans cette situation peut-être un peu particulière, où vous décidez de créer votre entreprise alors que vous êtes dans la maison familiale, vous n'avez parfois pas d'imprimante. Eh bien c'est simple : nous vous proposons maintenant, lors de la création de votre entreprise, une option grâce à laquelle nous imprimons vos documents (statuts, mandats, etc.) et nous vous les envoyons par courrier. A vous de les signer et de nous les retourner. Pas besoin de scanner, d'imprimante, ni de photocopieuse !

La création d'entreprise sur support papier vit peut-être en France ses derniers mois (années ?) avant une dématérialisation totale, mais nous sommes là pour vous accompagner et vous simplifier la vie.

Rendez-vous sur votre Bureau Virtuel pour en savoir plus.


author Publié par incwo Wed, 11 Jul 2007 15:54:00 GMT

Lois Kelly est l’auteur de l’ouvrage « Au delà du Buzz : La prochaine génération du bouche à oreille marketing » (Beyond the Buzz : The next generation of Word-of-Mouth Marketing). Voici son explication sur les 9 types d’histoires dont les gens aiment parler. Si vous présentez votre société à des investisseurs, à des clients, à des partenaires, à des journalistes, à des vendeurs, ou à des employés et que vous n’utilisez pas l’un de ces thèmes, vous avez probablement un problème. Et vous n’avez probablement pas assez de recul sur ce que vous faites, au point de penser être « en train de déposer le brevet, avec une courbe exponentielle, et révolutionnaire ».

1. Les souhaits et croyances. Plus qu’aucun autre sujet, les gens aiment entendre parler d’aspirations et de croyances. (C’est peut-être pourquoi la religion est le plus grand bouche à oreille qu’il n’ai jamais existé.) Le point de vue de Scott Mc Nealy (Sun Microsystems) sur la façon d’en terminer avec la fracture numérique est autant souhaité que les points de vue du fondateur de Patagonia, Yvon Chouinard, sur les manières dont les sociétés peuvent croître en réduisant la pollution et en créant des stratégies de développement durable. Les aspirations sont utiles car elles nous aident à créer un lien émotionnel avec l’orateur, la société, et les points où il veut en venir. Elles nous aident à voir l’âme d’une personne ou d’une société.

2. David contre Goliath. Dans l’histoire de David et Goliath, le jeune hébreux David releva le défi du géant Philistin Goliath et le battit. C’est la manière dont Southwest Airlines a conquis les gros porteurs, la manière dont les constructeurs automobiles Japonnais, jadis inconnus, ont pris le dessus sur Detroit, et la manière dont les média sociaux prennent l’avantage sur les géants des médias. Partager des histoires sur la façon dont une petite organisation prend le dessus sur une grosse est un sport formidable dans les affaires. On aime écouter le petit expliquer comment il va gagner et pourquoi le monde – ou l’industrie – s’améliorera grâce ou avec lui.

3. L’avalanche prête à se déclencher. La montagne grogne, le soleil tape de plus en plus fort, mais les rochers et la neige ne sont pas encore tombés. Vous voulez vous brancher et écouter le sujet de « l’avalanche prête à se déclencher » parce que vous savez que vous seriez tués si vous vous faisiez attraper sans l’avoir su. Ce sujet porte sur notre désir de rentrer dans l’histoire avant qu’elle ne devienne largement connue. Ce n’est pas seulement intéressant d’écouter quelqu’un parler de ses idées, ce sont aussi les ingrédients optimaux pour un effet viral et de répétition informelle.

4. Les suppositions contraires/contre-intuitives/contestables. Ces trois thèmes sont comme 3 proches cousins, similaires en de nombreux points, mais légèrement différents. Les perspectives contraires défient la sagesse conventionnelle ; ce sont des positions qui, souvent, ne sont pas alignées – ou peut-être même parfois diamétralement opposées- à l’opinion publique. Les vues contraires sont ainsi hardies afin d’attirer l’attention ; plus elles sont originales et arrogantes, plus elles seront utiles pour provoquer des conversations sensées. Les idées contre intuitives s’opposent à ce que notre intuition (comme à celle de la majorité du public) déclare comme vrai. Quand vous introduisez des idées contre intuitives, cela prend aux gens une minute pour réconcilier ce qui était objectivement vrai avec leur suppositions grossières sur le sujet. L’expression de vues qui s’opposent à ce que nous pensons intuitivement (allant à l’envers des « instincts viscéraux » naturels), force à s’arrêter et à réinitialiser la manière dont on pense et dont on parle du sujet. Les suppositions contestables mais largement répandues signifient que lorsque tout le monde dit que la raison d’un événement est X, vous montrerez que c’est en fait Y. Les suppositions contestables sont bonnes pour un débat et une discussion, et elles sont particulièrement importantes pour protéger la réputation de la société.

5. Les anxiétés. L’anxiété est un cousin de l’avalanche qui s’apprête à tomber, mais c’est plus l’exemple d’une chose incertaine que de l’émergence d’une tendance perturbatrice. Les exemples de sujets d’anxiété abondent : (1) Les services financiers des sociétés pressent les baby boomers de se dépêcher et d’investir plus pour leur retraite : « Vous aurez 55 ans. Aurez-vous vos 3,2 millions de dollars (2,3 millions d’euros) pour prendre votre retraite confortablement ? » (2) Les sociétés de soutien scolaire plantant des graines de doutes sur la capacité de votre enfant à obtenir de bons résultats scolaires. Bien que les sujets d’anxiété attirent l’attention, allez-y doucement. Les gens deviennent sceptiques, et ont raison. Trop de politiciens, de sociétés nous ont bombardés avec les PID (la peur, le caractère incertain des choses, et le doute) sans aucun fait pour appuyer leur propos.

6. Les personnalités et les histoires personnelles. Il n’y a rien de plus intéressant qu’une histoire personnelle avec des leçons de vie qui nous aident à comprendre ce qui a fait de dirigeants ce qu’ils sont et ce qu’ils valorisent le plus. Les points de ces histoires personnelles sont rappelés, répétés, et distillés au travers de la culture d’entreprise. Robert Goizueta, le CEO respecté de Coca-Cola, disait qu’il détestait donner des discours mais qu’il racontait toujours des anecdotes – souvent personnelles à propos de comment sa famille et lui avaient dû fuir Cuba quand Castro en prit le contrôle et qu’il n’avait rien de plus que son éducation.

De manière similaire, quand Steve Jobs fit le discours de remise des diplômes de l’université de Stanford en Juin 2005, il a partagé son histoire personnelle et ses leçons de vie. Ce discours de fin d’études, « Gardez la faim. Restez fous », était prononcé devant des milliers de personnes et fut publié mot pour mot dans le magazine Fortune. Il nous a aidé à voir Jobs sous un autre angle.

7. Les guides et conseils. Les idées théoriques et qui poussent à réfléchir sont sympathiques, mais les gens adorent les conseils et les guides pragmatiques : Comment résoudre les problèmes, trouvez les prochaines pratiques et surmontez les obstacles communs. Pour être intéressants, ces guides doivent être frais et originaux, apportant une nouvelle d’approche à ce que les gens connaissent déjà, ou s’attaquant à des sujets de controverse comme la meilleure manière de faire collaborer les services informatiques et le marketing malgré le profond choc des cultures entre ces deux services.

8. Le strass et les paillettes. Robert Palmer chantait qu’il était accroc à l’amour. Notre société est plus accrochée au glamour et à la célébrité. Trouver une manière logique de se relier à quelque chose de brillant et de glamour enflammera la conversation à coup sur. Par exemple, s’ajoutant à la vague d’intérêt déclenchée par les Academy Awards, Randall Rothenberg, actuel directeur de la propriété intellectuelle du cabinet de consultants Booz Allen-Hamilton, parlait l’année dernière des similarités et des challenges entre la création d’une nouvelle marque de produits « stars » et les acteurs « stars ».

9. Les évènements liés à la saison de l’année. Le dernier, et le moins intéressant mais qui semble résonner, est d’intégrer votre sujet dans des évènements saisonniers ou majeurs. En parlant des prédictions industrielles aux alentours du nouvel an, en faisant la publicité lors du SuperBowl, en réformant les compensations des dirigeants quand le cadre d’une société bien connue « abandonne» avec des conditions exagérément avantageuses, sont de bons exemples de ce genre d’anecdotes.

Voici un bon exercice pour votre équipe : Maintenant que vous avez lu cet article, répondez à cette question : Quel thème votre marketing utilise-t-il ? Ensuite, si vous êtes assez brave, posez-vous la question : Quel thème notre marketing devrait-il utiliser ?



Guy Kawasaki est Directeur de Garage Technology Ventures, une société de capital-risque qui investit tôt dans les sociétés. Guy est également éditorialiste pour Entrepreneur Magazine. Auparavant, Guy avait le titre d’Apple Fellow chez Apple Computer, Inc. Guy est l’auteur de huit livres, incluant L’art de se Lancer, Rules for Revolutionaries, How to Drive Your Competition Crazy, Selling the Dream, and The Macintosh Way. Guy possède un BA de l’Université de Stanford et un MBA de l’UCLA, ainsi qu’un Doctorat honorifique du Babson College.

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author Publié par incwo Mon, 09 Jul 2007 11:45:32 GMT

Question : Combien de temps cela prend t-il dans le monde réel – à l’opposé du monde rétroactif du journalisme – pour qu’une « épiphanie » arrive ?
Réponse : Une épiphanie est le sommet de l’iceberg créatif, et toutes les épiphanies sont fondées sur le travail. Si vous prenez n’importe lequel de ces moments magiques de l’histoire des découvertes, et revenez en arrière, vous trouverez des douzaines de plus petites observations, d’enquêtes, d’erreurs, et de comédies qui ont rendu l’épiphanie possible. Tous les inventeurs géniaux le savaient – et typiquement ils minimisaient les moments magiques. Mais nous aimons tous les histoires excitantes – Une pomme tombant sur Newton ou des gens avec du chocolat et du beurre de cacahuètes se bousculant dans un hall - qui sont juste une manière amusante d’y penser. Un film appelé « Regardez Einstein contempler son tableau pendant 90 minutes » ne marcherait pas aussi bien auprès du grand public.

Question : Est-ce que le progrès vers l’innovation est fait d’une ligne droite ? Par exemple, du transistor à l’ordinateur personnel ou du web à Myspace.
Réponse : La plupart des gens veulent que l’on explique comment on en est arrivé là, pas comment changer le futur. Pour servir cette fin, les histoires populaires sont racontées de manière narrative héroïque et logique : Ils firent le transistor, qui mena à la puce, qui donna la possibilité de faire des PC, et cela continue pour toujours. Bien sûr si vous demandiez à William Shockey (transistor) ou à Steve Wozniak (PC) combien leurs idées et leur succès étaient évidents, vous entendriez des histoires bien différentes à propos du chaos, du caractère incertain de leur travail et du sentiment que tout était contre eux.

Si nous croyons que les choses sont incertaines pour les innovateurs du présent, nous devons nous souvenir des choses qui étaient tout aussi incertaines pour les innovateurs du passé. C’est l’un des grands buts du livre : Utiliser d’étonnantes histoires de l’histoire de l’innovation comme des outils pour ceux qui innovent aujourd’hui.

Question : Les innovateurs sont-ils innés ou ont-ils appris à l’être ?
Réponse : Les deux. Prenez Mozart. Oui, il avait une incroyable capacité pour la composition musicale, mais il est aussi né dans un pays au centre de la musique mondiale, avait un père qui était professeur de musique, et était forcé à s’entraîner pendant des heures tous les jours avant qu’il ne commence à aller à l’école primaire. J’ai recherché dans l’histoire de beaucoup de génies et de créateurs et j’ai toujours trouvé une grande gamme de facteurs, quelques uns contrôlables, d’autres non, qui ont rendu leur œuvre possible.

Question : Quel est le plus gros challenge auquel un innovateur doit faire face ?
Réponse : C’est différent pour tout innovateur, mais celui que beaucoup rencontrent est la manière dont le reste du monde est ennuyé par leurs idées. Trouver du support, qu’il soit émotionnel, financier ou intellectuel, pour une grande et nouvelle idée, est très difficile et dépend de capacités qui n’ont rien à avoir avec des prouesses intellectuelles ou la capacité créative. C’est un tueur pour beaucoup génies en devenir : Ils doivent passer beaucoup plus de temps à persuader et à convaincre les autres qu’ils n’en passent à inventer, et ils n’ont pas les capacités ou l’endurance émotionnelle pour cela.

Question : Où les inventeurs et les innovateurs trouvent-ils leurs idées ?
Réponse : J’enseigne un cours de pensée créative à l’université de Washington, et la fondation est que les idées sont des combinaisons d’autres idées. Les gens qui gagnent l’étiquette de « créatifs » sont juste des gens qui trouvent plus de combinaisons d’idées, trouvent les plus intéressantes plus rapidement, et qui ont envie de les essayer. Le problème est que la plupart des écoles et des organisations nous entraînent en dehors de ces habitudes.

Question : Pourquoi les innovateurs rencontrent-ils autant de refus et de négativité ?
Réponse : C’est dans la nature humaine – Nous nous protégeons du changement. Nous aimons penser que nous sommes progressifs, mais chaque vague d’innovation a été bien plus lente que ce qui a été dit. Le télégraphe, le téléphone, le PC, et l’internet ont tous pris une dizaine d’années pour se développer d’idées en choses extraordinaires que les gens utilisaient. En tant qu’espèce, nous sommes menacés par le changement et cela prend longtemps pour convaincre les gens de changer leur comportement, ou de les séparer de leur argent.

Question : Comment savez-vous si vous avez une idée soit-disant stupide selon des « experts », mais qui rencontrera le succès, ou une idée stupide qui est réellement stupide ?
Réponse : Ne me criez pas dessus, mais la réponse est que l’on ne peut pas savoir. Pas à 100%. C’est de là que viennent tout le plaisir et toute la misère. Beaucoup d’idées stupides ont eu du succès et beaucoup d’idées formidables sont mortes dans l’œuf et c’est parce que le succès se base sur des facteurs hors de contrôle.

Le meilleur pari est d’être un expérimenteur, un essayeur – pour apprendre à essayer des idées de manière peu coûteuse et rapide et de sortir avec des personnes plutôt que de fantasmer dans des tours d’ivoire. L’expérience avec des personnes réelles trompe les experts d’analyses la plupart du temps. L’innovation est un entraînement – un ensemble d’habitudes – et cela inclus de faire beaucoup d’erreurs et d’avoir envie d’apprendre d’elles.

Question : Si vous étiez un capital risqueur, quelle serait votre thèse d’investissement ?
Réponse : Deux parties : aucune n’est originale, mais elles sont le fruit de l’histoire. La première est le portefeuille. La plupart des sociétés de capital-risque investissant en connaissance de risques, même les bonnes, échouent, et distribuent le risque sur une certaine échelle (par exemple : 1/3 très haut risque, 1/3 risque élevé, 1/3 risque modéré). Semblant parfois petites, les innovations peu risquées et peu valorisantes ont de gros impacts et c’est une erreur de ne faire que de gros paris.

L’autre idée, ce sont les gens : J’investirais dans les gens plutôt que dans des idées ou des business-plans – bien que ceux-ci soient importants, bien sûr. Un formidable entrepreneur qui n’abandonnera pas et maintiendra sa croissance tout en apprenant vaut de l’or. C’est un minuscule pourcentage d’entrepreneurs qui ont un succès réel dès les premières fois – 3M, Ford, Flickr ont tous étés les deuxièmes ou troisièmes tentatives. Je donnerais aussi des millions de dollars aux auteurs de livres récents sur l’innovation avec le mot « mythe » dans le titre. Le futur est réellement entre leurs mains.

Question : Quels sont les déterminants primaires de la vitesse d’adoption de l’innovation ?
Réponse : La recherche classique sur le sujet est « Diffusion de l’innovation » par Rogers, qui définit des facteurs qui s’accrochent bien aujourd’hui encore. Notre surprise est qu’ils sont tous d’ordre sociologique : Basés sur la perception des gens de la valeur et de leur crainte des risques – qui n’ont souvent pas grand chose à voir avec notre vision de combien cette technologie est étonnante. Les innovateurs les plus intelligents le savent et font attention dès le premier jour à ceux pour qui ils développent leur projet et à comment ils conçoivent leur site web ou leur produit de manière à ce qu’ils supportent leurs sentiments et leur croyance.

Question : Qu’est-ce qui est le plus important : La définition du problème ou la manière de résoudre le problème ?
Réponse : La définition du problème est définitivement sous-estimée, mais les deux sont importants. Les idées nouvelles viennent souvent de nouvelles questions et de personnes créatives dans les questions qu’elles posent. Nous nous fixons sur les solutions et la littérature populaire se concentre souvent sur les créatifs en tant que personnes qui résolvent les problèmes, mais bien souvent la créativité est dans la reformulation d’un problème de telle sorte qu’il devient facile à résoudre. Einstein et Edison étaient de notables définisseurs de problèmes : Ils définissaient le problème différemment de tout le monde et c’est ce qui les a mené au succès.

Question : Pourquoi les meilleures idées ne gagnent-elles pas ?
Réponse : Une raison est parce que les meilleures idées n’existent pas. En fonction de votre point de vue, il y a une meilleure idée différente ou un meilleur choix pour un problème particulier. Je suis certain que les gens qui ont fait les télégraphes pensaient que le téléphone était une si bonne idée, mais cela a mis un terme à leur gagne-pain. Tant d’histoires de progrès qui ont défailli le furent à cause de l’arrogance de la perception : ce qu’une personne pense être la bonne voie – souvent la plus profitable pour elle - n’est pas ce qu’un autre groupe de personnes, avec plus d’influence, pensait.

Question : L’innovation a-t-elle plus de chances de provenir des jeunes ou des plus âgés ? Ou bien est-ce que l’âge n’est tout simplement pas un facteur ?
Réponse : L’innovation est un travail difficile, risqué, et le plus âgé vous êtes, le plus de chances vous avez de réaliser que tel est le cas. Cette explication est celle qui marche le mieux. Beethoven n’a pas écrit sa neuvième symphonie avant qu’il ne soit à un stade avancé de sa vie, nous savons donc que beaucoup de créatifs le restent quelque soit leur âge. Mais leur volonté à endurer tout le stress et tous les challenges de porter une idée aux yeux du monde diminue. Ils comprennent mieux les coûts grâce à leur expérience de la vie. Les jeunes ne savent pas ce qu’ils doivent craindre, ont des besoins plus urgents de faire leurs preuves, et ont moins d’engagements – par exemple des enfants et un emprunt. Ce sont ces facteurs qui rendent plus facile le fait d’essayer des choses folles.

L’article qui précède est la traduction de l’article «Ten Questions with Scott Berkun, Author of "The Myths of Innovation"» de Guy Kawasaki. La traduction et publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Guy Kawasaki.

Guy Kawasaki est Directeur de Garage Technology Ventures, une société de capital-risque qui investit tôt dans les sociétés. Guy est également éditorialiste pour Entrepreneur Magazine. Auparavant, Guy avait le titre d’Apple Fellow chez Apple Computer, Inc. Guy est l’auteur de huit livres, incluant L’art de se Lancer, Rules for Revolutionaries, How to Drive Your Competition Crazy, Selling the Dream, and The Macintosh Way. Guy possède un BA de l’Université de Stanford et un MBA de l’UCLA, ainsi qu’un Doctorat honorifique du Babson College.

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author Publié par incwo2 Fri, 29 Jun 2007 10:23:00 GMT

Créateurs, entrepreneurs, voici quelques événements qui se tiendront au mois de juillet :

Forum "Réussir en banlieue" : ce forum se déroulera de 14h à 19h, le 2 juillet 2007 à la CCI de l’Essonne et permettra aux porteurs de projet et aux créateurs de se rencontrer autour de tables rondes. www.essonne.cci.fr

Soirées de la création/reprise d'entreprise : cette soirée d’information se déroulera le 3 juillet 2007 à Pontoise avec comme thématique le financement de projets, la protection sociale, les aspects juridiques et fiscaux. Pour tout complément d'information contactez : creation95@versailles.cci.fr

Créer une activité dans le domaine de services à la personne : Des professionnels présenteront les services et les initiatives de ce secteur à la Cité des sciences et de l’industrie, Paris 19ème, le 5 juillet 2007. www.cite-sciences.fr

5ème édition du Symposium Venture : un rendez-vous des entrepreneurs et des porteurs de projets avec les investisseurs en capital risque. Cette conférence se déroulera de 12h30 à 19h30 au Palais du Luxembourg - PARIS. Consultez le programme de la journée.

Forum départemental transmission & reprise d'entreprises : Ce forum vous apportera les conseils et les informations pour reprendre en Corrèze, le 9 juillet 2007 à Tulle. www.cci.correze.net

Les matinées de l'initiative : réunions gratuites de présentation et d'information sur le statut coopératif pour vous permettre de faire le point sur la démarche de création, la solution coopérative, la faisabilité de votre projet, l'adéquation de votre projet avec le statut coopératif. Rendez-vous les 5 juillet à Saint-Martin d’Hères - 12 juillet à Lyon - 19 juillet à Romans sur Isère - 26 juillet à Annecy le Vieux. Pour toutes informations complémentaires, cliquez ici



Entreprendre au féminin : rencontre-débat autour de l’entrepreneuriat au féminin. Le Centre d’information pour le droit des femmes répondra à vos questions, le 12 juillet 2007 au CIF de Floirac www.hdgdev.com


author Publié par incwo2 Sat, 23 Jun 2007 14:25:00 GMT

Kim Auclair est une créatrice d'entreprise. Il y a 4 ans, elle démarrait sa première société de graphisme www.mikimya.com, et le 3 mars dernier a lancé la nouvelle version de macquebec, une société créée il y a 2 ans. Elle nous présente sa passion d'entreprendre, et offre un point de vue particulier sur l'importance, pour un créateur, de s'entourer et d'avoir un d'un tuteur ou d'un mentor.

1/ C'est quoi, pour vous, être entrepreneur ? Quelles qualités faut-il pour être entrepreneur ?

Les entrepreneurs sont des agents de changement qui proposent des solutions innovatrices aux problèmes que nous rencontrons dans notre quotidien. Selon moi, un bon entrepreneur, c'est :

  • un leader,
  • un innovateur,

quelqu'un qui :

  • avec empressement pour saisir les occasions, répondre à toute demande et satisfaire aux exigences de la clientèle,
  • croit en ses capacités,
  • est habile à prévoir et à résoudre des problèmes,
  • a confiance en lui,
  • est à l'aise avec la prise de décision,
  • maîtrise l'art de la délégation,
  • possède une bonne capacité à gérer le stress et qui n'est pas effrayé par l'insécurité financière ou professionnelle qui pourrait être générée par sa position.

Selon mon mentor, l'entrepreneur serait aussi quelqu'un qui :

  • prend plaisir à démarrer quelque chose,
  • possède un talent certain pour voir de nouvelles possibilités et de nouvelles façons de faire les choses,
  • raffole de s’adapter à de nouvelles situations,
  • tient compte des probabilités, se fie aux possibilités et sait
  • évaluer ses chances de réussite,
  • a tendance à vérifier les faits et les informations auxquels il a accès.

2/ Sur votre Blog www.kimauclair.ca, vous parlez de "mentorat" : de quoi s'agit-il ? Est-il, selon vous nécessaire d'avoir un mentor (tuteur en France) pour un créateur d'entreprise ? Quels sont les apports / les bénéfices / l'aide du mentorat ? Comment cet accompagnement vous permet-il d'optimiser votre projet au quotidien ?

Le mentorat est une activité de maillage qui favorise davantage le « savoir-être » que « le savoir-faire ». Il se distingue en ce sens du conseiller en gestion et ne doit surtout pas être perçu comme la solution à tous les problèmes de l’entrepreneur. Il lui procurera essentiellement l’occasion d’accéder à un support édifiant tout en découvrant des alternatives et des perspectives différentes. Jamais le mentor ne devra prendre de décisions à la place de l'entrepreneur. Bien au contraire, il devra savoir s’effacer discrètement et faire confiance au bon jugement de son protégé.

Selon moi, le mentorat est nécessaire pour toute personne qui souhaite évoluer rapidement dans un projet d'affaires. Ce n'est pas tout le monde qui est prêt à vivre cette expérience. Il faut être à l'écoute et surtout faire preuve d'ouverture d'esprit.

Les mentors sont avant tout des personnes expérimentées qui, par leurs connaissances, leurs expériences et leurs idées, suscitent le respect et l’admiration de leur entourage. Ils acceptent de se rendre disponibles afin d’aider l'entrepreneur qui est en cheminement de réalisation d’un projet d'entreprise.

L'objectif ultime d'un mentor d'affaires est de nous permettre de mieux réussir, plus rapidement.

Le mentorat m'a permis d'évoluer plus rapidement dans le monde des affaires. J'ai ainsi créé mon entreprise Mikimya il y a quatre ans. Grâce à ce procédé je me suis entourée de professionnels qui m'aident énormément dans la concrétisation de mes projets. Enfin, ça m'a permis d'acquérir une plus grande confiance en moi et en mon avenir. C'est très motivant de voir qu'il y a des gens qui croient en nous et en nos projets.

3/ Le 3 mars dernier, vous avez lancé un nouveau site Internet www.macquebec.com. Pendant la phase de création : quelles questions vous êtes-vous posées, quels doutes vous ont traversé l'esprit ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées. Et aujourd'hui, qu'en est-il ?

Dans un premier temps, MacQuébec est le seul site Internet québécois complet sur les nouvelles technologies touchant le Macintosh. Nous avons effectivement lancé la nouvelle version le 3 mars dernier dans le but d'offrir une meilleure disposition du contenu qui est déjà très riche. Nous nous sommes questionnés surtout de la façon dont nous allions présenter le tout. Il n'est pas évident de s'occuper de gros portail. Nous éprouvons encore un peu de difficulté avec la mise en page car nous avons en tête de nouveaux projets et il est difficile de voir où nous pourrions placer ces modifications. En tant que graphiste, je dois planifier une nouvelle disposition des éléments prochainement.

4/ La culture de l'entrepreneuriat est-elle, selon vous, différente en France et au Canada ?

Si je tiens compte du commentaire que j'ai lu récemment, il me semble évident qu'il doit exister une réelle différence. Voici : « Le milieu peut accélérer ou freiner la vitesse d’intégration des valeurs entrepreneuriales ainsi que les changements proposés par les futurs entrepreneurs. La contribution d’un entrepreneur sera toujours perçue et acceptée différemment selon le contexte social ambiant. » Néanmoins, j'admets mon incapacité à répondre adéquatement à cette question.

Cependant, lors de mon séjour en Belgique, il m'a été donné de me familiariser quelque peu avec leur façon de voir. L'entrepreneuriat semble en effet plus difficile dans ce pays qu'au Canada à cause de nombreuses contraintes gouvernementales (structure, taxes... ) Les jeunes entrepreneurs doivent remplir bien plus de paperasse que nous. Ça fait peur parfois. En ce sens, je suis d'avis que les nouveaux entrepreneurs belges ont bien du mérite.

En visitant des écoles, j'ai remarqué qu'il y avait des jeunes désireux de partir en affaires. Mais combien parmi eux ont les aptitudes requises?

5/Quels conseils donneriez-vous à des créateurs d'entreprise qui souhaitent lancer leur activité ? Quelles sont, selon vous, les clés pour réussir une création d’entreprise ?

Avant de démarrer son entreprise, je conseille aux jeunes créateurs de bien analyser ses aptitudes afin de vérifier s'il est vraiment fait pour l'entrepreneuriat. J'invite le lecteur à consulter la liste des qualités que j'ai déjà citées. Il est important d'être patient dans les premières étapes de lancement d'une entreprise. Il ne faut pas aller trop vite. La patience ainsi que la confiance en soi et en son projet sont deux éléments clés du succès.

Et vous, pensez-vous que l'accompagnement par un tuteur aurait pu changer le cours du développement de votre projet ? Si vous êtes déjà accompagné par un tuteur, faites nous partager votre expérience : quels avantages et inconvénients a, pour vous, cette démarche ?


author Publié par incwo Wed, 20 Jun 2007 07:40:00 GMT

Mon ami Doug Lawrence a été chanteur professionnel, directeur artistique, et coach orateur. C’est un chanteur très respecté artiste de concert ayant chanté pendant presque quarante ans dans des lieux tels que le Carnegie Hall, l’Hollywood Bowl, et partout en Europe avec des chefs d’orchestres tels que Leonard Bernstein et Michael Tilson-Thomas.

Durant les quarante dernières années, en plus de chanter, il a fait des tonnes de présentations orales devant des groupes de différentes tailles. Voici la plus grande surprise : Parler et chanter ont tout en commun – a l’exception peut-être de l’agréable mélodie. Le but principal est de captiver l’audience, ce que fait donc un chanteur, un orateur doit le faire aussi. Voici les nécessités absolues pour réussir une performance ou une présentation, que Doug a compilé pour moi.

 

1. Circulez dans votre audience. Avant chaque concert, discours, et séminaire, j’essaie de me mélanger à la foule, de poser des questions, et de les laisser savoir que je suis content qu’ils soient venus. Ce n’est pas toujours possible dans le monde réel, mais lorsque ça l’est, j’ai l’opportunité de sentir une connexion avec les gens pour qui je m’apprête à donner une représentation et d’enlever une partie des parasites qui découlent du fait « d’être sur scène ».

2. Commandez l’attention. L’os de la poitrine (sternum) doit être haut si vous voulez projeter l’autorité. Vous pourriez vouloir prétendre que vous êtes un coq qui se met en avant. Sternum relâché = looser, sternum haut = gagnant !

3. Grognez. Si les gens ne peuvent pas vous entendre, ils ne vous écouteront pas. Ajoutez une certaine résonance nasale à votre voix, mais gardez le sourire. Le grognement est ce son nasal que vous obtenez quand vous parlez partiellement avec votre nez à la place de votre bouche. Cela génère 2 800 cycles par secondes qui font « chanter » toutes les pièces. Prétendez que vous essayez de crier/d’avertir un enfant qui s’apprête à courir devant un bus – comme si vous criez « STOP ! ». Cela fonctionne que vous portiez un micro ou parliez de vive voix.

4. Mordez votre langue. Si votre bouche s’assèche au milieu de votre présentation, essayez de mordre gentiment votre langue. Les chanteurs d’opéra font toujours cela pour relâcher de la salive qui humidifie votre bouche.

5. Testez toujours le son avant de parler. Un bon ingénieur du son ajustera l’égaliseur à votre voix et à ses particularités. Si vous êtes à l’aise en utilisant un micro main, faites le – Travaillez près du micro et vous aurez de plus grandes chances d’être entendu. Si vous tournez la tête, assurez-vous de tourner le micro avec votre tête. Les micros cravate fonctionnent généralement bien mais ils sont très frustrants pour les orateurs plus doux. Les micros serre-tête qui se callent derrière votre oreille sont généralement les meilleurs pour l’intelligibilité. Si vous parlez souvent et que vous savez que vos salles supporteront cette technologie, achetez en un vraiment bon et emmenez-le avec vous.

6. Utilisez vos yeux tout le temps. Les mouvements des mains, les petits déplacements sur la scène peuvent tous être des outils utiles dans votre présentation, mais les yeux…ah, les yeux le sont plus que tout ! Si vous ne pouvez pas impliquer les gens avec vos yeux vous perdez en réalité l’attention des auditeurs. Vos yeux disent toujours aux gens si vous croyez en ce que vous dites ou pas ! Scannez la pièce, sélectionnez une personne sur qui vous focaliser et regardez la droit dans les yeux. C’est un peu intimidant pour elle, mais cela vous permet de rester concentré sur les individus qui constituent votre auditoire. Continuez à changer de personnes – à droite, à gauche, au milieu – ça marche ! Si tout le reste échoue, regardez chaque personne comme si vous en étiez amoureux depuis toute votre vie – comme votre maman ou votre enfant.

7. Sortez du centre pour faire vos principales affirmations. Quand vous arrivez à un point dans votre présentation où vous voulez vraiment l’attention des gens, déplacez-vous vers la gauche ou la droite de l’endroit où vous parliez précédemment. Cela fera que les gens vous regarderont toujours. Si vous bougez ou remuez constamment, immobilisez-vous pour quelques instants – Cela aura le même effet.

8. Taisez-vous. Si vous voulez vraiment attirer l’attention des gens, taisez-vous soudainement. Cela effrayera l’ingénieur du son, mais je vous garanti que l’audience fera attention à vous. Les chanteurs utilisent ce truc tout le temps. C’est l’effet « on aurait pu entendre les mouches voler ». Croyez-moi, c’est ce qui vend votre discours !

9. Soulignez certains mots avec une pause ou une répétition. Si vous voulez vraiment souligner un point important, ralentissez, faites une pause, et dites le mot ou la phrase que vous voulez le plus que les gens entendent avec une emphase particulière sur chaque mot. Par exemple, « Vous savez (pause) vous savez (pause) vous savez, la chose que je veux que vous reteniez est… » Les chansons sont pleines de texte qui se répète, une méthode qui fige leur sens !

10. Prenez des risques et soyez vulnérables. Dites ou faites quelque chose qui est totalement hors de votre personnage. Utilisez une « prétendue » voix telle que celle de Mickey Mouse ou de Barry White pour augmenter l’effet pendant que vous racontez quelque chose de choquant ou de drôle. Que vous soyez de nature plutôt réservée ou plutôt amusante, c’est attachant d’avoir un peu d’humour. Cette astuce humanise les sujets les plus sérieux.

11. Montez d’un cran. Elever le ton global de votre voix créera une urgence. Cela montre votre passion pour le problème du sujet et relaxe également votre larynx exhaussé. Une voix douce détend la salle – Les voix fortes augmentent le flux d’adrénaline de l’audience.

12. Sachez quand il est temps de partir. Vous n’avez pas à être un génie pour savoir que vous avez dépassé votre temps d’accueil. Regardez le « baromètre de votre présentation » souvent pour voir si tout le monde est toujours avec vous.Changez quelque chose – quoi que ce soit – si vous commencez à perdre la foule. Si tout le reste échoue, arrêtez de parler, commencez à réfléchir, et descendez de la scène. Les gens vous aimeront plus si vous savez quand vous arrêter que pour tout le merveilleux contenu que vous avez apporté à votre discours !

13. Utilisez les questions-réponses comme un rappel. Les chanteurs préparent d’habitude un rappel parce que cette pratique fait que l’audience se sent spéciale et les laisse penser que vous les aimez plus que les autres audiences que vous avez précédemment rencontré. Les questions-réponses fonctionnent un peu comme un rappel. Vous pourriez penser que vous leur avez dit ce qu’ils avaient besoin de savoir, mais les questions révèlent souvent les choses importantes que vous aviez laissé hors de vos propos. Lorsque l’opportunité existe, utilisez les comme un outil pour relever les points que vous aviez laissé en suspend dans votre discours et réchauffez la foule grâce à votre candeur et à votre bienveillance naturelle.

14. Entraînez-vous, entraînez-vous, entraînez-vous. C’est ainsi que je suis arrivé au Carnegie Hall ! Dès que c’est possible, mémorisez votre discours comme des chanteurs mémorisent leur chansons. Souvenez-vous, le plus vous vous entraînez, le plus libre vous serez pour rendre vos propos frais et engageants.

15. Performez pour un héro. Il y a quelques années, on m’a demandé de chanter spécialement pour la Reine d’Espagne. J’ai travaillé plus dur pour ce concert que pour aucun autre où je n’avais chanté auparavant. J’ai eu beaucoup de succès et j’étais fier de ma préparation. Depuis ce temps, j’ai toujours imaginé que je me préparais à chanter pour la reine, et cela m’a rendu deux fois meilleur que ce que je n’étais. Choisissez un héro et donnez leur votre meilleure performance !

 

L’article qui précède est la traduction de l’article «Bite Your Tongue: Eight More Ways To Improve Your Presentations» de Guy Kawasaki. La traduction et publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Guy Kawasaki.

Guy Kawasaki est Directeur de Garage Technology Ventures, une société de capital-risque qui investit tôt dans les sociétés. Guy est également éditorialiste pour Entrepreneur Magazine. Auparavant, Guy avait le titre d’Apple Fellow chez Apple Computer, Inc. Guy est l’auteur de huit livres, incluant L’art de se Lancer, Rules for Revolutionaries, How to Drive Your Competition Crazy, Selling the Dream, and The Macintosh Way. Guy possède un BA de l’Université de Stanford et un MBA de l’UCLA, ainsi qu’un Doctorat honorifique du Babson College.

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author Publié par incwo Sat, 16 Jun 2007 10:16:50 GMT

Guy Kawasaki a récemment lancé un projet, avec un budget de 12.000 dollars. Il détaille ci-après la façon dont il s'y est pris, et l'ensemble des coûts. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de la suite de cette nouvelle aventure

Grâce à Truemors, j’en ai appris beaucoup sur la manière de lancer une société en ces temps de « Web 2.0 ». En voici un aperçu, « par les chiffres ».

1. 0. Pour cela, je n’ai écrit 0 business plan. Le plan est simple : Avoir le site lancé en quelques mois, voir si les gens l’apprécient, et y vendre des espaces publicitaires ou de partenariat (ou pas).
2. 0. Je n’ai rencontré 0 capital risque. La vie est simple lorsque vous pouvez créer une société avec une simple carte de crédit.
3. 7,5. 7,5 semaines se sont écoulées entre le temps où j’ai enregistré le nom de domaine truemors.com et l’activation du site. La vie est aussi belle grâce à l’« open source » et à WordPress.
4. 4 500 USD (3 390€). Le coût total du développement du logiciel m’a coûté 4 500 USD. Les gens d’Electric Pulp s’en sont occuppés. Honnêtement, je ne croyais pas en l’efficacité d’équipes éloignées travaillant sur la version 1 d’un produit, mais Electric Pulp a changé mon point de vue.
5. 4 824,14 USD (3625€). Le coût total des formalités légales fût de 4 824,14 USD. J’aurais pu utiliser l’avocat du divorce de mon oncle et sauver quelques dollars, mais cela aurait été une vision à trop court terme si Truemors gagnait un jour de la valeur.
6. 399 USD (299€). J’ai payé 399 USD pour que LogoWorks designe mon logo. Bien sûr, c’était avant qu’HP ne rachète la société. Je ne suis pas sûr de savoir combien ils demanderaient maintenant. ☺
7. 1 195,05 USD (838€). J’ai dépensé 1 195,05 USD pour enregistrer des noms de domaines. J’aurais pu utiliser GoDaddy pour le faire beaucoup moins cher, mais j’ai été stupide et trop paresseux.
8. 55. J’ai enregistré 55 noms de domaines (par exemple truemors.net, .de, .biz, truemours, etc, etc). Je ne pensais pas que l’on devait enregistrer tant de noms de domaines pour véritablement « entourer » celui que l’on utilise. Oui, j’aurais pu en enregistrer moins et dépenser moins, mais qui se soucie de payer quelques centaines de dollars de plus comparés au prix d’une action de justice engagée pour chasser un « squatteur » d’un nom de domaine, si Truemors a du succès ?
9. 12 107,09 USD (9100 €). Au total, j’ai dépensé 12 107,09 USD pour lancer Truemors. A l’époque des « points com », les gens devaient débourser 5 millions pour tester une idée stupide. Maintenant, j’ai prouvé que vous pouvez le faire pour 12 107,09 USD.
10. 1,5. Il y a l’équivalent de 1,5 employés à temps plein chez Truemors. Pour moi, c’est un travail d’amour.
11. 3. Techcrunch m’a écrit 3 fois : La rumeur, la rumeur avec une capture d’écran et l’ouverture. J’aimerais pouvoir vous dire que j’étais assez rusé pour avoir prévu ça. Michael Arrington pensait qu’il la réparait pour moi. Ne t’arrête pas Michael !
12. 261 214. A ma grande surprise, il y eut 261 214 pages vues le premier jour.
13. 14 052. A ma grande surprise, il y eut 14 052 visiteurs le premier jour.
14. 0 USD. J’ai dépensé 0 USD en marketing pour le lancement du site.
15. 24. J’ai cependant passé 24 ans à papoter et à « le payer en avance » pour en arriver au point où je pouvais dépenser 0 $ pour lancer une société. Beaucoup de bloggueurs sont sortis de leurs gonds : « La seule raison pour laquelle Truemors obtient autant de couverture, c’est parce que c’est le site de Guy. » Ce à quoi ma réponse est : « Vous avez une dure vision de l’évidence. »
16. 405. Parce que les gens n’avaient rien de mieux à faire, il y eut 405 messages postés le premier jour.
17. 218. Nous avons effacé 218 messages sur les 405 postés le premier jour parce que c’était des spams, parce qu’ils étaient inappropriés ou complètement stupides. D’une manière assez intéressante, la moitié des blogueurs se plaignait que le site était rempli de messages non désirés. L’autre moitié se plaignait que je supprimais des messages. ☺
18. 3. Environs 3 heures s’écoulèrent avant que nous ne soyons piratés et que nous ne devions fermer temporairement le site. J’étais impressionné. Le pirate qui a fait ça pourrait être le prochain Woz. Contactez-moi, s’il-vous-plait, si vous l’êtes.
19. 36. Environs 36 heures se sont écoulées avant que Yahoo ! Petites Entreprise ne nous dise que nous étions inappropriés pour leur service à cause de notre trafic.
20. 29,96 USD (22,5€). Notre seuil de rentabilité mensuel était 29,96 USD avec Yahoo !
21. 150 USD (113€). Parce que Yahoo ! nous a évincé, notre seuil de rentabilité à quintuplé à 150 USD. Si vous étiez intéressé par l’achat d’un partenariat pour 151 USD par mois, vous rendriez Truemors profitable.
22. 2. Environs 2 jours se sont écoulés avant que Truemors ne soit déclaré « le pire site web qu’il n’ait jamais existé » par le magazine The Inquirer.
23. 246 210. Merci mon dieu pour « The Inquirer », parce qu’il a provoqué 246 210 pages vues. Oui, il n’y a en fait pas d’équivalent à une mauvaise couverture par la presse.
24. 150. Une semaine avant que nous ne lancions le site, si vous aviez tapé « Truemors » sur Google, vous auriez obtenu 150 résultats.
25. 315 000. Onze jours après le lancement du site, « Truemors » obtenait 315 000 résultats sur Google. Je ne me l’explique pas, mais je ne discute pas.
26. 4. J’ai appris 4 leçons en lançant Truemors :
1) Il n’y a vraiment rien d’équivalent à une mauvaise couverture par la presse.
2) 12 000 $ peuvent vous emmener loin de nos jours.
3) Vous pouvez travailler avec une équipe qui est à des milliers de kilomètres de vous.
4) La vie est belle pour les entrepreneurs de nos jours

Voici ma conclusion : Que Truemors réussisse ou pas, j’en ai appris énormément. Une chose est sûre : Aucun entrepreneur ne peut me dire qu’il a besoin d’un million de dollars, de 4 programmeurs, et de 6 mois pour lancer un tel site. Avec des outils tels que WordPress, MySQL, et la plate-forme Salesforce, les choses sont beaucoup plus simples et moins chères de nos jours.

Avec peu d’argent et de temps, vous pouvez créer quelque chose et voir si ça fonctionne. Si ça marche, hallelujah : Il n’y a pas de meilleur moment pour obtenir des financements externes que lorsque votre prototype fonctionne. En fait, vous n’avez pas toujours besoin de financements extérieurs. Pour votre information, il n’y a pas de pire moment pour tenter de collecter des financements que quand vous n’avez qu’une idée.En réalité, si, il y a un moment où c’est pire : Lorsque vous avez dépensé le premier million et que vous n’avez pas livré, ou trouvé « de chiens pour manger la nourriture ».

Je finirais sur un truisme (à l’opposé de Truemors) : Il n’y a qu’une seule façon de voir si votre idée va marcher, et c’est de l’essayer, donc, lancez-vous.

PS : Nous aimerions avoir quelques « truemorists » supplémentaires. Ce sont les gens avec des comptes sur le site. Tout le monde peut poster par répondeur, par sms, par e-mail, ou par soumission en ligne, mais les « truemorists » peuvent créer, éditer, sauvegarder, et effacer leurs « Truemors » (articles publiés). Leur nom apparaît également en vert, afin de les distinguer des « non-truemorists ».

Truemors
Long Tail, Longue traîne
Wordpress
Electric Pulp
LogoWorks
GoDaddy
Techcrunch
Woz
L’article du site « The Inquirer »
…et le site Français
MySQL
SalesForce
Annonce de recherche de rédacteurs

L’article qui précède est la traduction de l’article «By the Numbers: How I built a Web 2.0, User-Generated Content, Citizen Journalism, Long-Tail, Social Media Site for $12,107.09» de Guy Kawasaki. La traduction et publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Guy Kawasaki.

Guy Kawasaki est Directeur de Garage Technology Ventures, une société de capital-risque qui investit tôt dans les sociétés. Guy est également éditorialiste pour Entrepreneur Magazine. Auparavant, Guy avait le titre d’Apple Fellow chez Apple Computer, Inc. Guy est l’auteur de huit livres, incluant L’art de se Lancer, Rules for Revolutionaries, How to Drive Your Competition Crazy, Selling the Dream, and The Macintosh Way. Guy possède un BA de l’Université de Stanford et un MBA de l’UCLA, ainsi qu’un Doctorat honorifique du Babson College.

Technorati :


author Publié par incwo2 Wed, 13 Jun 2007 13:13:35 GMT

Anthony Arsac, fondateur et animateur du blog Business Academy et jeune entrepreneur, nous confie son sentiment sur la création d'entreprise, nous présente son projet et aborde le point spécifique d'être étudiant-créateur.

1/ Au travers de votre Blog Business Academy, vous offrez astuces, conseils, liens utiles sur l’entreprenariat : mais qu’en est-il de votre vision de l’entreprenariat ? C’est quoi être entrepreneur, pour vous ?

Ma vision de l’entrepreneuriat repose sur un simple jeu de construction, l’entrepreneur est cet enfant qui décide de construire une maison de lego et qui va tout mettre en œuvre pour concrétiser l’image qu’il a dans la tête. Souvent tout commence par un rêve, puis vient le temps d’estimer et de rassembler les ressources nécessaires. Enfin, on construit ce projet jusqu’au jour où on peut s’arrêter un peu pour le regarder. Notre enfant peut alors dire « papa, regarde c’est moi qui l’ai construite ! », c’est un peu ce que se dit l’entrepreneur quand il regarde son entreprise avancer. Entreprendre, c’est avant tout construire, d’une idée qu’on a dans la tête on va en façonner une réalité de ses mains.

2/ Vous disiez, il y a quelques semaine « avoir plongé » dans le bain de la création d’entreprise : peut-on en savoir un peu plus sur vos projets ?

Quand j’ai écris cet article je développais un concept autour du loisir vidéo, nous étions en négociation pour des droits de diffusions et malgré la pression de nos partenaires nous n’avons pas voulu engager d’argent avant de connaître les modalités imposées … deux ou trois semaines après mon article nous avons appris que le montant de ces droits ne rendaient pas le projet viable. Nous sommes tombé de très haut. Mais j’ai refusé de m’en tenir à cet échec, ayant des projets plein la tête il m’a fallu une semaine pour me relever et repartir avec mes associés. Du coup je me retrouve dans l’univers internet que j’ai presque quitté il y a quelques années et nous développons un site e-commerce basé sur des concepts 2.0. Pour le moment nous recherchons encore l’agence de développement qui saura nous taper dans l’œil ainsi que des fonds pour concrétiser cette construction, il reste encore pas mal de travail donc.




3/ Comment prend on la décision de se lancer dans la création d’une entreprise ? Quelles questions vous êtes-vous posées ? Quelles questions vous ont posé les autres ? Comment votre entourage a-t-il réagi ? Comment avez-vous répondu à leur angoisse ?

Dans mon cas ça n’a pas vraiment été une décision dans le sens où je n’ai pas le sentiment d’avoir à un moment hésité entre créer une entreprise ou trouver un emploi, la question que je me posais depuis des années était quand est-ce que je me lance et avec quel projet ? Il n’y a eu qu’un moment cette année où j’ai approché une remise en cause de mes objectifs professionnels : lorsque j’ai clairement mis à plat les concessions que je devais faire pour réaliser mon rêve (pas de salaires alors que mes amis gagnent déjà leur vie, pas d’indépendance vis-à-vis de mes parents ce qui n’est pas évident quand on est pas célibataire, abandon de mes projets de voyages, etc.) mais cela n’a pas durée longtemps car il m’a fallu mettre à plat les avantages à créer ma boite (plaisir, liberté, autonomie, responsabilités, défis, etc.).

Avec mes proches cela est un peu plus délicat, ma famille ne comprend pas pourquoi je ne veux pas attendre pour me lancer afin de mettre de l’argent de côté. Je suis personnellement très gêné face à mes parents qui ne comprennent pas mon choix mais qui me soutiennent malgré tout. En revanche mes amis sont toujours très contents quand je leur relate mes histoires entrepreneuriales, leur soutient moral est capital. Face à ces deux types de réactions, il y a quelque chose à faire. Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi ne pas attendre 35 ans pour entreprendre, je réponds que c’est à 20 ans que je peux faire ces concessions, pas quand je serais marié, 2 enfants et 1 chien. Quand on arrive à la fin de ses études, on a qu’une hâte : travailler pour vivre sa vie. Mais je préfère avoir une vision à long terme et me dire que je capitaliserais plus sur mon expérience en entreprenant aujourd’hui. Quant à ceux qui vous soutiennent quoi que vous fassiez, il faut savoir prendre du recul. Même si leur réaction est indispensable à votre moral il ne faut pas baser ses décisions uniquement sur leur réaction biaisée par trop de sympathie.

4/ Aujourd’hui, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Quels freins ou difficultés rencontrez-vous et comment les surmontez-vous ? Quelles satisfactions vous procure chaque jour votre projet ?

Aujourd’hui je partage des sentiments de plaisir (j’aime ce que je fais !), de honte (j’ai monté des projets mort-nés), de confiance (on a un projet qui tient vraiment la route avec des opportunités très intéressantes) et de peur (l’échec rend il plus fort ou est-ce que je ne suis pas fait pour entreprendre ?). J’aime cet entrepreneur totalement paradoxal, la capacité d’un entrepreneur à résister à des ascenseurs sentimentaux et à des remises en question doit à mon sens être importante.

Les difficultés que je rencontre aujourd’hui sont principalement dues à mon inexpérience, je ne sais pas toujours comment aborder un problème, par où commencer, comment faire ce que je dois faire … cela est également parfois une force (c’est ce qui me rassure en fait !) puisque cela m’oblige à « réinventer » des solutions et des méthodes plus personnelles et imaginatives que je n’auraient pas apprises dans un grand groupe. Et ma satisfaction est directement liée à tout ceci, je suis satisfait de voir ma maison se construire petit à petit, même si il me manque beaucoup de pièces, je travailles d’arrache pied pour les rassembler et les assembler afin de pouvoir dire un jour « regarde, c’est ma boite, je l’ai construit tout seul ! », bon je précise quand même que derrière le « tout seul » il y a mes associés bien évidemment, et j’espère de futurs partenaires.




5/ Etudiant et créateur d’entreprise, c’est possible : comment concilier les deux ? Quels conseils donneriez-vous à des étudiants porteurs de projets qui souhaitent lancer leur activité ?

C’est tout à fait possible ! Si vous souhaitez en être convaincu je vous invite à la conférence « créer pendant ses études » qui aura lieu au salon des entrepreneurs de Lyon cette semaine, ou encore à venir voir l’Association des Jeunes Entrepreneurs Lyonnais dont je fais parti. Mais j’ai quand même été bien aidé puisque je suis en école de commerce et que j’ai suivi une dominante management des PME et création d’entreprise. Aujourd’hui je n’ai plus de cours puisque mes examens sont finis (que j’ai quand même réussi comme quoi cela n’a pas forcément un impact négatif … au contraire à mon sens !). Pour moi, créer pendant ses études a un intérêt tout aussi important pour son projet que pour ses études. Pour son projet, cela permet de bénéficier d’un suivi, même informel, avec des professeurs qui sont souvent très heureux de vous aider et d’apporter leur expertise, leurs conseils. Pour ses études, car cela leur donne une approche vraiment concrète. Je sais que chaque notion abordée en cours a été le moyen pour moi de l’imaginer appliquée à mon projet ce qui permet de comprendre plus facilement et d’être bien plus efficace et pragmatique … alors que les étudiants sont souvent jugés trop théoriques, la faute à qui ?

Je conseilles à un étudiant qui veut se lancer … de se lancer bien sûr car il a à sa disposition bien plus de ressources qu’il n’en aura plus tard, il recevra également beaucoup plus de sympathie de la part de professionnels qui l’aideront plus facilement. Son véritable facteur clé de succès sera sa capacité à trouver de l’aide pour combler son inexpérience. Mais j’ai surtout envie de dire que la création d’entreprise n’est pas réservée à quelques élites de 50 ans. Une école qui apprendrait à ses étudiants l’esprit d’entreprendre plus que l’esprit d’entreprise serait pour moi une école motrice, innovante et créatrice de richesse. Elle ne dirait pas à ses étudiants « t’as bien le temps de créer ta boite gamin, tu ferais mieux de bucher sur tes bouquins » pour après leur reprocher un manque de professionnalisme et leur servir un stage photocopieuse. Malheureusement la France a encore bien des efforts à fournir face aux Etats-Unis, au Canada ou à la Suède.

J’ai 22 ans, je finis mes études et j’ai pourtant un métier qui n’est dans aucune fiche d’orientation scolaire : entrepreneur. Comment est-ce possible ? Parce qu’on ne choisit pas la façon dont on veut mener sa vie sur un catalogue administratif , 50% des jeunes veulent créer leur entreprise, 6% à la fin de leurs études et 3% le font réellement … Francis Bacon affirmait pourtant la phrase suivante : « Les jeunes sont plus aptes à entreprendre qu’à gérer ».


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