author Publié par Besse Fri, 01 Aug 2008 09:33:16 GMT

Voici les six étapes de base pour créer une start-up :

1. Trouvez ce que vous allez construire. Vous pouvez faire cela en étant un fin stratège (ce que vous devez être), ou juste en parlant à d’autres personnes. Posez leurs des questions. Utiliseriez-vous ceci ? Cela résout-il un problème ? Payeriez-vous pour l’avoir ? Connaissez-vous quelqu’un qui payerait ? Allez-vous rouler des yeux et exploser de rire dès que j’aurai quitté la pièce ? Allez-vous parler de cette histoire à votre épouse durant le dîner comme pour lui prouver que vous avez réellement un bon sens de l’humour ?

2. Construire quelque chose : ça n’a pas à être la chose à laquelle vous aviez pensé au tout début et qui changera le monde, mais une approximation assez proche. Ça pourrait au moins être une chose utile à laquelle vous auriez pensé au point 1 de votre réflexion. Oh et il faut que ça ressemble en quelque sorte à du travail (même si cela nécessite des lamentations, des prières ou des promesses en l’air).

3. (Option A) Lancez-vous ! Sortez votre produit. Même si vous devez le porter à bout de bras (ce qui sera le cas). Il est possible que tous les témoins de votre lancement courent en criant dans la direction opposée. Mais sortez votre produit et travaillez tel un forcené comme pour gérer les conséquences d’un troupeau d’éléphants que vous auriez lâchés dans la nature.

4. (Option B) Perfectionnez, attendez, lancez-vous ! Cela évite les problèmes de l’option A car les gens ne s’enfuiraient plus en hurlant. Mais de toute façon plus personne ne se soucie de votre produit maintenant car tout le monde se promène en voiture volante et possède un processeur 16 cœurs intégré dans le cerveau. Votre marché change et votre bidule (même « parfait ») est hors de propos.

5. Vendre, vendre, vendre. La loi des grands nombres dit que plus le nombre de personnes exposées au produit est élevé, plus vous rencontrerez des personnes, avec une coordination moyenne, qui trébucheront et tomberont, en fuyant votre produit de démo. Mais certaines de ces personnes achèteront votre produit bien qu’elles soient toujours dans un état de semi étourdissement. Voila ! Vous avez des consommateurs.

6. Peaufinez. Armé de quelques consommateurs, regardez ce que vous pouvez apprendre d’eux. À quoi ressemblent-ils ? Utilisent-ils le produit ? Que disent-ils entre deux cris de frustration ? Trouvez comment minimiser leur peine rapidement et traitez les avec douceur. Pendant les brefs pointes de contentement de vos clients, d’autres consommateurs vont rentrer en contact avec eux et se dire « Et, Joe semble être heureux, peut être que ce truc n’est pas si mal, essayons-le… » Bingo ! Vous avez un nouveau client.

Et l’histoire continue. Pour faire très très simple : Choisissez ce que vous voulez construire, lancez une version imparfaite, trouvez des clients insoupçonnés, continuez d’améliorer le produit, trouvez encore plus de clients surprises. Faites mousser, rincez, recommencez ! et c’est gagné !

L’article qui précède est la traduction de l’article «Startup Business Strategy For The Simple-Minded » de Dharmesh Shah. La traduction et la publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Dharmesh Shah sur onstartups.com

Dharmesh Shah est diplômé dans un premier temps de l’université de l’Alabama en informatique, et d’un Master Spécialisé du MIT, en innovation et leadership. Passionné de programmation et d’entreprenariat, il a par ailleurs créé plusieurs sociétés, dont la dernière, Hubspot, permet de créer et d’optimiser un site internet et son marketing. Vous retrouverez ici une sélection d'articles de son site d’actualité de l’entreprenariat high-tech.


author Publié par incwo2 Tue, 29 Jul 2008 09:25:00 GMT

Dan Cuquemy est fondateur-associé de la société CROSSING ARTS. Découvrez son parcours de créateur et son projet.

1/ Comment vous est venue l'envie d'entreprendre et de créer votre société ?

Comme beaucoup de choses dans la vie, ce fut une affaire de rencontre, la bonne personne au bon moment.

En septembre 2006, alors que je songeais à quitter mon entreprise pour retrouver un poste de directeur informatique ailleurs, un de mes cousins, Eric, est venu me voir pour me parler de ses projets qu’il avait dans le domaine artistique : musique, vidéo, création de concepts pour la TV. J’ai tout de suite adhéré et dans un premier temps je l’ai aidé en lui réalisant son site web. Petit à petit, l’idée de m’investir plus encore a grandi.

Alors quand 7 mois plus tard j’ai eu l’opportunité de partir de mon entreprise dans de bonnes conditions, ce n’était plus pour rechercher un poste de directeur informatique mais bien pour créer une société avec mon cousin.

2/ En quelques mots, quel est le concept de votre entreprise ?

Nous avons créé notre entreprise, CROSSING ARTS, en avril 2008, soit un an après que j’ai quitté mon ancien poste. CROSSING ARTS a pour vocation d’aider ses clients à développer leur Image sur tout support média : Vidéo, création sonore, création web, impression numérique, communication par l’objet, mise en place d’événements...

Avec un axe fort de développement qui est celui du Rich Media : intégration et synchronisation de la vidéo, du texte, de l’audio et des images au sein d’une même page web pour des domaines comme le marketing, la communication ou encore la formation.

3/ Vous lancez-vous seul ou avec des associés ou partenaires ? Pourquoi ce choix ?

Nous sommes 2 associés spécialisés l’un dans la vidéo et l’autre dans l’audio. Nous travaillons également avec quelques partenaires, notamment des spécialistes de la communication, du marketing on line et de l’impression numérique.

Ce choix est dicté par la volonté de simplifier les démarches pour nos clients en leur offrant un guichet unique pour les aider à développer leur Image.

4/ Quelles difficultés, joies, freins avez-vous rencontrés dans le cadre du développement de votre projet ? Comment les avez-vous résolus ?

Les principales difficultés sont liées à la complexité du parcours de création d’entreprise. Plus on en apprend sur le sujet et moins on le comprend !

Il nous a fallut pas mal de RDV chez l’expert comptable et le juriste pour assimiler le vocabulaire du créateur et parvenir à remplir correctement le fameux formulaire M0. D’autant que tous les gens de notre entourage avaient un avis sur le meilleur statut ou le type de gérance à adopter, preuves à l’appui !

Au final, vous vous forgez votre propre opinion grâce aux explications des experts et la joie d’être enfin votre propre patron vous fait oublier tout le reste.

5/ Quels conseils donneriez-vous à un créateur qui souhaite lancer son activité ?

De la lancer tout simplement ! Si on attend que toutes les conditions soient réunies alors on entreprend malheureusement jamais.

Bien sûr, il faut que les objectifs soient concrets, réalistes et acceptables avec une date d’échéance connue.

Ensuite il y a effectivement une part de risque mais si l’on sait s’entourer, notamment d’un bon expert comptable, elle peut être limitée. Ce qui permet de se consacrer complètement à son cœur de métier et de s’épanouir.


author Publié par Besse Mon, 28 Jul 2008 08:22:00 GMT

Créateurs, entrepreneurs, retrouvez des conseils professionnels pour accompagner le changement généré par la mise en place de votre projet.

J’ai publié une interview parue sur le blog de The Sun Microsystems à propos de l’art du changement. Cette interview nous présente Ariane de Bonvoisin, fondatrice et PDG de The First Days. Le site Internet de cette entreprise nous aide à « trouver du positif dans tout changement ». Elle a travaillé pour Boston Consulting Group, BMG, et Sony Music. Elle nous explique l’importance d’opter pour un changement et comment y parvenir. Elle a récemment publié un livre intitulé Les 30 premiers jours : votre guide du changement (profiter davantage de la vie).

1. Question : Pourquoi est-il si important de devenir bon face au changement?

Chaque jour nous sommes confrontés à des changements économiques, boursiers, politiques, environnementaux, des systèmes de santé et d’éducation, au sein de notre famille et de notre maison. Le changement est la seule constance dans notre vie, l’unique chose dont on est sûr qu’elle aura lieu. Chaque personne que vous rencontrez est en train de se battre contre un changement, désire secrètement qu’un changement ait lieu, ou est en train d’aider quelqu’un qui traverse une période de changements. Tout ce qui s’est passé dans votre vie, tout ce qui se passe actuellement et tout ce qui vous arrivera personnellement et professionnellement est le résultat de changements. Vous pouvez être jeune diplômé, vous pouvez avoir commencé un nouveau travail, être tombé amoureux, avoir été licencié, avoir divorcé, ou avoir reçu une mauvaise nouvelle concernant votre santé, tout cela n’est que changement. Être bon face au changement signifie simplement voir le bon côté du déroulement de la vie. Quand on devient familier avec les changements, on est équipé pour affronter tout bouleversement qui pourrait nous tomber dessus et ébranler notre propre vie. La façon dont vous appréhendez le changement est un miroir reflétant la façon dont vous menez votre vie : votre travail, les êtres qui vous sont chers, et vous-même.

2. Question : Quelle est la chose sur laquelle se concentrer les 30 premiers jours après qu’un changement professionnel ou personnel se soit produit ?

Aussi difficile que cela puisse paraître, il est essentiel de se focaliser sur ce qui peut être positif à propos de ce changement et commencer à se poser de meilleures questions. Remplacez les questions démoralisatrices telles que « pourquoi suis-je aussi malchanceux ? Pourquoi cela est-il arrivé ? Pourquoi la vie est-elle si dure ? » par des questions plus positives « Quel est le bon côté de cette situation ? Dans quelle mesure ce changement est-il une bonne surprise ? » Commencez à penser que de tous les changements, même le plus douloureux ou le plus provocant, quelque chose de positif arrivera. C’est la garantie du changement. Sachez qu’il y a une part en vous qui ne change jamais, même lorsque tout autour de vous est en transition. Trouvez le temps de vous connecter avec cette part de vous-même. Vous pouvez appeler ça votre intuition ou votre voix interne mais faites l’effort de l’exploiter. Cette partie de vous est avisée et sait ce qu’il faut faire même dans la plus dramatique des situations. Les meilleurs hommes d’affaires savent cela. De plus, rappelez vous que vous n’êtes pas seul. Il existe toujours d’autres personnes qui savent ce que vous ressentez et qui peuvent vous aider. N’hésitez pas à chercher des conseils en précisant ce dont vous avez besoin.

3. Question : Pourquoi certaines personnes et entreprises sont-elles meilleures face au changement que d’autres ?

Après avoir interviewé 1000 personnes sur leur expérience de changement, j’ai trouvé 9 principes qui rendent les gens bons face au changement.

  • Ils ont un point de vue positif à propos du changement et sont généralement optimistes.
  • Ils croient en la garantie du changement : qu’un changement est toujours de bon augure.
  • Ils savent qu’ils possèdent un « muscle du changement », signifiant qu’ils sont forts, compétents, puissants, et assez intuitifs pour faire face à tout changement qui surviendrait dans leur vie ou qu’ils voudraient initier.
  • Ils refusent de rester bloqués par « les démons du changement », les émotions négatives provoquées par les changements.
  • Ils ne s’opposent pas au changement, ils restent maîtres de la situation et du changement.
  • Ils sont conscients de fait que leurs pensées, leurs paroles et les sentiments qu’ils ressentent en période de changement ont un effet direct sur la facilité avec laquelle ils traverseront cette transition.
  • Ils croient que la vie a un sens plus profond que celui qu’on lui accorde et que quelque chose de plus grand est en jeu, que tout changement n’est pas arbitraire.
  • Ils s’entourent d’une équipe qui les aide à traverser les changements.
  • Ils refusent que les gens les bloquent. Ils continuent à avancer et prennent soin d’eux mentalement, physiquement et émotionnellement.

Nous incorporons facilement certains de ces principes dans nos vies mais les autres sont des idées nouvelles et peuvent être plutôt ambitieuses. Demandez vous laquelle vous pouvez adopter. En ce qui concerne les entreprises, elles ne changent pas naturellement ; les gens changent. Les employés ont donc besoin d’être en phase avec un changement avant que l’entreprise ne puisse adopter ce changement. Les managers doivent aider à créer des environnements qui rendent le changement plus facile.

4. Question : Comment les personnes peuvent-elles faire jouer leur « muscle du changement » en affaire pour les mener sur le chemin du succès ?

Chacun de nous possède en lui un « CV du changement » composé de douzaines d’expériences et de changements subis. Vous savez déjà comment passer outre un changement car c’est un instinct que tout être humain possède. Vous avez utilisé des mécanismes de copie pour traverser des changements passés et il est essentiel d’avoir à l’esprit qu’ils sont toujours disponibles en vous. Bien qu’un changement puisse être accablant, vous savez que votre esprit et votre corps peuvent faire face à tout ce qui survient sur votre chemin, même le changement le plus difficile que vous puissiez imaginer. Un changement peut paraître nouveau, vous n’utiliserez pas des ressources d’un nouveau type pour autant. Le « muscle du changement » se souvient de tout ce que vous avez traversé et se renforce au fil des épreuves. Cette accumulation rend le changement suivant plus facile. Dans votre entreprise, créer un changement revient à reconnaître tous les changements que vous avez déjà traversés et à les assimiler. C’est un souvenir de ce que vous avez déjà réussi et du fait que le changement ne semble pas si stressant en réalité.

5. Question : Qu’est ce que le quotient de changement d’une entreprise ?

Le quotient de changement d’une entreprise révèle à quel point celle-ci sait faire face aux changements. On donne une note de 1 à 10 basée sur les 9 principes du changement et sur une série de questions concernant l’évolution des acteurs de l’entreprise dans une phase de changement. Ce quotient examine les réactions de tout le monde face au changement : le PDG, les employés, les clients, et même les concurrents. En tant qu’employeur, vous avez un avantage distinct si votre équipe est réactive face aux changements, si vos employés restent positifs au lieu de devenir négatifs et effrayés dès qu’un changement survient. Et cela aide aussi si vos consommateurs et clients vous perçoivent comme tel, pensant que vous savez trouver de nouvelles façons de vous adapter.

6. Question : Quels sont les premiers points à étudier si l’on veut passer du monde de l’entreprise à l’entreprenariat ?

Un changement de ce calibre nécessite un changement d’identité, dans la façon dont vous vous voyez vous-même. C’est souvent le type de changement le plus difficile puisque vos mondes interne et externe vont tous les deux être en transition. Quand vous lancez votre nouvelle entreprise, il est essentiel de répondre à cette question : pourquoi voulez-vous créer cette affaire ? C’est ce qui vous aidera à garder votre objectif sans être dévié par l’argent, le prestige ou le fun. Et ne soyez pas pressé ! Le plupart d’entre nous surestime ce qu’ils sont capables de faire en un mois et sous-estiment le nombre de changements qu’il peut se produire en un an. Donnez vous du temps.

7. Question : Lorsque les temps sont incertains, comment les gérants et les chercheurs d’emplois peuvent-ils évoluer, soumis à des changements de plus en plus nombreux?

Concentrez vous sur ce que vous pouvez contrôler : vos pensées, vos croyances, votre santé, votre estime, et les gens que vous avez choisis dans votre entourage. Et essayez de définir votre principale force, la partie de vous qui ne sera pas remuée quand tout autour sera bousculé. Effectuez quelques recherches spirituelles pour accéder à cette partie de vous-même. Et souvenez vous, les gens qui parviennent à traverser tout changement se concentrent pour rester en bonne santé, donc faites de l’exercice. Cela aide toujours. Il est aussi important d’aller « dans le sens du courant ». Ne vous opposez pas aux changements qui surviennent même s’ils sont rudes d’apparence. Quand vous commencez à croire que la vie est de votre côté, tout ira bien. Restez radicalement optimistes. Il y a toujours des places pour les optimistes en période de changement.

8. Question : Quelles sont les erreurs les plus fréquentes à cause desquelles des personnes et des entreprises ne parviennent pas à implémenter un changement, et comment peuvent-elles s’améliorer ?

Ceux qui ont eu une mauvaise expérience du changement restent souvent bloqués par leur « démons du changement », des émotions telles que la culpabilité, la colère, le regret, la peur, le doute et la honte qui surgissent durant le changement. Rappelez-vous que chaque démon du changement peut être remplacé par une émotion positive. Aussi, ceux qui luttent avec les changements :

  • Se cachent et pensent être seuls, ils ne demandent pas d’aide
  • Ne se font pas confiance alors qu’ils devraient écouter leur intuition
  • Sont trop occupés et distraits alors qu’ils devraient prendre leur temps pour réfléchir
  • Agissent trop ou pas assez
  • S’adaptent lentement au changement en pansant que cela sera moins douloureux. C’est utiliser un couteau à beurre au lieu d’un couteau de boucher, il faut parfois savoir couper directement dans le cœur de la situation.
  • Se comparent aux autres.

9. Question : Quels sont les principes les plus importants pour aider les personnes ayant envie de créer une start-up ?

Ils sont au nombre de trois :

  • Le muscle du changement : vous êtes assez fort, assez intelligent, assez intuitif pour sortir grandi de tout changement. Ayez une foi inébranlable en qui vous êtes et en ce que vous pouvez accompli
  • Une équipe sur laquelle s’appuyer : Entourez vous d’un cercle de personnes solides et positives, de conseillers et d’amis qui vous aideront à affronter les challenges de la création.
  • Les démons du changement : vous ressentirez des émotions accablantes tout au long de la création de votre entreprise. Rappelez vous qu’elles peuvent être remplacées, que tout le monde les ressent, et que vous pouvez avancer malgré elles.

10. Question : Quels sont les changements majeurs auxquels vous avez été confrontés lors de la création de votre entreprise et comment les avez-vous surmontés ?

Voici les changements majeurs qui sont survenus :

  • Passer du statut de membre d’une culture d’entreprise à la vie d’entrepreneur est un changement d’identité signifiant. Parmi tous les autres changements, j’ai dû m’habituer à créer mon propre emploi du temps et à vivre sans un salaire sûr.
  • À l’origine basée à Manhattan, j’étais convaincue que mon entreprise devait être basée à San Francisco. Une fois sur place, j’ai réalisé que j’avais besoin de retourner à New York. Et par conséquent, en suivant mon instinct, j’ai fait marche arrière.
  • Trouver de l’argent des Business Angels et des investisseurs a été un challenge continuel pour une femme sans équipe, pour une première création, et avec un concept obscur : les compétences du changement et de la vie. Quand les choses paraissent décourageantes, je me concentre sur ma vocation à aider les gens qui traversent un changement, et je continue d’avancer droit devant.
  • Devenir PDG apporte tout un tas de challenges. J’ai trouvé que monter une équipe qui partage des valeurs et une éthique professionnelle similaire est un processus long qui nous met dans des situations inconfortables. Se séparer d’employés qui n’ont pas le profil requit par exemple.
  • Créer le design et le contenu du site a demandé une quantité incroyable d’ajustements et de changements afin d’aboutir à une marque de marché de masse, et c’est un processus qui est toujours en évolution. Tout est continuellement en changement sur le site, nous obligeant à nous adapter et évoluer.
  • Au cours du développement du marquage de l’entreprise (logos…), j’ai accepté des conseils de trop de personnes différentes. J’ai donc écouté mon intuition et ai choisi le premier logo par exemple.


L’article qui précède est la traduction de l’article The Art of Change. La traduction et publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Guy Kawasaki.

Guy Kawasaki est Directeur de Garage Technology Ventures, une société de capital-risque qui investit tôt dans les sociétés. Guy est également éditorialiste pour Entrepreneur Magazine. Auparavant, Guy avait le titre d’Apple Fellow chez Apple Computer, Inc. Guy est l’auteur de huit livres, incluant L’art de se Lancer, Rules for Revolutionaries, How to Drive Your Competition Crazy, Selling the Dream, and The Macintosh Way. Guy possède un BA de l’Université de Stanford et un MBA de l’UCLA, ainsi qu’un Doctorat honorifique du Babson College.


author Publié par Besse Fri, 18 Jul 2008 09:17:00 GMT

Avenue A Razorfish (filiale de Microsoft, agence internationale de création et de promotion de sites Internet) publie son rapport sur les perspectives du monde numérique en 2008. Le but du rapport est d’aider les clients de la filiale à comprendre le comportement des consommateurs dans la sphère numérique. Le rapport couvre des sujets tels que les frais publicitaires, l’usage de l’Internet mobile, le marketing et l’influence sociale, la recherche Internet, et le ciblage comportemental. Voici quelques morceaux de choix issus du rapport :

• Les applications verticales et les recherches payantes sur Internet sont les plus grands bénéficiaires de l’augmentation des dépenses. Les applications verticales sont passées de 37% de parts des dépenses en 2006 à 39% en 2007. Les publicitaires montrent un désir croissant de travailler avec un éventail plus élargi de partenaires, comme le prouve le nombre de plus en plus élevé de sites utilisés par notre agence en 2007. La majorité de ces expansions se sont produites en faveur d’applications verticales.

• Dans un mauvais contexte économique, les canaux marketing, dont on peut le mieux mesurer la pertinence, seront les moins affectés par les réductions budgétaires. Cela est clairement de bon augure pour les agences de publicité en ligne par rapport à d’autres canaux. Cependant il y aura un impact, même dans le plus grand des canaux numériques, la recherche marketing. La recherche sur Internet est devenue un puissant outil pour les clients, et dans une phase de récession, les consommateurs chercheront, feront les magasins et achèteront moins fréquemment.

• Il y a à peine quelques années, la page d’accueil d’un site Internet était la plus importante. On ne peut cependant pas en dire autant aujourd’hui. La pertinence de la page d’accueil en tant que média est sur le déclin. Les recherches sur le Net, les réseaux sociaux, les blogs, les flux RSS (parmi un tas d’autres sources en ligne) conduisent de plus en plus d’utilisateurs à utiliser un nombre croissant d’applications. Dorénavant, la majorité des consommateurs court-circuite complètement la page d’accueil d’un site.

• Chaque page est aujourd’hui une page d’accueil, chacune d’elle aura une portée plus profonde, une plus longue durée de vie, et la capacité à attirer une audience plus importance que jamais. Pour tirer profit de cette nouvelle situation, assurez vous que chaque page ait un schéma de navigation clair et solide et un contenu bien mis en valeur. Et n’oubliez pas l’importance de l’affichage publicitaire sur la page d’accueil (des rectangles de 300x25 et des bandeaux de 728x90). Souvenez-vous, toute page peut être accessible de toutes les façons possibles et dans n’importe quel ordre, vous ne pouvez plus contrôler la circulation des utilisateurs.

• Alors que les utilisateurs veulent acquérir un PC ou une console de jeux pouvant répondre à tous leurs besoins, on observe de plus en plus de consommateurs désirant posséder plusieurs appareils, même quand ceux-ci ont des fonctionnalités identiques. Une Nintendo Wii pour le côté fantasque et lucratif et une XBOX 360 pour la compétition par exemple. Un ordinateur portable pour gérer les affaires de la vie courante et un autre plein d’autocollants pour les jeux. Un beau téléphone pour les emails et un téléphone à clapet pour les week-ends. On trouve des consommateurs réticents à l’idée d’acheter des produits « tout-en-un » alors qu’en même temps ils désirent se procurer des appareils pour répondre à des besoins très précis dans leur vie quotidienne : « nous avons acheté à mon beau-père un IPhone spécialement pour qu’il puisse recevoir ses emails. Rien d’autre ne semblait marcher. »

• Les consommateurs ne voient plus Internet comme quelque chose de distinctement différent du monde « non connecté», et ils attendent des transitions intégrées. Toute activité importante d’un consommateur a des composants en ligne et hors-ligne, chacun contribuant à l’expérience globale. La raison ? C’est parce que finalement le monde sur la toile devient plus social, et par conséquent, plus proche du monde hors-ligne.

• Dans les médias sociaux, les marketers ont besoin de comprendre à quel point leur marque est liée avec les points passionnels de leurs consommateurs. Mais en fin de compte, ils doivent faire en sorte que les consommateurs puissent s’exprimer sur leur connexion à la marque. Dans la plupart des cas, les marques peuvent dessiner à la main le tableau d’une campagne publicitaire, mais la personnalisation du contenu et le dialogue autour de la campagne est dû au consommateur.

Le rapport regorge d’informations utiles et de réflexions qui changeront des milliers de présentations PowerPoint. Le fond est tellement bon que je suis surpris qu’Avenue A m’ait laissé poster la totalité du rapport, vous pouvez donc le télécharger ici avant qu’ils ne changent d’avis. La personne qui a dirigé la réalisation du rapport est Jeff Lanctot, et vient de créer un blog sur lequel il vaut la peine d’aller jeter un coup d’œil.

L’article qui précède est la traduction de l’article Avenue A Razorfish 2008 Digital Outlook Report. La traduction et publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Guy Kawasaki.

Guy Kawasaki est Directeur de Garage Technology Ventures, une société de capital-risque qui investit tôt dans les sociétés. Guy est également éditorialiste pour Entrepreneur Magazine. Auparavant, Guy avait le titre d’Apple Fellow chez Apple Computer, Inc. Guy est l’auteur de huit livres, incluant L’art de se Lancer, Rules for Revolutionaries, How to Drive Your Competition Crazy, Selling the Dream, and The Macintosh Way. Guy possède un BA de l’Université de Stanford et un MBA de l’UCLA, ainsi qu’un Doctorat honorifique du Babson College.


author Publié par Besse Wed, 09 Jul 2008 09:34:00 GMT

Dans cette interview, Dave Balter explique ce qu’est le marketing du bouche-à-oreille. Balter a fondé BzzAgent en 2002. Son entreprise a fourni des services média de bouche-à-oreille à des douzaines d’entreprises faisant partie des 500 listées par le magazine Fortune (les 500 entreprises ayant le revenu brut le plus important des Etats-Unis), et a été présentée dans The New York Times Sunday Magazine, The Wall Street Journal, The Economist et à la radio publique nationale. Il est aussi le co-fondateur et actuel membre du conseil d’administration de l’association du marketing du bouche-à-oreille. Balter détient une licence de lettres en psychologie obtenue à Skidmore College. Il a récemment publié un livre intitulé Le manuel du bouche-à-oreille, volume 2.

1. Question : Une stratégie marketing du bouche-à-oreille conçue par les entreprises est-elle toujours payante ?

Réponse : L’expression « concevoir du bouche-à-oreille » est très intéressante. Dans la mesure où cela suggère « forcer » ou « manipuler », je dirais qu’aucune entreprise ne peut mettre en place une stratégie de bouche-à-oreille qui soit un succès à tous les coups. Cependant, pour ces entreprises qui guident ou inspirent le bouche-à-oreille en accordant de l’importance à leurs consommateurs, en respectant leurs opinions, en les remerciant pour leur contribution, et en faisant des changements suite aux suggestions apportées par le conseil des consommateurs, le marketing du bouche-à-oreille est toujours un succès, tous les jours.

2. Question : Une grosse entreprise peut-elle avoir recours au marketing du bouche-à-oreille ou cela est-il réservé aux petites entreprises ?

Réponse : Le bouche-à-oreille fonctionne pour des entreprises de toutes tailles. Le IPod et le IPhone doivent largement leur succès au bouche-à-oreille. Tout comme le Swiffer. Des plus petites entreprises, comme Webkinz, dépendent nécessairement davantage du bouche-à-oreille puisque les budgets alloués au marketing sont faibles, mais l’impact vaut la même chose.

3. Question : Quels sont les composants d’une stratégie marketing du bouche-à-oreille efficace ?

Réponse : La point le plus important est que l’entreprise puisse compter sur l’aide des consommateurs pour soutenir sa cause sans jamais détruire la confiance qu’ils accordent à la marque. Les stratégies efficaces doivent s’assurer de ce que les participants :
1. Ne soient pas payés : L’argent modifie les opinions !
2. N’aient pas préparé leur réponse : les gens doivent dire ce qu’ils ressentent vraiment, que cela soit positif ou négatif.
3. Soient francs : Si quelqu’un est impliqué dans un programme de bouche-à-oreille, les gens à qui ils parlent devraient être au courant.
Un simple test est de vous demander si vous seriez d’accord pour que votre grand-mère de 80 ans soit mise au courant de l’existence de ce programme.

4. Question : Quelle est la différence entre un marketing viral et un marketing du bouche-à-oreille ?

Réponse : Le bouche-à-oreille est le partage d’opinions sur un produit entre des consommateurs. Le marketing viral est typiquement réservé aux programmes pour lesquels on parle principalement de la publicité et non du produit en lui-même. Les vidéos virales, où la marque est représentée avec humour, sont un bon exemple, comme la vidéo maintes fois diffusée du gorille de Cadbury Schweppes, humoristique grâce aux parodies et à la bande son de Phil Collins. Toutefois, votre marketing viral ne marche que s’il incite les consommateurs à parler,dans un second temps, de votre produit. Si ce n’est pas le cas, vous ferez rigoler les gens et acquérrez une certaine notoriété mais cela ne changera pas vos ventes.

5. Question : Combien de temps un épisode de communication de bouche-à-oreille dure-t’il ?

Réponse : A ce jour, BzzAgents a généré plus de 100 millions de conversations. D’après les données collectées, chaque conversation dure plus de 6 minutes. Mais ça n’est pas comme du marketing traditionnel, ça n’est pas une seule façon de faire de la publicité. Les dialogues de bouche-à-oreille incluent par essence des discussions concernant d’autres produits concurrents, des expériences personnelles, des pour et des contre. Ce sont toutes ces choses qui nous aident réellement à comprendre la valeur d’un produit.

6. Question : Que fait une personne après avoir acheter un produit utilisant « l’essence du bouche-à-oreille »?

Réponse : « L’essence du bouche-à-oreille », cela vous dérange si j’emprunte cette expression pour le titre de mon prochain livre ? Pour répondre à votre question, cette « essence » est ce qui a fait du IPhone un succès si impressionnant. Les gens se sentaient obligés de le montrer à quelqu’un d’autre. En partie à cause de l’excitation, mais aussi pour « valider » le fait d’avoir fait la queue, d’avoir payé et d’avoir franchi le pas d’en avoir un soi-même. Nous appelons cela l’effet « passe à ton voisin ». La plupart des personnes génèrent le plus de bouche-à-oreille sur un produit tout de suite après l’avoir acheté, souvent pour voir la réaction des autres et pour légitimer leur achat.

7. Question : Quelle est la meilleure façon de récompenser, si vous deviez récompenser, les personnes qui font du marketing du bouche-à-oreille pour une entreprise ?

Réponse : Le meilleur remerciement est un merci sincère. Les entreprises sont toujours surprises de la quantité de plaidoyers et de bouche-à-oreilles qu’elles génèrent et remercient ces consommateurs qui prennent le temps de partager leurs opinions. Des produits, des échantillons, des réductions…toutes ces choses aident, mais rien n’inspire plus que d’écouter et de remercier.

8. Question : Qu’est ce qui fait qu’un nouveau produit comme le IPhone devient « urgent » ?

Réponse : Steve Jobs a élaboré un modèle de bouche-à-oreille qui est assez incroyable. Quand ils ont lancé le produit, l’information était rare et les stocks très limités. Avant que personne n’ait encore pu le voir, tout le monde parlait de comment ils allaient l’acheter. Bien sûr Apple peut se permettre cela car il propose des produits de qualité qui remplissent toutes les attentes. De plus, Apple utilise une énorme machine publicitaire, dont il vaut la peine de parler en tant que telle. Le bouche-à-oreille ne remplace pas une publicité de qualité, il l’aide juste à avoir un impact encore meilleur.

9. Question : Comment une entreprise peut-elle rendre un échantillon de ses produits le plus impactant ?

Réponse : toutes les entreprises veulent voir leurs produits dans les mains des consommateurs. Leur faire tester le produit est un excellent moyen de créer des consommateurs, mais un nombre trop important d’échantillons est du gaspillage. Imaginez qu’au cours d’un match de baseball, des personnes distribuent à l’extérieur des médicaments contre les brûlures d’estomac. L’entreprise peut donner des centaines de milliers d’échantillons, mais combien de spectateurs ont réellement besoin de ces médicaments ? Combien des échantillons vont être tout simplement jetés par terre ? Plus important, comment l’entreprise peut-elle savoir si les gens aiment ces médicaments, s’ils les utilisent ou s’ils pensent que c’est un remède contre le mal de tête ?
Alors plutôt qu’une distribution hasardeuse d’échantillons, les entreprises devraient commencer par inviter sur Internet les consommateurs à demander un échantillon puis leur donner en retour un moyen de dire ce qu’ils en ont pensé ou, plus important, comment ils communiquent sur cette expérience avec les autres. Le résultat : 100% d’engagement et des données que vous pouvez réellement utiliser !

10. Question : Croyez-vous en la théorie de l’approche descendante, de l’influence des élites ?

Réponse : Je crois qu’il existe des personnes influentes, des lanceurs de modes, des diffuseurs de modes, des centres graviteurs, des génies. Ces « personnes spéciales » existent vraiment, mais les entreprises doivent faire très attention à ne pas trop dépendre de l’influence de ces personnes pour étendre leurs opinions. Il y a souvent une disparité entre l’énorme réseau de connaissances d’une personne et leurs intérêts à essayer un nouveau produit et à en parler autour d’elles.
Les entreprises devraient se limiter à trouver des personnes qui veulent réellement être impliquées dans leur produit. Elles devraient se concentrer sur le fait d’aider ces personnes à apprendre ce qui rend leur produit unique et spécial pour qu’elles puissent partager cela avec leur carnet d’adresses. Toutefois, tout cela doit commencer avec un bon produit. Peu de personnes s’engageront pour un produit dont personne ne se préoccupe.

11. Question : Que fait précisément votre entreprise ?

Réponse : BzzAgent est une entreprise spécialisée dans les médias du bouche-à-oreille. Nous avons près de 450 000 volontaires qui se renseignent sur nos produits et services à travers notre réseau et partagent les informations avec leurs amis de façon naturelle. Nous faisons de notre mieux pour donner quelque chose en retour, à tout le monde. Par exemple, les personnes qui aiment les sites Web et autres initiatives numériques peuvent visiter notre « mare aux grenouilles » et y trouver tout ce qui se fait de mieux sur la toile. Vous aimez la cuisine savoureuse ou les derniers produits d’entretiens ? Inscrivez-vous sur notre réseau et vous pourrez être impliqué dans une campagne pour le retour des noisettes naturelles ou le tout nouveau désodorisant électrique d’intérieur, et nous vous enverrons des échantillons pour les essayer, afin que vous puissiez partager vos opinions, que vous aimiez ou non le produit !

12. Question : Pensez-vous que le bouche-à-oreille de Alltop a du potentiel?

Réponse : Quand j’ai vu pour la première fois Alltop, j’ai été frappé par la simplicité et la praticité du site. Il est de plus en plus compliqué de naviguer sue le Net et un site sur lequel vous pouvez trouver le top du top rend tout simplement la vie plus facile. Voici quelques exemples qui font que ce site marche si bien :
1. Alltop vaut la peine qu’on en parle (mes recherches de sites de bons petits plats sont devenues tellement plus simples!)
2. Les sites listés veulent incorporer leur propre réseau, c’est donc naturellement viral.
3. La barre de navigation semi-transaparente est unique, que vous aimiez ou non, tout le monde a une perspective qu’il veut partager.
Simple et sobre : cela vaut la peine d’en faire toute une histoire.

L’article qui précède est la traduction de l’article The Inside Word on Word-of-Mouth Marketing. La traduction et publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Guy Kawasaki.

Guy Kawasaki est Directeur de Garage Technology Ventures, une société de capital-risque qui investit tôt dans les sociétés. Guy est également éditorialiste pour Entrepreneur Magazine. Auparavant, Guy avait le titre d’Apple Fellow chez Apple Computer, Inc. Guy est l’auteur de huit livres, incluant L’art de se Lancer, Rules for Revolutionaries, How to Drive Your Competition Crazy, Selling the Dream, and The Macintosh Way. Guy possède un BA de l’Université de Stanford et un MBA de l’UCLA, ainsi qu’un Doctorat honorifique du Babson College.


author Publié par incwo2 Fri, 04 Jul 2008 09:24:00 GMT

Stéphane Dugon est le fondateur de www.global-council.com, un réseau d’experts au service de la gestion globale de l’entreprise dont l'originalité réside sur la sélection de ses membres selon des critères de comportement éthique. Il nous présente son activité.

1/ Pouvez-vous nous présenter votre parcours en quelques mots ?

Après avoir été diplômé de l'Institut Supérieur de Gestion à Paris, j'ai intégré un cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes fondé par quatre associés issus des "bigs".

Après quelques années d'expériences, j'ai créé mon propre cabinet qui compte aujourd'hui dix collaborateurs pour environ 250 dossiers traités dans de nombreux domaines d'activité et sous forme de mission de tenue, de révision, de conseil ou de commissariat aux comptes. J'ai associé un manager depuis près de deux ans.

2/ Comment vous est venue l'envie de créer Global Council ?

Au cours de ma vie professionnelle, il m'est arrivé de rentrer en conflit soit avec des clients soit avec certains des consultants auxquels ces clients faisaient appel. Il m'est apparu rapidement que ces conflits n'étaient pas liés à des problèmes techniques mais plus à des problèmes de différence de comportement de chacun. Il m'a donc semblé important de créer ce réseau qui va répondre aux besoins de clients et qui va permettre aux consultants de mieux travailler entre eux.

3/ Vous avez créé votre société et cotoyé de nombreux entrepreneurs, a quels besoins des entrepreneurs répond Global Council ?

Lorsqu'ils font appel à un consultant externe, les entrepreneurs regardent en priorité la qualification du consultant et le prix de la prestation. La pérennité de la relation n'est cependant possible que si les valeurs sont partagées. GLOBAL COUNCIL n'intervient pas sur les tarifications car notre objectif est avant tout de mettre en avant la recherche d'excellence de ses membres. GLOBAL COUNCIL est un réseau d'experts destiné à des clients eux-mêmes en recherche d'excellence.

4/ Une entreprise qui démarre peut-elle/doit-elle avoir les mêmes exigences d'excellences qu'une entreprise bien installée dans son métier depuis plusieurs années ?

L'excellence fait partie des valeurs fondamentales de l'entreprise qui réussi. Etant en relation avec de nombreux chefs d'entreprises, je constate chaque jour que la réussite de l'entreprise n'est pas uniquement liée à son projet ou à son activité mais surtout à la personnalité de son dirigeant qui sait influer ses valeurs à toute son équipe.

5/ Pouvez-vous nous présenter Global Council ?

GLOBAL COUNCIL regroupe des consultants représentants près de quarante métiers autour de valeurs communes que nous avons qualifiées d'éthique. Nous nous sommes rapprochés de personnalités dans ce domaine qui se sont constituées en comité d'éthique indépendant et qui ont rédigé une charte.

L'originalité de ce réseau est basée sur le fait que ce sont les clients des consultants qui vont les évaluer et crédibiliser ainsi l'ensemble de la démarche. Fort de ces valeurs, le réseau pourra communiquer et les retombées favoriseront directement ses membres.

Résolument axé vers le monde des affaires mais respectueux de la société civile, nous considérons que l'apport de GLOBAL COUNCIL est novateur pour l'ensemble des acteurs. D'une part pour les clients des membres car ils auront la certitude de travailler avec des consultants éthiques et d'autre part pour les membres eux-mêmes car ils auront la possibilité de communiquer sur ces valeurs auprès des tiers. D'ores et déjà, nous avons constaté des mises en relation entre les premiers membres fondateurs.

A ce stade, et avant la mise en ligne du site fonctionnel, nous recherchons les 100 premiers membres fondateurs. Le site internet a été ouvert le 9 juin 2008 et nous avons déjà recueilli 31 adhésions. Nous pensons qu'à ce rythme, nous pourrons organiser le congrès fondateur dès le 4ème trimestre 2008.

Je tiens à préciser que GLOBAL COUNCIL a une vocation européenne.

6/ Comment rejoindre GLOBAL COUNCIL ?

Après son inscription en ligne sur www.global-council.com , le membre passera un entretien avec le comité d'éthique afin de valider son adhésion.

Son inscription ne sera définitive qu'après avis favorable du comité. Une cotisation sera demandée à chaque membre afin de permettre au réseau de se développer en intégrant de nouveaux membres et en lançant des opérations de communication.

7/ Est-ce qu'un entrepreneur peut déjà trouver un consultant sur www.global-council.com ?

Le site fonctionnel ne sera mis en ligne qu'à compter du congrès fondateur. Toutefois, les entrepreneurs peuvent déjà consulter la liste des premiers membres fondateurs sur le site.


author Publié par incwo Thu, 03 Jul 2008 21:45:45 GMT

Une des grandes vertus du projet de statut d'auto-entrepreneur réside dans la simplification des démarches nécessaires pour l'obtention du statut et dans le fait d'être à jour fiscalement. Egalement par la possibilité de cumul avec d'autres activités. Toutes ces nouveautés vont dans le sens de la simplicité, et surtout, de la réduction du coût de la tentative d'entreprendre.

En effet, si entreprendre signifie quitter son travail et commencer à dépenser pour créer une société, et lancer des dépenses qui ne s'arrêteront qu'à la mort de l'entreprise, on peut comprendre que dès le départ, cela rebute.

Avec ce nouveau statut, il sera possible, en toute légalité, de tenter, tester, jouer avec les paramètres de l'entreprise. Sans risque, sans surcharge inutile de travail administratif. Lancer une boutique sur eBay, lancer un site eCommerce, fabriquer quelques objets et les faire distribuer dans des magasins proches de chez soi, faire du conseil le soir ou le week-end sur un sujet que l'on maitrîse. Et... si cela marchait?? Eh bien, l'on créerait une entreprise, une vraie, en continuité avec le statut de l'auto-entrepreneur.

Un statut qui tombe à pic alors qu'il devient de plus en plus facile de démarrer une activité avec très très peu d'investissement, grâce à l'utilisation d'internet.

En réduisant les effets de seuil, donc les barrières, le statut de l'auto-entrepreneur devrait augmenter le nombre de créateurs d'entreprise déclarés.


author Publié par Besse Wed, 02 Jul 2008 13:12:00 GMT

L’économie sociale et solidaire (ESS) est une manière d’entreprendre autrement, où l’économie est au service de la personne et non l’inverse.

Davis Bornstein est l’auteur de Comment changer le monde : Les entrepreneurs sociaux et le pouvoir des nouvelles idées. Après une récente mise à jour, ce livre est désormais disponible pour la première fois en format de poche. Nelson Mandela lui-même a dit que le livre était « merveilleusement plein d’espoir et éclairant ». David est aussi l’auteur de : Le prix d’un rêve : l’Histoire de la Banque Grameen, qui décrit la croissance mondiale de la stratégie de lutte contre la pauvreté, le « micro-crédit ». Le prix d’un rêve, écrit après 10 mois de recherches dans des villages du Bangladesh, a gagné le second prix des Harry Chapin Media Awards, était finaliste au concours de la librairie publique Helene Bernstein de New York dans la catégorie Excellence en journalisme, et a été sélectionné par les chroniques de San Francisco comme étant l’un des meilleurs livres de business de 1996. Des articles de Bornstein ont été publiés dans The Atlantic Monthly, The New York Times, New York Newsday, Il Mundo (Italie), Defis Sud (Belgique) et dans d’autres journaux. Il a co-écrit pour le service public la série de documentaires de deux heures « To our credit » , centrée sur le micro-crédit dans 5 pays. Bornstein est détenteur d’une licence de commerce de l’université McGill à Montréal et d’un master d’art à l’université de New York.

1. Question : Existe t-il des différences fondamentales entre le fondateur d’une entreprise à but social et celui d’une entreprise à but lucratif ?

Réponse : Cela dépend de ce que vous entendez par fondamental. En termes de tempérament, de compétences, de volonté, de façon de poser des questions et de résoudre des problèmes, les fondateurs de sociétés à but lucratif et de sociétés à but social sont très fortement semblables. Nous observons de plus en plus d’entrepreneurs sociaux utilisant le format d’une entreprise lucrative pour atteindre leurs objectifs. Par conséquent, un entrepreneur social n’a pas à diriger une entreprise à but non-lucratif. En réalité, la différence réside dans ce que l’investisseur cherche à maximiser. Quelle est la motivation principale qui se cache derrière la création de votre entreprise, quelle que soit sa forme ? Essayez-vous de développer des remèdes contre des maladies touchant un grand nombre de pauvres des pays en voie de développement comme Victoria Hale le fait avec One World Health ou essayez-vous de dominer le marché mondial des baskets ou des shorts à la mode pour jockey ? Les entrepreneurs créant des sociétés à but lucratif construisent toutes sortes de choses. Les entrepreneurs sociaux sont tout d’abord motivés par des impératifs éthiques. Ils cherchent à répondre à des besoins urgents. La question de savoir pourquoi est prépondérante.

2. Question : Il y t’il des différences fondamentales entre les personnes qui vont travailler pour une start-up sociale et celles qui travaillent pour une start-up à but non lucratif ?

Réponse : La grande différence est que les gens qui travaillent pour une start-up dédiée à créer un changement social sont moins motivés par le fait d’avoir un bon salaire puisque ça n’est généralement pas le but ultime. Si vous réussissez merveilleusement bien, vous ne devenez pas riche, vous changez le monde. La différence peut parfois être reliée à la hiérarchie des valeurs qui gouvernent les décisions de l’entrepreneur social, et ce qu’il pense devoir accomplir pour être heureux et se sentir en accord avec lui-même ou, à contrario, pour obtenir l’estime et l’admiration qu’il recherche.

3. Question : Dans le monde des affaires, on mesure les performances grâce au chiffre d’affaires, comment procéder dans celui des entreprises sociales?

Réponse : Cette tâche est rude puisqu’il existe des entreprises sociales de toutes sortes. Quant il s’agit de faire du profit, vous pouvez comparer les performances financières des entreprises qu’elles vendent des voitures ou des cafés. Mais comment comparer le succès d’une organisation qui aide les personnes handicapées à être indépendantes et à vivre décemment avec une organisation qui offre des aides financières et scolaires pour des enfants provenant de milieux défavorisés ? Il n’y a pas un repère unique qui serait comparable aux revenus ou aux profits dans le milieu des affaires mais il y a clairement des organisations qui parviennent à avoir plus d’impact par dollar dépensé que d’autres. Comparer des entreprises sociales n’est pas aussi simple que de rentrer des données sur une feuille de calcul et d’obtenir un résultat. Mais en combinant des paramètres bien choisis, qui compare les différentes formes de preuves ou d’analyses non-numériques, il est possible de raisonner et d’aboutir à des jugements fiables sur les organisations faisant le meilleur travail. Finalement, ça n’est pas totalement différent de ce que font intuitivement de nombreux investisseurs et agences d’évaluation dans le monde des affaires. Les investisseurs regardent les valeurs humaines - l’équipe, l’enthousiasme, la qualité de résolution des problèmes, le management, la volonté, le potentiel de croissance - quand ils prennent des décisions. Vous pouvez faire la même chose avec des entrepreneurs sociaux.

4. Question : Comment les entrepreneurs sociaux peuvent-ils attirer des talents quand les salaires et les avantages qu’ils proposent sont peu élevés ?

Réponse : En offrant aux personnes des opportunités d’emploi adaptées à leur talent, leur valeurs et leurs intérêts. En leur donnant envie de changer le monde, de faire partie de quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes. Nous devons relever la supposition cachée derrière cette question, c’est-à-dire le fait que les gens chercheraient à maximiser leurs gains d’argent. Effectivement, nous sommes tous concernés par le fait de gagner de l’argent. Mais les choix que les gens font chaque jour - devenir professeur, avoir des enfants, faire des dons à une œuvre de bienfaisance – prouvent que nous sommes des créatures complexes motivées par différentes choses. Tant de richesse et de liberté, et nous semblons obsédés par trouver le bonheur ! Chaque jour un nouveau livre, donnant des indications pour devenir heureux, paraît. La plupart des gens sont aujourd’hui immensément riches en comparaison de leurs grands-parents, cependant de nombreuses études démontrent que nous ne sommes pas heureux, et peut-être moins qu’eux. Exercer un métier stimulant et significatif entouré de collègues respectés et appréciés est ce qui rend par-dessus tout les gens heureux et comblés. Les entrepreneurs sociaux offrent cela.

5. Question : Est-ce la raison pour laquelle d’importants hommes d’affaires se tournent vers l’entreprenariat social ?

Réponse : Ces hommes d’affaires se tournent vers l’entreprenariat social pour les mêmes raisons que de nombreuses autres personnes : ils voient de nouvelles opportunités de résoudre des problèmes de façon créative. En tant que personne, ils ont bien plus de pouvoir pour comprendre et s’atteler aux problèmes que par le passé. Ils ont d’énormes besoins de résoudre ces problèmes qui ne sont pas traités par les institutions traditionnelles, que ce soit des entreprises, lucratives ou non, ou le gouvernement. Ils ont vécu ce qui pourrait être décrit comme « l’échec du succès », l’extraordinaire accumulation de richesses et de possessions sur ces cinquante dernières années qui a laissé les gens insatisfaits. Quand Bill Gates annonça qu’il désirait réduire petit à petit son engagement à Microsoft pour diriger sa fondation, il précisa clairement que ce n’était pas un effacement mais plutôt un réordonnement de ses priorités. Pourquoi ? Au cours de ses voyages de recherche dans les pays en voie de développement, il dut faire face à des personnes souffrantes et parfois mourantes, et il ne pouvait rien faire pour elles. Il vit donc qu’il pouvait être plus utile au monde en aidant à développer des vaccins contre le SIDA ou la malaria ou en facilitant l’accès aux soins, qu’en créant des logiciels informatiques, quelqu’en soit la valeur. Beaucoup de personnes tirent les mêmes conclusions. C’est comme un réveil général.

6. Question : Les gens apprécient qu’un magnat laisse tomber ses gros billets pour se reconvertir dans une entreprise à but non lucratif, mais l’inverse se produit-il parfois ?

Réponse : Ce que nous observons aujourd’hui, c’est que les échanges sont plus nombreux entre l’entreprenariat à but social et les entreprises. Il est de plus en plus commun de trouver des gens qui ont travaillé sur des projets sociaux ou environnementaux pendant des années et qui découvrent une opportunité en entreprise qui augmentera leur impact. L’élan d’entreprenariat chez CleanTech en est un parfait exemple. Clean Tech est dirigé par de nombreuses personnes travaillant pour des projets environnementaux et qui ont vu le monde des affaires comme une machine formidable pour parvenir à leurs fins. Dans le secteur de la santé, nous commençons à voir des professionnels ayant jusqu’à présent fait carrière dans la médecine publique, créer leur entreprise fortement inspirée du modèle d’une entreprise lucrative pour résoudre les problèmes qui leur tiennent à coeur. De plus en plus de personnes évoluent dans un secteur neutre ; ils cherchent à avoir un impact maximum et cherchent l’outil le plus efficace pour faire ce travail. Il semble que cette tendance perdure dans le futur.

7. Question : Qu’est ce qui fait que certaines personnes passent à l’action pendant que d’autres restent à cogiter ?

C’est difficile à dire. Pourquoi des personnes, qui tergiversent pendant des mois, appuient soudain sur l’accélérateur? À un certain point, ne rien faire devient plus pénible que de payer des impôts liés à notre nouvelle activité. La même chose peut être appliquée à d’autres aspects de la vie. L’inaction cause une peine émotionnelle, spécialement si quelque chose nous tient à coeur. Par conséquent, plus nous sensibiliserons les gens aux problèmes, plus ces problèmes seront émotionnellement difficiles à supporter, plus les gens deviendront actifs. Aussi, il y a tout ce qui découle de l’action - le plaisir anticipé et la satisfaction. Être actif – le plaisir de collaborer, le sentiment de satisfaction et le tressaillement de voir les choses changer, la joie de donner – sont toutes potentiellement des grandes motivations. Mais souvent nous oublions de parler de ces aspects du changement. Le dernier point est que nous ne voyons que les aspects « qui font bien », le sacrifice, le côté éthique, mais nous oublions souvent de mentionner à quel point il est merveilleux d’agir en accord avec ses valeurs profondes. Finalement, les gens délaient souvent car ils ne savent simplement pas où ils vont, ce qu’ils doivent faire, ou comment faire le premier pas. Il y a donc un grand besoin d’outils qui aideraient les gens à trouver leur place dans le champ de l‘entreprenariat social et de l’innovation sociale. C’est en fait le sujet du livre que je suis en train d’écrire.

8. Question : Quelles sont les choses qui tiennent à distance un entrepreneur social potentiel ?

Réponse : Les blocages majeurs sont dus à un manque de fonds rationnellement alloués qui permettraient de construire des institutions internationales. Nos meilleures entreprises sont capables de soulever des centaines de millions de dollars sur les marchés financiers – grâce à des dettes ou des stocks. Mais les entrepreneurs sociaux, qui dirigent des entreprises à but non-lucratif, doivent généralement trouver des fonds grâce à des fondations qui leur délivrent de petites enveloppes et seulement à court terme. Parce que le financement est si fragmenté, les entrepreneurs sociaux finissent par passer 80% de leur temps à chercher des fonds au lieu de le passer à diriger leur entreprise. C’est un énorme ralentissement. Les entrepreneurs sociaux ont un autre problème qui est celui de faire croître durablement leur capital. Le corollaire à ce problème est la difficulté à recruter et à garder des gens très talentueux. Un autre blocage est le manque de passerelles à double sens entre les entrepreneurs sociaux et les hommes d’affaires ou le gouvernement.

9. Question : Ainsi que pourraient faire les gouvernements ou les sociétés pour encourager et développer l’entreprenariat social ?

Réponse : L’entreprenariat social peut et doit être encouragé à de nombreux niveaux. Par essence, le but est d’aider à construire une société dans laquelle de nombreuses personnes ont la confiance, les capacités et le désir de résoudre les problèmes qu’elles peuvent voir autour d’elles. Les qualités les plus importantes pour un entrepreneur social sont l’empathie, la capacité à collaborer et la croyance obstinée dans le fait qu’il est possible de faire la différence, tout ce qui motive et pousse les gens à agir. Le système éducatif pourrait être amélioré pour inculquer aux jeunes ces différentes qualités au travers d’expériences formatrices, pour leur donner le sens de l’action, le sens de leur propre pouvoir relié à un cadre éthique. J’ajouterais que ceci devrait être un but fondamental de l’éducation. Dès lors qu’un enfant a eu cette expérience, il ne fera jamais marche arrière pour devenir un acteur passif de la société. Nous pourrions introduire dans le CV de chaque école de telles expériences. Nous pourrions utiliser les médias pour rendre plus visible l’entreprenariat social. À un niveau plus avancé, les entrepreneurs sociaux ont besoin d’une variété de financements et de supports structurels -de nouvelles lois, des financements moins fragmentés et plus rationnels et des passerelles plus solides avec le gouvernement, les entreprises et les académies.

10. Question : qui est le Steve Jobs de l’entreprenariat social ?

Réponse : L’entrepreneur social le plus connu serait Muhammad Yunus, le fondateur de la Grameen Bank. Comme Jobs, Yunus a pris un produit - le crédit - qui était autrefois un produit exclusif (tout comme les premiers PC), et les présenta au grand public. En faisant cela, sa banque permit de démocratiser l’accès au capital d’une façon similaire à celle d’Apple lorsqu’il démocratisa l’accès à l’information. L’effet est similaire : plus de choix et d’auto détermination dans les mains d’un nombre plus important de personnes.

11. Question : L’entrepreneur du milieu de l’Afrique qui obtient un micro-prêt et subvient aux besoins de sa famille est-il tellement différent de Bill Gates ou Steve Jobs ?

Réponse : Oui et non. En termes de vision et d’aspiration, les Bill Gates et Steve Jobs sont plutôt rares. Oublions l’Afrique, il y a de nombreuses personnes nées dans de bonnes sociétés, ayant eu la meilleure éducation qu’il soit, une grande ouverture d’esprit, beaucoup de confiance, et qui ne deviennent pourtant pas entrepreneurs. Ça n’est pas ce qui les attire. Les entrepreneurs sont plus excités par l’idée de rendre leurs visions réelles. D’autres personnes tirent une grande satisfaction grâce à des choses différentes : les relations entre les personnes peut-être ou l’enseignement, l’art de guérir, faire de la belle musique. Il n’y a pas de grandes différences entre diriger une affaire comme Bill Gates et Steve Jobs et des entrepreneurs sociaux comme Jim Grant, Muhammad Yunus, Fazle Abed, or Bill Drayton. Mais clairement, tout le monde n’a pas le tempérament et le désir d’être un entrepreneur pour faire des profits, heureusement ! Il y a aussi des entrepreneurs à des niveaux différents. Certains construisent de petites organisations, d’autres des moyennes, ou encore des grandes. La différence réside dans ce qui est pour eux le plus important dans la vie, quelle place ils s’accordent pour rêver et où ils vont pour prendre du repos. Sans aucun doute, des millions de micro entrepreneurs en Afrique, au Bangladesh et dans tous les pays en voie de développement ont un fabuleux potentiel sous-utilisé ou inexploité. Étant donné les supports structurels et l’exposition, une majeure partie des entrepreneurs voudrait continuer à construire des entreprises ou des organisations sociales prospères, une autre partie continuerait à monter des entreprises internationales. Mais il est important de constater que les entrepreneurs ne sont qu’un ingrédient dans le processus de changement. Les entrepreneurs réussissent seulement tant qu’ils peuvent réunir des personnes aux talents différents et aux capacités qui peuvent, en tant qu’équipe, créer ce qu’ils ne pourraient jamais faire seuls. Les entrepreneurs sont des centres ou des aimants, ils organisent les forces. Il faut de nombreuses mains travaillant ensemble pour produire un changement signifiant.

L’article qui précède est la traduction de l’article Social Entrepreneurship: Ten Questions with David Bornstein de Guy Kawasaki. La traduction et publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Guy Kawasaki.

Guy Kawasaki est Directeur de Garage Technology Ventures, une société de capital-risque qui investit tôt dans les sociétés. Guy est également éditorialiste pour Entrepreneur Magazine. Auparavant, Guy avait le titre d’Apple Fellow chez Apple Computer, Inc. Guy est l’auteur de huit livres, incluant L’art de se Lancer, Rules for Revolutionaries, How to Drive Your Competition Crazy, Selling the Dream, and The Macintosh Way. Guy possède un BA de l’Université de Stanford et un MBA de l’UCLA, ainsi qu’un Doctorat honorifique du Babson College.


author Publié par incwo2 Fri, 27 Jun 2008 08:20:29 GMT

Cet article a été écrit par Scott Shane en complément de son test sur l’entreprenariat. Monsieur Shane est professeur d‘études entreprenariales à l’université Case Western Reserve. Il est l’auteur de sept livres, le dernier de la série étant Les illusions de l’entreprenariat : Les idées reçues les plus tenaces que les entrepreneurs, les investisseurs et les responsables tiennent pour vraies. La plupart des entrepreneurs ont quantité d’idées reçues sur l’entreprenariat. Voici 10 des idées les plus répandues ainsi que la réalité effective leur correspondant :

  1. Financer un nouveau projet coûte très cher. Faux. Il ne faut que 25 000 $ (environ 16 000 €) pour lancer une start-up. Les entrepreneurs dont le projet est une réussite et qui ne croient pas en ce lieu commun conçoivent leur projet de façon à ce qu’il fonctionne avec peu de cash. Ils empruntent au lieu de payer. Ils louent au lieu d’acheter. Ils remplacent les coûts fixes par des coûts variables en ayant recours aux commissions plus qu’aux salaires fixes.
  2. Les capitaux-risqueurs sont un bon moyen de financement pour les start-ups. Pas à moins que vous créiez une entreprise d’informatique ou de biotechnologie. Le matériel informatique, les logiciels, les semis-conducteurs, la communication et la biotechnologie comptent pour 81% de l’ensemble des capitaux risque en dollars et 72% des entreprises qui possèdent des capitaux risques sur les 15 dernières années environ. Les investisseurs en capital-risque ne subventionnent que 3 000 entreprises par an et seulement un quart de ces entreprises sont au stade de projet ou de start-up. En fait, les chances qu’une start-up obtienne des capitaux risques sont d’environ un sur 4 000. La probabilité que vous mouriez en tombant dans votre douche est plus forte.
  3. La plupart des business angels sont riches. Si être riche signifie être un investisseur averti, une personne avec une valeur nette de plus d’un million de dollars ou un revenu annuel de 200 000$ pour un célibataire et de 300 000$ pour un couple marié, alors la réponse est non. Environ trois quarts des investisseurs qui apportent du capital pour fonder des start-ups à des personnes qui ne sont ni leurs amis, ni leurs voisins, ni leurs associés, ni leur famille ne remplissent pas les conditions nécessaires à l’obtention de l’accréditation de la commission des titres financiers et des bourses. En fait, 32% ont un revenu du ménage de moins de 40 000$ par an et 17% ont un revenu net négatif.
  4. Les start-up ne peuvent pas être financées par des dettes. En fait, la dette est plus répandue que le capital. Selon une étude sur les finances des petites entreprises de la Réserve fédérale, 53% du financement des entreprises âgées de moins de deux ans provient de la dette et seulement 47% provient du capital. Par conséquent, de nombreux entrepreneurs utilisent la dette plutôt que le capital pour fonder leur entreprise.
  5. Les Banques ne prêtent pas d’argent aux start-up. C’est un autre lieu commun. Encore une fois, les données de la Réserve fédérale montrent que les banques comptent pour 16% de l’ensemble des financements fournis aux entreprises de moins de 2 ans. Alors que ce chiffre peut paraître faible, c’est tout de même 3 % plus élevé que l’argent fourni par les créditeurs commerciaux, et toujours plus élevé qu’un tas d’autres sources que tout le monde connaît : les amis, la famille, les business angels, les capitaux risques, les investisseurs stratégiques, les agences du gouvernement.
  6. La plupart des entreprenurs créent des entreprises dans des industries qui les attirent. Malheureusement, c’est le contraire qui est vrai. La plupart des entrepreneurs se lancent directement dans les pires industries lorsqu’ils créent des start-ups. La corrélation entre le nombre d’entrepreneurs commençant une affaire dans une industrie et le nombre d’entreprises échouant dans cette industrie est 0,77. Cela signifie que la plupart des entrepreneurs choisissent des industries dans lesquelles la probabilité qu’ils échouent est plus importante.
  7. La croissance d’une start-up dépend plus du talent de l’entrepreneur que du projet qu’il a choisi. Désolé de dégonfler quelques égos ici, mais l’industrie que vous choisissez pour lancer votre entreprise a un énorme impact sur la probabilité qu’elle réussisse. Durant les 20 dernières années, environ 4,2 % des start-ups dans le secteur informatique et dans l’équipement de bureau ont fait partie de la liste des 500 croissances les plus rapides de toutes les entreprises privées américaines. 0,005% des start-up dans le secteur hôtelier et 0,007 % dans le secteur alimentaire ou des établissements de la boisson étaient présentes dans ce même classement. Cela signifie que la probabilité que vous apparaissiez dans ce classement est 840 fois plus importante si vous créez une entreprise dans le secteur informatique plutôt que si vous ouvrez un hôtel ou un restaurant. Il n’existe aucun autre critère ayant un effet de magnitude sur la croissance d’une entreprise aussi important.
  8. La plupart des entrepreneurs ont réussi financièrement. Désolé, ceci est une nouvelle idée reçue. L’entreprenariat crée beaucoup de richesse mais celle-ci est très inégalement distribuée. Le profit moyen d’un propriétaire-gestionnaire d’entreprise est de 39 000$ par an. Il n’y a que le top 10% des entrepreneurs qui gagnent plus d’argent que les employées.Et l’entrepreneur type gagne moins d’argent que s’il travaillait pour quelqu’un d’autre.
  9. De nombreuses start-ups parviennent à atteindre les prévisions de croissance des ventes attendues par les investisseurs. Pas du tout. Sur les 590 000 nouvelles entreprises comprenant au moins un employé créées aux Etats-unis chaque année, les données montrent que moins de 200 atteignent les100 millions de dollars de vente en 6 ans que les capitaux risqueurs aimeraient trouver. Environ 500 entreprises atteignent les 20 millions de dollars de vente dont les « sophisticated angels » , tel que celui de Tech Coast Angels et the Band of angels, parlent. En fait, seulement 9 500 entreprises atteignent 5 millions de dollars de vente sur cette période.
  10. Créer une entreprise est facile. En fait, ça ne l’est pas, et la plupart des gens qui entreprennent de créer une entreprise échouent lorsqu’il s’agit de la faire marcher. 7 ans après avoir commencer le processus de création, seulement un tiers des entrepreneurs présentent un flux de trésorerie positif supérieur à 3 mois de salaire et de dépenses du propriétaire.

L’article qui précède est la traduction de l’article " Top Ten Myths of Entrepreneurship" de Guy Kawasaki. La traduction et publication sont autorisées par l’auteur: retrouvez régulièrement sur notre blog les articles de Guy Kawasaki.

Guy Kawasaki est Directeur de Garage Technology Ventures, une société de capital-risque qui investit tôt dans les sociétés. Guy est également éditorialiste pour Entrepreneur Magazine. Auparavant, Guy avait le titre d’Apple Fellow chez Apple Computer, Inc. Guy est l’auteur de huit livres, incluant L’art de se Lancer, Rules for Revolutionaries, How to Drive Your Competition Crazy, Selling the Dream, and The Macintosh Way. Guy possède un BA de l’Université de Stanford et un MBA de l’UCLA, ainsi qu’un Doctorat honorifique du Babson College.


author Publié par incwo Thu, 26 Jun 2008 10:10:32 GMT

C'est une association a priori inattendue entre l'ordre des Experts-Comptables et Le Guide du Routard qui a donné naissance au Guide du Routard de la Création d'Entreprise ! Mais après tout, si l'on considère que la création d'entreprise est un voyage comparable à une aventure, cela prend du sens. Le guide est distribué gratuitement. Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://www.guidedelacreationdentreprise.com.


author Publié par incwo Tue, 24 Jun 2008 19:52:26 GMT

Vous avez été nombreux à nous demander le retour de la traduction des articles de Guy Kawasaki que nous publions l'été dernier avec l'accord de l'auteur.

C'est chose, faite, avec le retour de l'été, voici aussi le retour de ce point de vue pragmatique et d'inspiration américaine sur la création d'activité: son blog "Comment changer le monde". Nous espérons que comme nous, vous aurez beaucoup de plaisir à lire Guy!


author Publié par incwo2 Fri, 13 Jun 2008 08:01:04 GMT

La statut d'auto-entrepreneur a été validé, en première lecture, par l'Assemblée Nationale.

Les députés ont terminé l’examen des articles du projet de loi de modernisation de l’économie que présentait Christine LAGARDE, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, avec le concours de ses Secrétaires d’Etats Luc CHATEL et Hervé NOVELLI.

Le texte sur l'auto-entrepreneur a été adopté par l'Assemblée Nationale, mais rien n'est pour autant encore acquis. Le texte doit encore passé en lecture au SENAT et être voté par les 2 assemblées au moins de juillet.

Si ce projet de loi est voté, sa mise en application sera effective en janvier 2009.


author Publié par incwo2 Wed, 11 Jun 2008 09:59:00 GMT

Vous cherchez un endroit pour installer et développer votre activité ? Pourquoi pas le Gers ? Franck Cazalas, Chef de projet Soho Solo à la Chambre de Commerce et d'Industrie du Gers, nous présente le programme d'accueil et d'accompagnement des indépendants et télétravailleurs dans le Gers.

 

 

1/ Pouvez vous, en quelques mots, présenter votre région, l'environnement de travail et sa dynamique économique ?

Situé au cœur du Sud ouest, entre Pyrénées et Océan Atlantique, le Gers séduit par son climat tempéré, sa culture du terroir, son habitat de caractère, l'hospitalité des Gascons et son environnement préservé, propice aux loisirs et à la détente. A moins d'une heure de Toulouse et de son aéroport international, le Gers est un territoire rural résolument tourné vers l'innovation. Le développement des TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) y ouvre de larges perspectives en matière d'accueil de nouvelles populations

2/ Comment est né le projet Soho Solo Gers ? Quels constats ont permis de lancer cette initiative ?

C'est dans le cadre d'un financement européen Interreg III B que le projet Soho Solo a pu être mis en œuvre afin de favoriser l'installation et l'intégration de Solos dans les régions rurales de l'espace atlantique. Associant cinq CEEI (CorkBIC en Irlande, CIEBI au Portugal, CEEI Bahia de Cadiz, ITC Canarias en Espagne), le projet a permis de mieux connaître les attentes de ces nouveaux actifs et de créer une véritable offre d'accueil territoriale pour ces candidats à la vie rurale tout en assurant la promotion des territoires partenaires à l'échelle nationale et européenne.

Aujourd'hui, dans le Gers, le projet Soho Solo est une réalité.

Les nombreux Solos qui vivent et travaillent dans le département, aident à sa reconnaissance et à sa notoriété. Les Solos participent au développement économique local et contribuent à la dynamisation du tissu social, de façon pérenne, croissante et durable.

3/ Qu'est -ce que le projet SohoSolo Gers ? A qui s'adresse t-il ? Quels sont ses objectifs ?

Le projet Soho Solo vise à faire du Gers un lieu d'accueil privilégié pour cette nouvelle génération de « net-entrepreneurs », (entrepreneurs indépendants, télétravailleurs, télésalariés, etc.) en leur apportant les services d'accompagnement nécessaires.

Il s'agit notamment de :

  1. Identifier tous les Solos déjà installés dans le Gers pour consolider le réseau des Solos gersois.
  2. Faire découvrir à l’échelle nationale et européenne, notamment par le biais du site Internet de prospection Soho Solo tous les services d’accompagnement proposés aux Solos qui veulent s’installer dans le Gers.
  3. Attirer dans le Gers des candidats à l’installation en milieu rural ayant un projet qualifié.

4/ Concrètement, qu'offre le programme Soho Solo Gers aux entrepreneurs et créateurs solo ?

  • Des Services d’accompagnement individualisés pour les porteurs de projet et les entrepreneurs indépendants déjà en activité : Aide au montage de projet, aide à la recherche de financement, appui-conseil pour le développement et la promotion des activités, etc.
  • Une offre d’accueil dans 35 villages partenaires pour les candidats à l’installation : identification des services existants, des logements disponibles, de l’accès Internet haut débit, parrainage, projets de territoires, etc.
  • L’adhésion gratuite au Club Soho Solo : Club d’entrepreneurs se réunissant chaque mois lors de rencontres thématiques et professionnelles autour d’un petit-déjeuner.
  • L’accès à l’Intranet des Solos qui contribue à mettre en contact les quelque 180 Solos déjà membres du réseau, comportant entre autres un forum de discussions, un annuaire pour promouvoir les compétences des Solos, des informations utiles, etc. : www.solo-gers.com
  • L’accès à un réseau de 8 télécentres (bureaux équipés de l’Internet haut débit possédant des facilités bureautiques) à la disposition des Solos et des porteurs de projets.
  • Le Passeport Entreprendre en SOHO/SOLO dans le Gers » : livret listant tous les interlocuteurs qui facilitent l’installation des Solos dans le Gers et donnant droit à des premiers conseils gratuits de la part de professionnels. Ce passeport est également consultable sur le site Soho Solo.

5/ A qui s'adresser pour tout renseignement complémentaire ?


Plus d’informations sur : www.soho-solo-gers.com
Contact : Franck CAZALAS
C.C.I du Gers
contact@soho-solo-gers.com
Tél : 05 62 60 16 12 Numéro Vert Soho Solo : 0 800 000 132

 


author Publié par incwo Wed, 28 May 2008 18:24:58 GMT

Depuis quelques jours maintenant vous disposez d'un autre Bureau Virtuel, plus petit, qui tient dans la poche: votre téléphone mobile! En effet, si vous êtes munis d'un téléphone avec navigateur internet (iPhone, BlackBerry, téléphone sous Windows CE, etc.), vous pouvez accéder à une version spécialement designée de votre bureau.

Pourquoi avons nous du adapter le bureau ? C'est très simple: la taille de l'écran étant très différente de l'écran d'un ordinateur, et la situation de mobilité tout aussi différente d'une situation où vous êtes à votre bureau ou chez vous. Les usages sont donc très différents.

Après maintenant quelques semaines de test, nous sommes satisfaits du résultat. Nous utilisons la version mobile du Bureau Virtuel pour tout autre chose que la version standard. Il ne s'agit pas de créer des factures dans le métro bien sur. Mais pouvoir se connecter après un rendez-vous, et faire un compte rendu rapide, ou bien ajouter à l'un de ses collaborateurs une tâche à ne pas oublier, ... c'est très utile et surtout vous libère l'esprit! Une fois reconnecté au bureau standard, vous retrouvez tout ce que vous avez saisi sur le mobile. Vous pouvez compléter avec un vrai clavier ce que vous avez saisi à deux doigts... pratique!

Nous sommes devenus accros; A vous d'essayer et de nous dire ce que vous en pensez!


author Publié par incwo2 Mon, 19 May 2008 10:05:31 GMT

Suite à la présentation, le 28 Avril 2008, par Christine LAGARDE en conseil des ministres, du projet de loi pour moderniser l’économie française, voici les prochaines dates au cours desquelles sera discuté le statut d'auto-entrepreneur.

  • A partir du 27 mai : débat du projet de loi à l’Assemblée Nationale
  • A partir du 15 juin : débat du projet de loi au Sénat
  • Début juillet : vote prévu de la loi par les deux assemblées


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